La Confrérie des Libraires Extraordinaires

"Le libraire est l'ami du livre; pas de tous les livres, mais de ceux qu'il considère assez pour les transmettre aux lecteurs." Tahar Ben Jelloun

30 juin 2009

Gardons Hervé Jullien !

Anatomies urbaines, d'Hervé Jullien, nous est arrivé en dix exemplaires gracieusement envoyés par les Editions Zurfluh. Le problème résidait dans le caractère sauvage de l'office.
Pourtant, avant de les mettre aux retours, le nom de l'auteur m'a sauté aux yeux. Hervé Jullien. Il n'a pas écrit beaucoup, et je ne savais même pas qu'il écrivait, mais forcément, il faut tout faire pour le garder.
Salut à toi, Hervé, à l'autre bout du monde !

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26 juin 2009

Microfictions

microfictions

Comme on pouvait s'y attendre, Microfictions n'échappe pas à la règle stricte des recueils de nouvelles. En gros, c'est assez irrégulier.
Distinguons tout de même deux catégories de recueil. Prenons par exemple Corinna Bille, nouvelliste suisse, dont on sent à la lecture le caractère et l'ambiance singulière de ses histoires ou anecdotes. Régis Jauffret, lui, a livre il  ya quelques années maintenant un paveton d'à peu près mille pages et contenant autant de nouvelles, d'une page chacune. Evidemment, certains thèmes abordés ne le sont que sommairement, alors que d'autres ne méritaient pas forcément plus d'approfondissement que ca; certains se sont vus amputés de la chute alors que d'autres ont une conclusion digne de leur développement; certaines ont une ligne simple et définie qui contraste avec d'autres plus confuses; si bien qu'on passe sans arrêt du coq à l'âne.
On peut même avoir l'impression, à vrai dire, que les idées qui ont du fleurir simultanément chez Jauffret se sont étouffées entre elles en voulant être exploitées en même temps. Une compétition se créent entre toute jusqu'à ce que toute y perdent quelques plumes. D'autres, à l'inverse n'ont aucune ambition particulière, comme si l'auteur avait voulu arriver au chiffre symbolique des milles nouvelles et avait du remplir pour atteindre l'objectif.
Pourtant, même si Jauffret aurait pu faire un tri, ce bouquin, sorte de souk littéraire (au bon sens du terme) ou de bazar de proximité (où l'on peut par exemple acheter à dix heures et quart, le soir, des pics à apéritifs parce que les invités arrivent mais qu'on vient de s'aprcevoir qu'on manque de quoi planter dans les amuses-gueule) où l'on trouve de tout et de rien. Loin de moi l'idée de me la péter une nouvelle fois avec Pennac, mais lui même, Gallimardien également, affirmait le droit imprescriptible du lecteur: on peut piocher dans les bouquins. En d'autres termes, une nouvelle pas satisfaisante peut être sautée.

Comme quoi...

25 juin 2009

Absence justifiée !

Ne pouvant pas poster en ce moment, je tenais à vous prévenir. La raison: Semaine d'exalfg5f_vacancesms, suivis bientôt de vacances. J'espère que le diplôme de libraire sera officialisé dès juillet!

 

Je ne m'arrêterai pas de lire et dès mon retour (date indéterminée), je posterai ce qui aura été lu!

Ravhin/L'afghan.


Le dessin est signé Jean Wood.

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24 juin 2009

Du neuf chez les Rififi's

belles_jambes_cet_ete_L_2Rien ne va plus.

Je suis retombé sur un sacré classique, que la quasi totalité de mes bons amis m'ont fauché pour lire.
Il s'agit d'un des rares ouvrages de littérature érotique dans lequel je replonge de temps à autre toujours avec le même souvenir relativement ( littéralement ) pernicieux et fichtrement plein de sous-entendu.

Je vous en ferais la chronique d'ici peu. Demain probablement plus que ce soir.

J'ai laissé cette catégorie dans l'ombre, maintenant elle va en sortir.

