07 septembre 2011

L'art de la jovialité

Voilà un texte qu'il vous faut lire, et je vais vous expliquer pourquoi. En même temps, je suis un peu là pour ca. Il nous faut, là tout de suite, disserter sur la forme du texte pour que vous vous figuriez le mieux possible la raison de mon enthousiasme. On a là une fable joviale vantant les plaisirs de la chair, c'est du moins ce que laisse entendre la quatrième de couverture qui est pourtant très mal faite. Elle vante l'aspect érotique du livre, qui est certes indéniable mais est loin de constituer l'entiereté de la fable, même si... [Lire la suite]

05 septembre 2011

Indéniablement

Force est de constater que c'est là un texte très déroutant. Mais que c'est très bien. On se retrouve ici au coeur d'un récu cru et abrupt, presque sec, qui dès les premières pages commence à décrire une dépression. Alors là, on se dit que merde, encore un, la dépression on connait, et tout et tout mais je retiens votre attention sur un commentaire que j'ai fait plus haut: "C'est déroutant", donc, c'est pas comme les autres.Pour autant, je vous rejoins, le romancier qui met en scène un personnage dépressif, la plupart du temps, y... [Lire la suite]
01 septembre 2011

Qu'est ce qu'on peut faire de plus ?

Le thème m'avait fait tilter très tôt, dès que notre représentant nous avait parlé du bouquin dont il est question quand ? Maintenant. Il s'agit d'un vieux monsieur octogénaire, proche d'un déménagement, et qui se retrouve dans sa cave à retrouver une liasse de lettres entourée d'un beau ruban qui n'a pas bougé depuis fort longtemps, le cachet de la poste fait de toutes facons foi: elles datent des années 1950 et ont été postées depuis la station balnéaire où il allait passer ses vacances en famille. Alors, le bon vieux temps et tout... [Lire la suite]
30 août 2011

"Jayne Mansfield 1967" de Simon Liberati

Jayne Mansfield, icône blonde des années 60, a eu une fin terrible. Le roman débute avec la découverte de la carcasse de la voiture sous les roues d'un camion. Peu à peu nous remontons le temps pour découvrir une femme complètement perdue. Drogues, alcool, font parti de son quotidien. Jayne vit aussi une relation passionnelle et dangereuse, avec Sam Brody, un homme ayant régulièrement des accès de violence. Jayne a aussi fait parti d'une secte sataniste, qu'elle quittera dans de mauvaises conditions. Pourtant derrière cette... [Lire la suite]
29 août 2011

De la complexité des transitions

On va tout de suite parler de La légende des pères, de Laurent Seksik, mais encore une fois, je vais vous faire attendre deux secondes. Avanat de s'attaquer au bouquin lui même, petite piqure de rappel pour mieux situer Laurent Seksik lui même. Et comme la piqure en question est là et qu'avant de poursuivre la lecture de ce post, vous l'aurez (re)parcourue, je peux me permettre de dire: voilà. Maintenant que c'est fait, on va se pencher sur La légende des pères et vous allez me demander ce que c'est. C'est différent. Du tout au... [Lire la suite]
27 août 2011

Je n'ai rien à faire là

Je ne sais pas vous, mais de mon côté, je trouve qu'il y a des moments, faut pas déconner. Pour vous expliquer cette accroche curieuse, je vais refaire avec vous un saut dans le temps. Nous sommes aujourd'hui le 11 août (oui, je sais, mais commencez pas) et en partant en vacances il y a dix jours, j'ai embarqué Dimitri Bortnikov avec moi (enfin, pas lui directement mais son bouquin, hein), choix qui me semblait judicieux après des critiques dithyrambiques entendues à propos du Syndrome de Fritz. Alors, me basant là dessus, j'ai lu... [Lire la suite]

25 août 2011

Une prise de conscience

C'est peut-être ma marotte mais là encore, et comme sur plusieurs bouquins de la rentrée, je reste assez partagé, et comme dans beaucoup de romans, il faut distinguer le thème choisi et ce qu'on en fait. Franz Stangl et moi est loin d'être mauvais, loin de là, et pour pouvoir le mesurer, il faut un éclairage sur Stangl lui même (s'il est dans le titre, c'est bien qu'il est important pour le texte).Franz Stangl est un haut dignitaire nazi, qui a connu une ascension fulgurante au sein de la Gestapo, qui a dirigé un programme... [Lire la suite]
23 août 2011

Revoilà l'apocalypse

Celui-ci, j'en suis sur, ne plaira pas à tout le monde, c'est un fait. Pourtant, y'a tout plein de choses dedans, et un oeil averti pourra repérer des références à plein d'auteurs différents plus connus que Xabi Molia. "J'en veux pour preuve" (comme disais monsieur Gilot, mon professeur de francais en première, justifiant ses propos par le texte lui même) les procédés utilisés par Molia et que l'on retrouve chez Antoine Volodine, Richard Matheson ou Cormac McCarthy.Parce qu'en effet, on peut retrouver là dedans tout l'aspect... [Lire la suite]
20 août 2011

Le syndrome de la mousse

Oh là, non ! Que nenni ! Je ne parle point dans ce titre alléchant du texte lui même mais de la manière dont je prévois de le lire. Je vais donc commencer par vous en parler rapidement mais le plus exhaustivement possible avant d'expliquer la présente introduction. Donc, ca s'appelle Sollicciano. Un petit éclairage rapide pour ceux qui, comme moi jusque là, se demande si Sollicciano est un nom comme ca ou si ca existe vraiment, et au quel cas qui c'est, qu'est ce que c'est, est-ce que ca se mange, est-ce que c'est diététique, est-ce... [Lire la suite]
13 octobre 2010

Téléscopages

"Tu verras, c'est angoissant" m'avait-on prévenu avant que je ne me lance dans la lecture de Téléscopages. Pourtant, et même si je comprends le point de vue, je n'ai rien trouvé de particulièrement stressant. C'est la structure du texte et le contenu ainsi articulé qui avait motivé ce point de vue.Parce qu'il faut bien dire que la construction du récit de Fabienne Yvert, celle là même qui expose en ce moment à la Halle Saint-Pierre, est singulière et à ma connaissance (faible, mais connaissance quand même, non mais ho !)... [Lire la suite]