23 septembre 2009
L.A... j'en ai le vertige
J'étais en Allemagne quand on m'a parlé de ce bouquin, à ce moment, il n'était pas encore publié en France. La personne qui m'en avais parlé a vécu un temps à Los Angeles et après lecture du roman, s'est trouvé toute étonné d'y avoir survécu...
L.A..
La ville de la démesure.
La ville du cinéma. La ville des gangs. La ville des espoirs. La ville du porno. La ville des paillette et du faux semblants. La ville la plus folle. La ville la plus dangereuse. La ville qui réalise tous les rêves. Pas forcément les vôtres.La ville la plus. La plus... la plus!... La ville vers laquelle tout l'Amérique se dirige.
C'est un portrait dingue d'une ville complément dingue et incroyable. Un tableau ou se mêle répulsion et fascination. Portrait d'une ville à travers le destin de personnes prisent au hasard. Des destins projetés dans la tourmente de L.A. Certains ne font qu'une apparition sommaire, d'autres se retrouvent au fil des chapitres, mais aucun ne sort indemne de cette ville, pour le bien, ou pour le pire. On tente d'y faire sa vie, poussé par la lumière et l'aura de cette ville, on y vient pour vivre à fond ses rêves, au prix parfois de se casser la gueule.
C'est sobre. Parfois brutal et piquant. Émouvant par moment. Mais toujours, toujours! Fascinant!
"[...]Ce roman résonne des millions de vies qui, misent ensemble, décrivent une ville, une culture et une époque.[...]
Ravhin.
11 août 2009
Julius Winsome
Quelques aspects permettent de
rapprocher Julius Winsome du Dieu des animaux, qui avait fait l’objet
d’un post il y a quelques temps.
On se retrouve dans un coin assez enclavé et impersonnel, presque anonyme, tranquille et à la limite de l’apathie (ici, les hivers rigoureux du Maine, état limitrophe du Québec, qui coïncide avec le sud des canadiens et le nord des américains, sur la côte est), engoncé dans les épaisses couches de neige et coincé dans les Appalaches. Un coin qui ne doit pas être dégueu, soit dit en passant.
Pour planter le décor, parce qu’il joue un grand rôle dans le roman, il faut vous imaginer un petit chalet complètement isolé dans lequel vit le narrateur. Il s’occupe en petits boulots l’été pour tenir l’hiver, qu’il passe à lire et à piocher dans la bibliothèque qui recouvre les murs de sa bicoque familiale. Jusqu’au jour où, son compagnon, un chien au nom de philosophe, se retrouve plombé à bout portant, probablement par un des chasseurs qui fleurissent dans le coin, profitant de la faune environnante pour se faire plaisir.
Le synopsis rapide fait quelque peu figure des petits résumés de Télé 7 jours (« Si vous avez raté le début »), mais tout lecteur (ou lectrice, qu’on ne me taxe pas de discrimination) qui a lu Julius Winsome comprendra pourquoi je m’arrête ici, même si le Seuil exhibe beaucoup plus sur la quatrième de couverture.
Donc, disais-je avant d’être assez grossièrement interrompu par moi-même, on retrouve le même rythme soutenu dans Julius Winsome et dans le Dieu des animaux. C’est même faux rythme, (mais terriblement plus abouti ici, plus hypnotique et mollasson dans le Dieu des animaux) et qui, ici, suggère les grandes lignes et plusieurs faits, pas forcément marquants mais qui ont influé le personnage dans son développement, et qui ont une grande importance dans la construction des personnages (plus que sur les faits présents eux même) mais qui les tait et laisse le soin au lecteur de les découvrir, ou même carrément de les imaginer, d’échafauder des hypothèses qui ne seront sans doute ni soutenues ni réfutées par quoique ce soit. En gros, l’imaginaire du lecteur est mis à contribution pour quelques petits détails tus mais qui peuvent changer l’interprétation de faits présents, relatés par Gerard Donovan.
Pourtant, ce type de construction, de style, ne se prête pas à de longs romans, et on dénotera quand même quelques longueurs, quelques chapitres pouvant être raccourcis, un pan de l’histoire (pour ceux qui ont lu, celui sur Shakespeare) pouvant être allègrement sabré, ou en tout cas bien réduit.
Pour les amateurs des avis concis, je suis partagé.