A ce propos, je vous met à contribution. Quel ouvrage souhaitez-vous voir dans cette délicieuse catégorie qu'est la littérature érotique ?
Vous hésitez à l'acheter, à la lire. dites-le moi, je le fais à votre place !

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22 juin 2009

La grande fleur en pamoison

Le Comte est en vacances. Pas de panique ! Il est toujours là. avec une petite nouveauté, c'est le fait de pas avoir à payer pour la connexion. Hé hé !

Mais là.  Ô grande surprise en arrivant dans sa chambre qui fut sienne autrefois. C'est l'immense joie et le plaisir de retrouver sa bibliothèque. Tous ses livres, tous lus intégralement. J'aurais souhaité nager dedans et je ne m'en prive pas pour autant...quelle immense délectation.
Tant de livres, tous choisis avec soin et application. Chacun d'entre eux pour un évènement bien précis ( enfin pas tous...) Une bibliothèque parfaite à l'image de ma curiosité, parce que Nerval côtoyant du Manga... De la littérature de tous bords venus de loin.

Ah mes mais, quel délice !

Bon, soyons plus constructifs. Je réserverais quelques-uns des meilleurs pour vous en parler. actuellement je termine Dublinois ou Gens de Dublin ( selon la traduction ) de James Joyce, grand auteur Irlandais de naissance, associé à la littérature anglaise pour des questions historiques et pratiques de mon côté.

41R7XASWTNLIl s'agit d'un recueil de nouvelles. C'est un livre à part dans l'oeuvre de l'auteur. Ici, un style sage et descriptif mais toujours autour des thèmes favoris de l'auteur, tels la jeunesse, l'adolescence, la vie publique. Bon c'est écrit sur la quatrième de couv'. Le concept est ici un simple morceau de vie, Ni début ni fin, seulement un bout de la vie des gens. C'est une lecture raltivement contemplative, il n'y a pas grand chose à décrpyter puisque Joyce s'occupe de la description intégrale, peu de place à l'intuition.

Mais j'ai été étonné, certes la clarté des nouvelles peu s'avérer un peu frustrante, on aimerait parfois découvrir par nous même certaines choses. Joyce ne nous laisse pas ce choix. Mais si vous vous laissez porter par la lecture, la simple lecture, vous y trouverez votre compte. J'ai délibérement souhaité ne pas lire dans ma découverte de Joyce par son plus connu.
C'est un choix personnel.
Mais j'ai été agréablement supris, c'est fluide, sage, calme. A vrai dire, Joyce, aimait Dublin. C'est tout ce qu'il faut voir dans ce recueil longuement interdit à la publication.
Lu intégralement dans le métro, RER et le train qui m'a amené chez mes parents pour mes vacances. J'ai vraiment aimé ce livre. Une lecture sympathique.

Comte

17 juin 2009

La périodicité des trucs

Il faut que je poste. La dernière nouvelle date déjà de la semaine dernière et ca commence à bien faire. Les plans initiaux prévoyaient un post dimanche, mais une fois sur la page, l'envie m'était passée. Non pas que je ne vous aime pas, mais ca ne marchait pas.
Pour autant, j'ai pas mal de choses auxquelles penser, un problème à régler (mais ca j'en fais mon affaire) et des bouquins à retrouver. N'allons pas jusqu'à dire que j'ai perdu le goût d'eux, on en est loin, mais simplement, malgré l'attractivité de mes prochaines lectures, je n'arrive plus à lire, depuis à peu près une semaine malgré un programme chargé en Minh Tran Huy, Chalandon, Bost, Cendrey, Stridsberg, Stanisic, Peskov, Wittenborn, Ranx, Mac Orlan et Soljénistyne. C'est fameux mais je n'arrive plus à tenir plus de deux pages. Ca s'est arrêté d'un coup, au milieu de "Culte" de Lyubko Deresh.
A la reflexion, il s'agit probablement de la taille devenue trop importante de la colline de mes prochaines lectures, on culmine jusqu'à cent bouquins achetés trop arbitrairement et qui, même s'ils m'attirent encore aussi, confessent que je ne les lirais vraisemblablement pas avant trop longtemps, il va falloir que j'y remédie.

