La Confrérie des Libraires Extraordinaires

"Le libraire est l'ami du livre; pas de tous les livres, mais de ceux qu'il considère assez pour les transmettre aux lecteurs." Tahar Ben Jelloun

25 septembre 2009

Les déportés du cambrien

les_d_port_s_du_cambrienAcheté plus ou moins au hasard il a y pas mal de temps en occasion dans une librairie dont je tairai le nom (coucou mr le conte et adnihilo...) ce n'est que récemment que,ne sachant pas quoi lire, je me décida de tourner les pages de ce petit livre (à peine 190 pages) dont l'auteur n'est autre que le célèbre Robert Silverberg!

Imaginez que l'on ai rendu possible le voyage dans le temps, à sens unique cependant. Que l'on y envoie dans un passé lointain les prisonnier politique les plus dangeureux, désormais condannés à errés seuls sur une terre dont la vie n'a pas encore quitté les océans...

Imaginez que comme eux, vous soyez désormais seuls et coupé de tout contact avec votre monde, vos amis et sans aucun espoir possible de retour...
C'est ce qui est arrivé à Barrett, désormé roi d'un monde vide. Une petite communaté de déportés s'est organisé, mais la folie les guettes. Et puis arrive Lew Hahn qui n'a rien d'un prisonnier politique. La stabilité instauré est sur le point de rompre...

Publié en 1968, les déportés du cambien explore les thèmes du totalitarisme, des idéaux et de l'engagement, la trahison, la solitude.
Texte émouvant et agréable. Les pages se tournent assez vite. Sans être un chef d'oeuvre, les déportés du cambrien vous procure un exellent moment!



24 septembre 2009

Ellroy, pour changer tiens!

american_death_tripSecond volé de la trilogie Underworld USA, il continue sur la lancé du premier! La même écriture coupé au rasoir, la même brutalité et pourquoi pas? La même réalité.
L'histoire est connu. Enfin, l'histoire officielle. Mais dans l'ombre, les évenements et les conspirations s'enchaînent. Kennedy John est mort. Kennedy John est de l'histoire ancienne. Portrait des coulisses de l'histoire américaine des années 63 à 68. Robert Kennedy, Martin Luther King, la CIA, le KU KLUX KLAN, la mafia, le vietnam...

 

C'est ces hommes de l'ombre que nous suivont, "héros" involontaire d'une histoire qui les dépassent!
Littel, l'avocat ancien FBI, ancien fan de robert kennedy, désormais avocat de la mafia.
Pete Bondurant, tueur de la mafia et désormais ami de Littel. On en vient même à l'apprécier...
Wayne Tredow, ex flic, haineux, n'arrive pas à se défaire de la "présence" de son raciste de père, adepte de la propagande anti-noir, pote de hoover patron du FBI.

 

On apprécie toujours autant le rythme qui va à l'essentiel, l'ambiance violente et noir à la ellroy, le ton "cru" très bon échos du réel.

 

Portrait noir d'une époque. L'amérique des années 60. (y'avait pas que des hypies!)

 

Pour ceux qui trouverai le tome trop épais, rassurez vous, ce type de livre peut se lire en plusieurs fois.

28 août 2009

Ce titre porte bien son nom.

Mais je ne dirais rien à propos du corolaire entre ce titre et ce que j'en dis.

L'idiot. Fedor Dostoïevski, Actes Sud, environ 10€ ( deux volumes )

J'ai commencé par le plus grand des hasards ce livre. Je tape dans le classique, je sais. Mais c'est pas forcément une valeur sûre.
Seulement j'ai beaucoup accroché à cet ouvrage. Mon commentaire sera succinct car ma lecture a oublié l'objectivité du libraire ( objectivité qui n'existe pas ).

Beaucoup de gens savent qu'un livre est dangereux. D'abord pour soi-même, les autres je m'en fous un peu. Pour la bonne raison qu'il peut se cacher entre les lignes des souvenirs. Des bons, des mauvais, des pires. C'est en ça qu'un livre peut vous marquer plus qu'un autre.
C'est pour cette raison que j'ai de plus en plus de mal à lire. Je préfère écrire davantage et errer. Mais je me dois à vous ( lecteurs )

J'ai retrouvé beaucoup de moi dans ce livre. D'autant après un voyage personnel dont je n'ai plus aucune envie de parler à qui que ce soit.

J'ai même presque plus envie de continuer cette critique. Je vais dire quoi, c'est bien, c'est un peu lourd à lire, c'est presque une indigestion de dialogue, c'est trop de la balle.
Mais faut faire semblant, toujours montrer qu'on a la patate, le super sourire. Et toutes ces conneries.