21 avril 2009
Le dieu des animaux
Profitez en, ca n'arrive pas tous les jours. Pour une fois, Adnihilo n'a ni aimé, ni vomi une de ses lectures, mais cherche entre les deux son avis final, qui se rapproche plus du ventre de la moyenne que des sommets (même plus bas que le ventre de la moyenne). Il s'agit d'un bouquin d'Aryn Kyle, "Le dieu des animaux".
Pour pitcher rapidement, le bouquin met en scène une ado dans un ranch étrange et une famille disloquée. Papa se tue à la tâche et fait tout, Maman est alitée (la faute à une maladie, probablement) depuis une quinzaine d'années et ne s'éclaire que par l'écran de la télé, la soeur est partie avec un cow-boy de passage et a fui pour se marier, et la petite dernière est la narratrice. Elle a quinze ans et Aryn Kyle décrit son quotidien échafaudé grâce aux problème des ados et à leur questionnement: Papa vend le meilleur cheval à une ado détestée qui veut apprendre à cavaler; Polly Cain, la fille la plus populaire du lycée, s'est noyée dans un canal proche du bled...
C'est lent. C'est lancinant. Mais, c'est fascinant.
On a envie de lire la page suivante même si on ne trouve rien de passionnant dans le livre. Le style est plat (pas mauvais, mais plat. Par exemple, le style d'Andrei Kourkov est plat mais ses histoires font oublier les carences de sa plume), l'histoire est longue, les flashbacks s'éternisent, il manque un sursaut d'originalité dans le quotidien hypnotique et aseptisé d'Alice la narratrice. L'intérêt surgissant peut être qualifié malsain tant, une fois sorti de l'histoire on se demande pourquoi on a été poussé à lire les pages qu'on vient de s'envoyer, même si malsain est un grand mot. Remplacons ce malsain par étonnant.
Peut-être s'agit-il là de la littérature pour adolescents, effectivement. Alice a une petite quinzaine d'années et le narrateur est interne. Avec des préoccupation d'ado. Mais pourtant, le paquet de pages et le style d'Aryn Kyle ne s'apparente pas vraimentà Riika Ala-Harja qui, elle, en effet, écrit des romans pour jeune ados qui on compris que Fascination, c'est du vent. J'entends par là des ados qui aiment lire des bonnes choses. C'est une part marginale des ados, mais c'est sans doute à eux que se destine "Le dieu des animaux".
En tout cas, rien de bien prenant. Pas de quoi louper sa station de métro. Mais c'est quand même très intriguant.
16 mars 2009
La vengeance de la pelouse
Qui n'a pas lu Brautigan se doit de le lire. La vengeance de la pelouse en premier lieu, dans laquelle il expose pêle mêle de courtes histoires probablement vécues, et transcrites dans un style très dépouillé, juste assez pour se laisser le soin de replacer une ligne totalement absurde. Prenons pas exemple la description d'une roulote crade sous un ciel gris dans laquelle se confine un bucheron illéttré et retraité ayant pour seul compagnon une créature mi-chien mi-chat honorant les visiteurs d'un "miaouf".
Je reconnais ne pas savoir retranscrire une anecdote comme Brautigan le fait lui même et le réussit, il n'y a que lui pour raconter des faits comme La vangeance de la pelouse, et probablement comme dans ses autres volumes.
On peut aussi vanter ce bouquin comme plongeant son lecteur dans les Etats-Unis des années 1950, comme une série de textes qui se lisent tout seuls, comme un livre de nouvelles, et par conséquent tronconnable et grapillable à souhait, mais la facon dont Brautigan raconte les anecdotes qu'il a vues ou entendues supplante tout autre argument, jusqu'à le rendre superflu. Tout simplement.
14 février 2009
Les milles et une guerre de Billy Milligan
Deuxième et dernier volet de l'histoire de Billy Milligan, cet homme aux multiples personnalités (24 dénombrées tout de même!). J'avais précédemment écris un article pour le 1er tome dans lequel je tarissais pas d'éloge sur le bouquin. Le deuxième est tout aussi excellent!
L'histoire de Billy Milligan est une histoire vrai. Bien entendu, Daniel Keyes nous livre une histoire romancé pour nous la faire vivre "de l'intérieur", pour que les injustices et abus des institutions de santé américaine soit vécu comme des injustices et non comme des faits brut de tout sentiments. Comme si la maladie ne devais pas uniquement être abordé avec une froideur médicale mais aussi, avec le coeur et la compréhension de l'être Humain. Daniel Keyes prend parti et retranscrit les événements du point de vue de Billy Milligan, c'est une dénonciation clair des aberrations, de l'hypocrisie du système psychatrique américain, mais aussi de notre propre ignorance, de la peur y résultant pour ce que nous ne connaissons pas. Car cette peur est utilisé, exacérbé, par les hommes politiques peu scrupuleux et démagogique.