16 juin 2009

Petits suicides entre amis

Petits_suicides_entre_amis   Là vous vous dîtes, après le pessimisme des récits apocalyptiques, ravhin nous sort un truc bizarre là, il nous inquiète! Quand ma compagne a vu le titre du livre que je lisais, elle s'est sur le moment un peu inquiété! Sa tête était assez drôle à voir... Rassurez vous! Pas d'envie de suicide en ce qui me concerne. Je conseillerai même ce livre aux suicidaires ou dépressifs ça vous fera beaucoup de bien!!!

Avec un petit humour noir bien décalé, ce récit est un petit bonheur d'optimisme. A mourir de rire! (l'auteur de ce commentaire nie toute tentative de jeu de mot pas drôle) C'est le récit d'une troupe de suicidaires qui après un colloque décide de chercher un coin sympa pour se suicider dans les règles de l'art. Le leitmotiv: autant faire ça bien, proprement et à plusieurs.
Cette joyeuse troupe déambulera dans toute la Finlande et ailleurs à la recherche du site et de la manière idéale.

Il n'y a pas à dire, on ne s'ennuie pas! Paasilinna écrit tellement bien, qu'il nous implique dans le projet fou de ces hommes et femmes qui n'ont plus rien à perdre. On a presque envie qu'ils réussissent tellement l'on est entraîné dans cette aventure folle. Si je vous choque en disant ça, j'en suis désolé, mais les scènes décrites et le décalage qu'elles suscitent vous fait complètement rire! De toute manière, j'ai dit "presque"! Car Arto Paasilina distille au fur et à mesure du texte quelques éléments assez forts qui nous revenir à une certaine réalité. Une description assez forte des hommes et femmes mis au ban de notre monde. Au finale nous prenons toute la mesure de leur détresse sans qu'à aucun moment nous nous sentions déprimé. Une aventure folle, petits suicides entre amis nous donne un petit coup de booste au moral. Que du bonheur!

C'est un texte résolument optimiste et habile! Un régale. Une histoire dingue et décalé, parfois dur mais toujours belle.


Ravhin l'Afghan.

15 juin 2009

Joyeuses apocalypses, dépressifs s'abstenir !!!

Joyeuses_apocalypsesBragelonne a eu la bonne idée de réunir quelques romans et nouvelles d'un auteur français que l'on avait totalement oublié. Jacques Spitz (1896-1963). Joyeuses apocalypses réunit trois romans: La guerre des mouches (1935), l'homme élastique (1938) et la guerre mondiale numéro 3, jamais publié, du moin en france. Les six nouvelles, assez courtes (normal me direz vous, c'est des nouvelles) complètent ce très bon livre.

Dans joyeuses apocalypses, n'espérez pas voir de happy end. Ca finit mal et même très mal. Très cynique et pessimiste, on dit de Jacques Spitz qu'il est influencé par le surréalisme et par H.G.wells.

Pas d'espoir donc pour l'humanité, mais une écriture très agréable! Dans sa postface Joseph Altairac parle d'écriture précise et élégante penchant pour la dérision et capable de faire surgir des images très fortes. Je suis totalement d'accord. J'ai lu la guerre des mouches en une journée, idem pour l'homme élastique, captivé par ces récits apocalyptiques. Imaginez! Nous sommes dans les années 30 et subitement les mouches déclarent la guerre à l'humanité! Superbe tableau satirique et très drôle de notre société et de la science (On y voit des mouches se fabriquer des manteaux en laines pour allez conquérir les pays européen et du nord. Vous vous rappellerez vos cours d'SVT du lycée et les découvertes sur les gènes par l'étude des mouches drosophiles). Le jeune scientifique Jules-Évariste Magne nous décrit cette lutte vouée à l'échec.