Alors voilà. On a un peu de mal avec cet ouvrage, mais il est d'une force saisissante, le personnage du prince, de Rogojine ( je l'aime bien celui-là ) de Nastassia Filipovna. On les retrouve dans notre vie de tous les jours. Je me suis trouvé trop de points communs avec le prince. Mais la lecture est fascinante, une telle écriture ne mérite pas qu'on ferme ce livre.
Après libre à vous de vous contenter des blablas habituels sur Dostoïevski.  Mais j'estime qu'on doit en lire un au moins une fois dans sa vie.

Et je me demande ce que je vais pouvoir lire après ça. Laissons le hasard user de son charme.

02 août 2009

Le roman de Violette

5135N3GY65LLe roman de Violette, la marquise de Mannoury d'Ectot, le serpent en plumes, environ 6.00 euros.

J'ai parlé avec tellement d'enthousiasme de ce livre que mes amies me l'ont quasiment toutes emprunté. Ce qui amène un délicieux souvenir dans la narration de ce post.
Une confidence d'une amie qui me disait l'avoir lue dans son intégralité plongée dans sa baignoire, lumières tamisées à la bougie, musique douce, verre de vin rouge. Elle me confié avoir posé un lapin à son copain de l'époque ce soir-là pour le lire.
Ma réputation était faite à l'époque ( 2006 ).

J'ai beaucoup aimé ce livre. C'est mignon, léger. Idéal pour un voyage qui s'éternise et que vous souhaitez adoucir davantage qu'avec la vue d'une jolie fille jambes élégamment présentées.
( j'aime le train )
Je vous conseille vivement la lecture de cet ouvrage en couple, prenez une situation confortable et chaleureuse, lisez donc ce livre et laissez l'atmosphère se charger du reste.
L'histoire concerne une jeune femme qui fait l'apprentissage des plaisirs charnels en compagnie d'un homme qui verra son intérêt pour la charmante aller crescendo. Mais évidemment dans ce type d'ouvrage qui est plutôt adressé aux salons de lectures entre femmes de l'époque, l'histoire n'est qu'une toile de fond. L'important dans cet ouvrage est le style, c'est mignon.
Oui c'est mignon, léger, très agréable, poétique.
Mais le truc avec ce livre c'est qu'il a une importance dans ma vie non négligeable et que vous trouverez dans le livre. Si du moins vous avez un peu d'imagination. J'en souris encore avec un certain délice à l'évocation de ce souvenir, et de ceux qui ont suivi.

Bien sûr les puritains d'entre vous s'attendront à un frisson érotique intense ( autrement dit la gaule ). Je leur dirais une chose, passez votre chemin. Rien de porno, pas de partouzes explosives, pas d'horribles délires sadiques ou masochistes. Pas d'animaux ni d'enfants.
Bref un roman léger, doux. Idéal pour découvrir les vertus de l'écriture féminine en la matière et non la production actuelle masturbatoire qui hélas fait des ravages.

Sur ce bonsoir chers lecteurs, je dois m'en retourner à mon propre travail. De plus il s'est produit un changement plus que conséquent dans ma vie.
Et ça n'est pas pour me déplaire d'ailleurs. Mais on verra bien.

Le comte, qui samedi soir à fêté joyeusement son vingt-cinquième anniversaire.

27 juillet 2009

Un combat

combatJe me suis dit que tiens, l'expérience du Pigeon ayant été probante, un autre Süskind ne pourrait pas faire de mal. Ben merde...

Pour être honnête, j'aurais aimé être satisfait par Süskind, mais à bien y regarder, il n'y a pas vraiment le compte.
Comme dans pas mal de recueil de nouvelles, le tout est assez hétérogène et irrégulier, certaines idées sont travaillées, d'autres sont plus poussives et peuvent faire penser à du remplissage. Toutefois, on ne me fera pas croire que Süskind a travaillé ces nouvelles comme il avait travaillé Le Pigeon. Le style est assez superficiel, et dans nombre d'idées qui méritent un développement conséquent, Süskind se contente d'énoncer en quelques phrases ce dont il veut parler sans vraiment aller dans le fond des choses.
Le résultat donne des nouvelles très rythmées mais sans temps de repos. Comme un film d'action de deux heures quarante: à force d'explosion et de rafales de famas furieux, on se lasse et on zappe. C'est exactement ce qui arrive, un évènement qui demanderait quelques pages pour lui se réduit à un paragraphe et on se retrouve avec une nouvelle de huit pages qui en supporterait une trentaine.

C'est bien dommage...

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