C'est sur ces points que s'appuie davantage cette deuxième partie, peut être moin "psychologique" que le premier tome, peut être plus engagé encore. Le texte est efficace, alternant le récit de billy, et de ceux qui l'ont cotoyer. Pas de longueur dans l'ouvrage.
A la fin du premier tome, nous savons tout de la maladie de Billy Milligan, son histoire jusqu'à son diagnostic de personnalités multiples et sa première confrontation avec le système médicale. Le deuxième tome raconte les 12 années de la vie de Milligan après son arrestation et son incarcération à la prison hôpital pour malade mentaux criminels de Lima réputés comme l'un des pires existants, c'est "le débuts d'une effroyable descente aux enfers" (4ieme de couv). Combat de Billy Milligan contre le système aberrant, contre l'ignorance et l'acharnement. Combat d'un homme aussi, face à lui même.
L'afghan/Ravhin.
27 janvier 2009
Billy milligan de retour!
Souvenez vous, le 1er novembre j'avais publié un article sur le génialissime "Les milles et une vie de billy milligan". Daniel Keyes l'auteur. Un très bon thriller psychologique. (Pour voir l'article du 1er novembre, cliquez sur le lien et descendez la page jusqu'à l'article du 1er nov. Ou aidez vous du calendrier en haut à gauche). http://librairesextra.canalblog.com/archives/litterature_americaine/index.html .
Le livre sort en poche à partir du 28 janvier 2009. L'histoire vrai de Billy Milligan ne sarrête pas là. Est parut depuis le 21 janvier "les milles et une guerre de Billy Milligan". En voyant le livre pour la première fois, mon 1er réflexe a été de me dire qu'ils avaient fait une nouvelle couverture. Mais non, c'est bien la suite.
Ce dernier (dixit la 4eme couverture) fait le récit des "12 années de lutte acharnée contre l'inhumanité des institutions médicales et judiciaires, l'opportunisme des politiciens et le cynisme méd
iatique [...]violente dénonciation de la brutalité et de l'hypocrisie du système psychatrique américain"
Vous aurez donc, dès l'avoir lu (je viens de l'entamer), une critique. Déjà le début s'annonce comme le précédent: engagé, mélangeant la biographie et la tension du récit propre à un thriller psychologique.
Ah oui, j'oubliais, est annoncé une futur sortie cinéma pour l'histoire de Billy Milligan, mais je n'ai pas de date à vous donner pour le moment (J'ai pas beaucoup cherché non plus...).
20 décembre 2008
Coupe ton bras
Les quelques pages que j'ai lu auront été rédhibitoires. Je préfère m'abstenir de toute critique vraiment poussée rien que parce que je n'ai pas lu assez de "La confrérie des mutilés" pour dire si c'est trop de la balle ou parfait pour emballer les poissons.
Parce que c'est vous, je plante quand même un semblant de décor. Un privé sort d'une affaire qui s'est mal terminée et au cours de laquelle il a perdu sa main et s'est cautérisé le moignon avec les plaques d'une cuisinière (l'appareil ménager, pas la boniche). Sur cette anecdote, il est recruté pour une nouvelle affaire par d'autres mutilés, qui ont adhéré à une confrérie qui n'est accessible que pour toute personne ayant perdu une parti de son corps. On a donc deux personnes qui viennent chercher le privé chez lui en lui montrant leurs plaies cicatrisées. La quatrième de couverture parle d'un meurtre au sein de la confrérie des mutilés, et je lui fait aveuglément confiance.
Pourtant, j'ai du mal avec ces mutilations, volontaires pour les recruteurs en question, et qu'ils voient eux même comme une nécessité. J'ose imaginer qu'une explication sur les origines et la raison d'être de la confrérie des mutilés est fournie dans la partie que je n'ai pas lue, mais évidemment, je ne peux pas l'avancer vigoureusement et avec certitude.