Les autres récits sont dans le même genre. L'homme élastique est également une véritable satire de la Science et de la société. Le docteur Flohr réussi l'exploi de compresser l'atome. Au départ une découverte servant les militaires, elle devient rapidement accessible au grand publique. Si au début tout se passe bien, c'est pour mieux dégringoler ensuite, c'est le véritable chaos et écroulement de la société! Très pessimiste mais très drôle, les scènes décrites frisent le ridicule ou la parodie et c'est un régale!

La guerre mondiale numéro 3, toujours pessimiste et satirique, raconte le conflit américano-russe. récit d'une course à l'armement de plus en plus fou. Là encore l'exagération sert la critique de l'auteur.

Vision très noir de l'humanité, de son avenir, de la science comme étant capable de résoudre tous les problèmes...mais très drôle aussi! D'autant plus que l'on se projette dans les années 30 avec un chauvinisme français très caricaturale face au teuton voisin, il y a une scène très drôle à ce sujet dans la guerre des mouches mais je ne vous en dit pas plus... Un pessimisme beaucoup comparé dans la postface à H.G Wells.

Bonne lecture!

Ravhin/l'Afghan.

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13 juin 2009

Fondation, c'est trop bien !

Fondation__seconde_fondation   Fondation et empire, troisième et dernier tome de la saga écrit au début des années 50 (les tome 4 et 5 sont écrits bien plus tard) et ce qu'on peut en dire de ce troisième opus, c'est qu'il hausse encore le niveau des deux premiers!!

   Seconde fondation commence là où se termine le deuxième tome. C'est à dire que ça commence mal pour la fondation. Le mulet. C'est son nom. Inconnu de tous. On ne sait quasiment rien de lui. Et pourtant! Il a conquis presque tout l'univers. Commence alors la quête de la seconde fondation que tous avais oublié. Car même si on ne sait rien d'elle. Même si son existence semble être un mythe créé par Hari Seldon lui même. Le seconde fondation est pourtant peut être la clé pour la chute définitive ou la victoire. Commence alors une course poursuite pour sa découverte et sa conquête. Et puis se pose la question de la seconde fondation elle même. Ennemi ou ami de la première fondation? Pourquoi demeure t'elle toujours caché de la première fondation? Ces questions hanterons nos protagonistes dans la deuxième partie de ce roman.

   Il y a du géniale dans ce cycle. Les éléments sont distillés progressivement au fur et à mesure des tomes. Des informations ici et là. Une écriture en apparence simple mais qui finalement se révèle limpide claire et efficace. Au finale c'est un cycle géniale immense et profond, sur l'être humain, la science, qui connaîtra son apothéose dans les 4ème et 5ème tome mais ça j'y reviendrai dans le prochain article. "Asimov, nous dit Jacques Goimard dans sa préface au cycle des robots chez omnibus, est un hommes de science possédé par le désir d'expliquer".

Si vous avez lu les deux premières critiques vous devez vous rendre compte à la lecture. C'est de mieux en mieux. Les amateurs de cycle de sf seront vernies! Pour ma part, je suis comblé! J'essayerai pour la critique des 4 et 5ème tome (que je ferai en une fois vu qu'ils sont indissociables) de faire une critique plus poussée sur Asimov lui même si j'arrive à trouver le temps. Une chose est sûr, j'étais parti pour découvrir un classique que je n'avais pas encore lu, Asimov m'a convaincu. J'ai même acheté ses premiers livres du cycle des robots!


Ravhin/l'Afghan.

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11 juin 2009

Le château dans les livres

Titus_1Comme promis avant avant-hier selon la date de mon dernier post, je mattaque à la plus grande et fabuleuse des trilogie jamais écrite par un anglais.

Désolé, la pluie et surtout une sacré migraine m’ont empêché de faire le trajet depuis chez moi jusqu’au point internet qui me coûte 3.90 à chaque fois.

Je vous prie de m’excuser chers lecteurs mais la migraine c’est un peu comme si vous aviez des marteaux dans la tête qui tambourinent, l’enfer dans le cerveau. Les migraineux parmi vous comprendront.

La trilogie de Gormenghast, Phebus pour l'ancienne édition, chez points pour la nouvelle. Prix variable.

Tout se déroule dans un même lieu, un lieu fantastique, onirique, surréaliste. Le château de Gormenghast, demeure ancestrale des comtes de Gormenghast.

Lhistoire débute alors avec la naissance de Titus soixante dix-septième comte dEnfer. Lagitation est palpable au château. La célébration de cette naissance bat son plein, tant dans le domaine que dans le village des sculpteurs non loin, mais je reviendrai sur lui plus tard.

Ce qui fait la puissance de ce livre, ce nest pas lhistoire en elle-même, elle nest quun prétexte. Ce sont les personnages et le premier dentre eux, le château et plus exactement le domaine entier. Le lecteur va se promener au fil des salles oubliées et des couloirs vides et noirs en suivant Finelame, le perfide personnage principal.

Il est dérisoire de qualifier les personnages de primaire ou secondaire, car tous ont de limportance et seront traités de manière égale. Je vous jure que lon peut entendre les os de Craque lOs lorsquil se déplace. Il est le serviteur unique du Soixante seizième comte dEnfer. Celui-ci passe son temps dans les livres où il trouve le réconfort nécessaire à sa condition. Et la folie. Titus_2

Pour lanecdote, le personnage que jaime le plus, pour ne pas dire dont jétais amoureux, reste Fushia, fille du Comte et sœur de Titus. Elle souvrira au monde par lintermédiaire de Finelame. Son personnage reste le plus énigmatique et beau que jai jamais rencontré dans la littérature, car il sagit ici de littérature et non de fantasy. Tout au plus du merveilleux, mais cest pareil. ( cf Todorov ).

Cest tout un monde qui va souvrir à vous au fur et à mesure des pages. Les lois aux origines perdues et rituels auquel chaque Comte est soumis et qui rythme la journée monotone. La Comtesse entouré de chat et doiseaux. Les manipulations de Finelame. Le cuisinier Lenflure dans sa guerre contre Craque lOs.

Le village des sculpteurs lui-même est rythmé selon des rituels précis, comme le festival du château où chaque sculpteur présente son œuvre. Le gagnant voit son œuvre entreposé dans la salle des sculptures, où elle sera oubliée, hormis dun serviteur qui soccupe de dépoussiéré lendroit.

Il y a ce chapitre génial après lincendie de la bibliothèque du Comte dans lequel le Comte et sa fille sont réunis.

Le traitement des saisons est particulièrement beau. Des pages et des pages rien que dans la contemplation et la fascination du temps qui change, des années qui passent alors que le château reste invariablement le même.

Le premier tome est une merveille, le second est définitivement le meilleur. Titus a grandi et préfère à ses précepteurs faire du cheval dans les bois. Son personnage devient plus important et apparaît plus souvent dans le livre.

Enfin je ne vais pas vous raconter lhistoire. Jespère néanmoins vous avoir donné envie de lire ces livres magnifiques. Jai délibérément oublié plusieurs personnages tels celui du médecin et de sa sœur.

Quant au troisième tome, méfiance. Je vous conseille de laisser passer un peu de temps avant de la lire, cest totalemeTitus_3nt différent. Je ne vous raconte rien quand à lhistoire mais je vous garantis quil est aussi bien que les autres, quoiquil traite dun tout autre sujet.

Le point le plus fort du livre, cest le style de son écriture. Cest poétique à chaque ligne, un style lyrique pour un lieu baroque. Cest une véritable envolée à chaque page. Pas une longueur. Cest un livre plus que génial, dire ça remplacera nimporte quel baratin.

Aucun doute, Mervyn Peake était un écrivain plus que brillant autant quun illustrateur talentueux.