Pour ceux qui seraient tentés de lire le bouquin, je tiens à vous mettre en garde. Même si c'est plus supportable qu'American Psycho, l'atmosphère qui règne dans le roman est assez malsaine. Autant, le personnage d'American Psycho était plus supportable parce qu'il alternait démence ultra sanglante et vie normale, autant "La Confrérie des Mutilés" se complait dans l'ambiance malsaine. "On se mutile, mais c'est parce que c'est comme ca, ca peut pas être autrement."
18 novembre 2008
Gatsby le Magnifique
Je viens de finir avec une certaine deception et colère Gatsby le Magnifique.
Je dis ça parce que je lis beaucoup trop vite, particulièrement les bons livres comme celui-ci un des meilleurs de Francis Scott Fitzgerald.
Dans mon édition j'ai la chance d'avoir plusieurs notes historiques concernant l'écriture du livre et la situation de l'auteur, un sacré personnage et sa femme Zelda aussi. Un receuil de lettres épistolaires ( cf la classe américaine d'où l'expression lettre épistolaire est tirée ) de Fitzgerald et de Maxwell Perkins, son éditeur, qui décrit l'avancée du roman et le travail de l'auteur.
Edition livre de poche avec une belle photo de George Hoyningen-Huene, pour 5.00 €
L'histoire : puisqu'il faut vous racontez l'histoire est simple.
Nous sommes donc à Long Island, à West Egg où nous découvrons Nick Carraway, vendeur d'action. Il vit juste en face d'un certain Gatsby où chaque soir une fête pleine de rire et d'invités incrustés et de cocktail.
Il va faire la connaissance de beaucoup de personnes, dont une certaine Daisy qui ne laisse pas insensible le dénommé Gatsby.
Gatsby alias Jay Gatz ets un personnage mystérieux. Les plus folles rumeurs circulent à son sujet dans les milieux aisés auquel Nick se fera confronté. Mais c'est envers lui, le narrateur, Nick Carraway, que Gatsby confierait son véritable projet.
Conquérir Daisy, qu'il a quitté cinq ans auparavant pour faire la guerre en Europe.
Aussi lorsqu'il se rend compte que son projet ne verra jamais le jour, la fête s'arrête brutalement.
Un Roman emblématique qui n'a pas rencontré le succés escompté dés sa sortie malgré l'enthousiasme des critiques et de son éditeur qui voyait là son meilleur livre.
Un roman qu'il faut posséder dans sa bibliothèque.
Une écriture fabuleuse qui joue d'images et de métaphore que l'on peut lire selon son envie et qui donnent à l'histoire une toile de fond que je n'ai jamais vu dans un roman.
14 novembre 2008
Ce livre est imprimé sur du papier
"Pourquoi j'ai mangé mon père". Auteur: Roy Lewis. Editeur: Actes Sud.
Editeur en poche: Babel. Prix: 5,50€. Nombre de pages: 172. Papier:
offset. ISBN: 2-7427-0844-8. Imprimeur: Bussière. Première édition
(Babel): juin 1996. Editeur original: Hutchinson (1960).
"Mais,
mais, mais..." êtes vous en train de vous dire "Il se fout de notre
gueule à faire passer comme critiques des infos que même notre cortex
vomit !" Eh bien vous avez tort de négliger ces infos ! Parce que quand
vous irez acheter ce livre, vous aurez peut-être besoin de ces détails
si jamais vous tombez ou sur un inculte, ou sur un débutant, ou si vous
demandez à un client si vous le prenez pour le libraire ! Alors, merci
qui ? Allez, un petit bisou.
Parce que oui, vous allez l'acheter. On
ne peut pas passer à côté de "Pourquoi j'ai mangé mon père", l'histoire
de l'évolution revue par un journaliste anglais des années soixante.
Les questions que se posent les différents personnages, entre
l'inventeur fou, chef de la horde des personnages principaux ou bien
encore son frère, sorte d'écolo de la préhistoire militant encore et
toujours pour le maintien des hommes dans les arbres, honnissant ainsi
toutes les inventions étranges et saugrenues de son proche. Honni soit
selon lui le feu ou encore -entre autres- le changement radical de
l'homme qui devient carnivore, malgré un système digestif inadéquat.
Evidemment, ce qui fait la force de "Pourquoi j'ai mangé mon père" est
le point de vue très contemporain dont tous les personnages sont
affublés; mêlant nouvelles inventions et détails anachroniques, comme
par exemple l'impossibilité de prendre une poignée de feu puisque on se
retrouve avec une centaine de degrés sur les doigts.