10 juin 2009

Prix du livre rock, and the winner is...

sonic_youth  Laissez moi vous dire tout d'abord que je suis assez content! Étant depuis le lycée un fan de ce groupe culte!

La soirée était assez réussi. Ca sentait l'ambiance rock et l'évenement. Le bar complet. 22h. La frénésie. L'impatience. La foule. Les bières servis. La musique. Le rock. Le rock! Retard. En retard. Finalement ce n'est que vers 22H30 que la remise du prix commence. Présentation des livres. Et...

Annonce du vainqueur.

Le délire.

La musique de Sonic Youth qui retentit!

Applaudissement et peu de déception. La soirée était à la fête. La fête du livre et la fête du rock. Très bonne soirée et bonne surprise avec ce sonic youth.

Moi j'ai quelques surprises pour vous! En exclusivité les interviews de Jean Baptiste Alméras, libraire à l'Arbre à lettres république, président et créateur du prix du livre rock; suivit de l'interview de Djadid Rawat, manageur de groupe de rock et patron du bar le Motel.

Interview de Jean Baptiste Alméras, président du jury et de l’association du prix du livre rock/ Ravhin pour les libraires extras.

Libraire extra : Tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Bravo pour cette initiative (la création du prix), je crois que c’est une très très bonne idée.

Jean Baptiste Alméras (un peu gêné) : Et bien merci.

Lb : Qu’est ce qui a motivé la création du prix du livre rock ?

(A ce moment petite coupure, deux des membres du jury ont une petite altercation verbale. « c’est pas grave c’est rock’n roll » nous dira Jean Baptiste Alméras philosophe)

Reprise de l’interview :

Jba : Qu’est ce qui a motivé ça ? En fait c’est une vielle idée. Ca fait dix ans que j’ai eu cette idée en lisant des bouquins qui sortaient petit à petit et pas vraiment marqués. Et puis ces dernières années il y a la production éditoriale qui s’est beaucoup accéléré. Enormément de bouquins qui sortent et donc le prix peut aider les lecteurs à faire des choix. C’est vrai que il y a pleins de bouquins qu’on aimerait bien lire, mais entre nous, une bio des stones, il y a eu dix, alors pour savoir laquelle il faut choisir… Pour aider sur des choses comme ça.

Lb : Comment s’est déroulé cette sélection des livres ? Est-ce que ça a été difficile ?

Jba : Non ça n’a pas été difficile mais animé ! C’était vachement bien.

Lb : Et ce qui a motivé pour cette sélection ?

Jba : Alors ce que l’on a voulu faire c’était de montrer un peu tout ce qui se faisait. Que ce soit de l’album illustré ou autre. Au départ je voulais faire deux prix. Un prix essai et un prix roman (album Bd…). Par manque de temps et d’énergie on a tout regroupé. On a donc voulu montrer tout ce qui se faisait comme publication. Essais…romans…bouquins de photos…des choses comme ça. C’est une première édition (1er prix du livre rock) c’était donc un peu pédagogique.

Lb : Le prix du livre rock va-t-il évoluer ? Ou bien vous allez continuer sur la même lancée, disons, pédagogique ?

Jba : Je pense que l’année prochaine il y aura deux prix. C’est vrai qu’entre un bouquin illustré, un essai ou un roman, il y a peut être un déséquilibre. C’était très serré entre le Sonic Youth et le Exile on main street.

Lb : Les arguments qui ont penchés en faveur de sonic Youth ?

Jba : La qualité de l’ouvrage ! Tout simplement.

Lb (en riant) : Ah oui, là je vois que ça pétille dans vos yeux ! Il y a eu un coup de cœur sur le Sonic Youth ?

Jba : Oui ! Mais pas que de ma part. 6 voix contre 3.

Lb : J’ai vu que la composition du jury était assez diversifié, des libraires, des critiques de rock, journalistes, manageur de groupe… Une volonté de donner une crédibilité au prix ?