Il est 13:09
(je sais, j'ai trafiqué l'heure de la publication) et je m'apercois
avec une terreur toute relative qu'à partir de maintenant, plus
j'essaie de parler et de déblatérer sur ce livre, plus je risque de
retirer de votre lecture toute la saveur du livre et la surprise que
vous aurez à la lecture du texte.
Alors je m'arrête. Et je vous laisse aller acheter chez le libraire en bas de chez vous "Pourquoi j'ai mangé mon père".
01 novembre 2008
Les milles et une vie de Billy Milligan
LES MILLES ET UNE VIE DE BILLY MILIGAN, (tiré d'un fait réel!)
Voici l'un de mes coups de coeur de l'année 2007,publié dans la très bonne collection de calmann lévy, interstices, ce livre est une perle!! Le jour de son arrivée en librairie, le 19 septembre 2007, tous les exemplaires que l'on avait eu se sont écoulés l'après midi même. Je venais de commencer depuis trois semaines celà m'a évidemment interpelé. C'était ma collègue qui avait mis en place les livres et ce jour là, je n'ai même pas vu le livre!
Evidemment, il y avait eu une émission la veille qui en avait tellement bien parlé que le lendemain, tout devait forcément partir. Regardant de quoi il s'agissait j'avoue avoir été fortement intrigué et dès nouvelle récéption de l'ouvrage, je l'ai immédiatement acheté, je ne l'ai pas regretté!
L'auteur tout d'abord. Née en 1927 et après un passage dans la marine marchande, Daniel Keyes obtient d'abord un diplôme en psychologie, puis devient professeur d'anglais, de littératture Américaine et d'écriture à l'université de l'ohia. C'est dire s'il a de bonnes bases! En 1966 il ecrit son premier livre des fleurs pour Algernon (tout simplement aussi génialissime, dans le même esprit et tout aussi humain, j'y reviendrai). Roman vendu à 5 millions d'exemplaire, adapté au cinéma, et qui a valu à l'auteur une réputation internationnale.
L'histoire: ohio, fin des années 70. La police arrête billy Milligan pour plusieurs viols et vols, les témoignages et les preuves matérielles concordent, c'est lui. Pourtant, ce dernier nie farouchement et adopte un comportement très étonnant, à tel point que ses avocats commis d'office demandent une expertise psychatrique. Très vite on se rend compte que quelques cloche en lui. On découvre que billy milligan est affecté par une affection psychologique très rare, il est littéralement éclaté en plusieurs personnes qui tour à tour habitent son corp. Apparaissent en tout vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère et de sexe différend.
Sur fond d'accusation et d'acharnement des médias, c'est sur l'histoire véritablement tragique de billy milligan et le combat de ses psychiatres à le sauver que l'on va s'attarder.
Magistralement bien écrit, on s'attache à cet homme, victime de sa maladie, profondément intelligent et qui par la faute d'une de ses personnalités se retrouve coupable de faits horribles. Poursuivit pour ces faits qu'il n'a dans un sens pas commis, décrié par la presse et l'américain moyen comme étant un menteur et un manipulateur on s'acharne sur une injustice par une autre injustice. C'est l'univers tragique de ces multiples personnalité que l'on explore. On éspère et on lutte avec lui pages après pages. Il n'est pas tout seul, quelques medecins, psychiatres, voient et comprennent en lui un être doué et fondalement bon victime d'une maladie auquelles le grand public ne croit pas, ou ne veut pas croire. Ils l'aident, tentent de faire fusionner ses personnalités pour qu'il devienne enfin lui même.
Plus on avance, plus le ton monte. On y croit il va y arriver, toutes les injustices vont êtres réparés. Mais la pression se fait de plus en plus forte. Les relations sociales se tendent, les regards se fond durs, et nous mêmes ne pouvont rester sans réagir, jusqu'à...
Combien de fois dans la lecture je me suis senti révolté... Cette histoire ne me quitte pas, elle bouleverse, révolte, passionne. C'est un roman véritablement humain et bien documenté que nous a écrit Daniel Keyes (je rappelle qu'il a étudié la psychologie). Plus qu'un polar, c'est un roman sur l'être humain, les relations sociales, le regard des autres, la maladie, sur l'incomprehension, la justice et l'injustice. C'est un roman sur une histoire vrai, celle de Billy Milligan née en 1955 et dignostiqué de personnalités multiple.
L'afgan.