Jba : Une crédibilité ? Oui on ne voulait pas un jury composé que de musiciens, de rockeurs uniquement… Et puis il n’y a pas vraiment de spécialiste. On voulait quelque chose d’assez éclectique, pas forcément de Grand nom de la littérature comme les jurys sont souvent nomin__7composés.

Lb : Vos impressions sur la soirée de ce soir ?

Jba : Ah bah je suis ravi une fois que c’est terminé ! (Jean Baptiste Alméras a du faire une discours devant une salle comble. Ce fut terrible pour lui !) (Riant) Je déteste parler en public. Je déteste ça ! Les gens sont apparemment contents. Et moi je suis très content. Ca s’est bien passé. On a réussi à mener le projet au bout, au départ c’était vraiment sans moyens.

Lb : C’était dur de monter ce projet ?

Jba : Oui, pour les libraires, le prix du libre rock ce n’est pas toujours des choses qui leurs parlent. Ils ne sont pas tous intéressés par le rock. Au début ça a été des sourires en coin… (il sourit) Un petit peu… Et puis maintenant ça a l’air de s’installer.

Lb : Jean Baptiste Alméras, je vous remercie beaucoup !


Interview Djavid Rawat gérant du bar le motel / Ravhin pour les libraires extras

Djavid : propriétaire du bar le motel et manageur d’un groupe (spaw ?), m’a valu pour être membre du jury.

Lb : Les délibérations se sont bien passées ?

DR: Ca a été assez mouvementé, assez drôle, une ferveur… y’a eu beaucoup de… comment dire de questions autour des deux finalistes, c’était le sonic youth et le « Exile on main street »,

Lb : La sélection ?

Dr : on a viré ceux qui étaient pourris, après une première sélection y’en a deux qui sont sortis du lot.

Lb : Qu’elles ont été les critères pour la sélection des livres ?

Dr : Il y a eu de grandes réflexions sur ce qu’est un livre rock. On a choisi les livres qui nous ont le plus touchés, et au final celui qui nous a le plus emmené. Beaucoup hésitait entre les deux (Sonic Youth et Exile on main street).

Lb Quels ont été les arguments pour sonic youth ?

Dr : C’est un livre magnifique. Un culot de la part de l’éditeur de publier un livre comme ça. Au dela de ça ce n’est pas juste un beaux livre avec des belles photos tout ça, un peu un livre d’art, Il y a aussi un contenu éditoriale assez fort. Ce que j’ai bien aimé aussi, c’est que ça s’approche comme un album de Sonic Youth, ça paraît un peu reboutant au début, mais au final quand on se plonge dedans c’est assez fascinant. J’ai aussi aimé l’approche, ce n’est pas snob et poseur, pas hautain du tout. Ca a vraiment bien marché.

sonic_youthLb : Au final, combien de voix pour Sonic Youth ?

Dr : Je crois…3 pour Exile on main street et 7 pour Sonic Youth.

Lb : Merci Djavid, à l’année prochaine !

Ps: Il y aura en commentaire d'autres interviews, dont celle de Mickael Marchal, collègue travaillant à l'Arbre à lettre république et qui a suivi de près ce prjet.

Ravhin/l'Afghan.

09 juin 2009

L'A26

Encore Pascal Garnier, et il écrit bien, le bougre.

9782843044755

Etant donné que Garnier, on le connaît, je ne vais pas vous faire l'affront de vous le présenter encore (ou du moins de présenter son style) parce que premièrement, l'A26 est fidèle aux autres ouvrages de Garnier, et que d'autres part, comme vous avez certainement épluché ce blog sous toutes ses coutures, vous êtes déjà au courant.
Come d'habitude, donc (!), Garnier écrit du sombre, restitue parfaitement les ambiances en quelques coups de Word. Ouvrir "L'A26" revient à entrer dans la petite maison dans laquelle vit un agent SNCF qui sait sa fin proche et s'inquiète pour l'avenir de sa soeur, qui, depuis qu'on lui a chouré ses cheveux à la libération ne sort plus de chez elle. Une fois ouvert, l'impression d'être avec les personnages dans cette maison aux volets clos depuis cinquante ans et habitée par un fantôme entretenu par son propre frère vous saisit par les 9782843044359_1_75épaules.
Pour ceux qui vont le finir, je suis preneur de toute impression sur le personnage principal féminin qui occupe ses journées en restant persuadée que même si la guerre est terminée, se doit de combler le vide créé par l'absence du monde par ce qui le comblait avant, reemplir son présent avec son passé et composer avec son frère qui regrette la vie qu'il aurait pu avoir sans elle.
Evidemment, parce que c'est Garnier, survient du noir très noir au moment où l'on s'y attend le moins et une fin imprévisible, comme ce fut le cas dans la Théorie du Panda.
A comparer les deux, pourtant, la Théorie du panda était plus finement construite et décollait au moment où attendait pas une telle explosion. N'allez pas pour autant imaginer que ladite théorie est meilleure et confère à l'A26 une facultativité littéraire, les personnages sont sans doute mieux construit ici que dans l'autre, avec plus de profondeur, j'en veux pour preuve les disscussions plus passionnées qui résulte du personnage de Yolande de l'A26 que celui de Gabriel de la Théorie du Panda.
Voilà.

08 juin 2009

Tu iras voir ailleurs si j'y suis

Prémisse de post.

En attente de transcription pour Lundi ou demain soir à la rigueur. Ca fait quatre jours que je planche dessus.
Mon prochain post risque d'être long. Très long. Très très long.

Si avez le courage, le Comte va s'attaquer à la meilleure trilogie jamais écrite par un anglais.

Trois livres, un post.

Le Comte ( what else ? )

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Libraire Extra recherche une librairie

livres
Hé oui, tout a une fin... J'arrive à la fin de mon contrat de deux ans.

Je recherche une librairie dans laquelle je pourrais continuer ce superbe métier qu'est libraire.

Alors si vous êtes libraire à paris ou région parisienne, contactez moi! Je viendrai vous apporter mon CV et ma lettre de motivation!

Mais faut il vous convaincre davantage que ce métier me passionne??

06 juin 2009

Mangez le, si vous voulez

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Jean Teulé. Après Le Montespan, il a couru à l'opposé et à sorti de derrière les fagots un vieux faits divers poussiéreux et fascinant.

Imaginez vous un petit village de Dordogne, avec terroir et tout et tout, pendant la guerre de 1870 qui nous opposait à ce connard de Bismarck. C'est la foire au bestiaux, toute la région est là, l'adjoint au maire de la commune voisine aussi et se laisse profiter de ses derniers jours à l'arrière avant de rejoindre la Lorraine et le front. Il boite, salue ses connaissances qui se limitent à pratiquement tout les exposants. On attend cinq cents personnes pour la foire d'Hautefaye. L'adjoint au maire du village voisin arrive en débu d'après midi et finira mutilé quelques heures plus tard et même carrément mort, en proie une foule certaine de l'avoir entendu dire "Vive la Prusse".

On va de surprise en surprise et on peut voir dans ce bouquin, bien qu'il s'agisse plus d'une chronique judiciaire à la Chessex que d'un roman à part entière, une échelle graduée de la violence. Pour être très honnête, je suis partagé entre l'envie de tout vous dire parce que c'est surprenant et fascinant et vous laisser la surprise de découvrir le texte tant il est inattendu. Chaque page en laisse entrevoir une autre qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, et Teulé prend un malin plaisir à souligner tout l'absurdité macabre des faits.

A la réflexion, je pense vous laisser découvrir le texte par vous même. On est loin de la plume révolutionnaire, évidemment, Teulé n'a pas encore appris à écrire dans un style convenable, mais arrive malgré tout à combler ses carences par l'expression de son univers et le choix de ses thèmes qui sont systématiquement inattendus, finalement.
En tout cas, je peux vous dire qu'il était fourni et hétérogène, le banc des accusés !




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