08 octobre 2009
Nous les robots!
Ayant depuis longtemps terminé le cycle de Fondation et alors que je ne vous ai toujours pas fait la "critique" des tomes 4 et 5, je vais néanmoins vous toucher un mots sur les 520 premières pages de ce livre. Plus précisément, de la première partie intitulé "Nous les robots". Le reste, je ne l'ai pas encore lu.
Cette partie rassemble 33 nouvelles de robots écrites par Monsieur Isaac. Je me dois de vous dire que si vous avez aimez ses romans, vous adorerez ses nouvelles. Je dirais même qu'elles sont meilleurs, tant son style clair et efficace s'y intègre bien. Tant le message qu'il veut nous faire passer, atteint son but. Dans sa préface, Jacques Goimard commence par ces termes:
"La quintessence d'Asimov, c'est la clarté. Son écriture est si transparente que l'on ne la voit pas. Ses exposés sont si limpides qu'on n'y perd jamais le fil. Avec lui, rien n'est opaque, impénétrable ou rebutant. Toute son œuvre est un monument à la déesse Évidence. Il est le parfait héritier actuel d'une tradition culturelle éminente: la lumière grecque, la sérénité goethéenne, la pureté bien ordonnée des grands classiques français [...]."
Asimov aime la Science et la robotique. A chacune de ses nouvelles, il explore et développe une thématique, une idée. A la fois pour nous émouvoir et nous apprendre. Il est le père des "robots" et a voulu les comprendre. La question des robots dans notre société l'interroge. Les trois lois, que vous devez tous connaître:
1) Un robot ne peut nuire à un être humain ni laisser sans assistance un être humain en danger.
2) Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par les êtres humains, sauf quand ces ordres sont incompatibles avec la première Loi.
3) Un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection n'est pas incompatible avec la Première ou la Deuxième Loi.
A travers ces trois Lois, Asimov invente pour comprendre. Chacune de ces nouvelles sont excellentes, certaines sont meilleurs mais toutes sont géniales! Par ses histoires de robots, c'est le scientifique avide de comprendre et de nous faire comprendre qui parle. Son style est curieux, interrogateur, passionnant! Il sait nous émouvoir et nous surprendre, amener le récit et le suspense. Poser des questions et quelques fois, des réponses...
Les nouvelles sur les robots d'Asimov est LE volume de l'auteur que je vous recommande le plus. Riche, intelligent, il sera vous émouvoir. Ce n'est pas juste de la "sf", mais de la curiosité pour la science, l'avenir, les robots, nos rapport avec eux...
Je vous conseille d'opter pour le volume chez omnibus, certaines nouvelles récentes ne figurent pas dans les volumes de poche. Ajouter à cela les deux romans et cela vous fera moins chère. En plus, le papier est plus beau, car un bouquin comme celui là!... (sourire niais d'un mec épaté!)
Ravhin
07 octobre 2009
Anges déchus, libraire déçu...
Là, je vous défis de trouver un jeu de mot plus nul que ça!
Second livre à raconter les histoires du mercenaire Takeshi Kovacs, Anges déchus se différencie pas mal de son prédécesseur l'excellent Carbone modifié.
Attention, ce n'est pas nul non plus! Ça manque dirons nous, d'un peu de souffle. Alors que Carbone modifié sautait dans tous les sens tout en gardant une cohérence, Anges déchus souffre de sacrées longueurs...
Tout commence sur la planète sanction IV (faut le vouloir un nom pareil...ça sent pas le pouvoir despotique...) C'est la guerre civile. Notre Takeshi au tout début du roman, est rapatrié dans un vaisseau hôpital pour soigner ses violentes blessures, je devrais plutôt dire qu'il s'est fait charcuter dans une bataille qui a mal tourné. Une fois soigné, il est abordé par un type dénommé Schneider qui lui propose un marché. L'aider dans une combine pour mettre la main sur une découverte archéo qui dépasse les espérances de tous. Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. Mais rassurez vous, si le sanguinaire Takeshi rentre dans cette aventure, ce n'est pas pour s'extasier devant une statuette à la con.
C'est l'un des petit plus de cette histoire d'ailleurs. On en apprend d'avantage sur l'univers dans lequel évolue notre héros, le passé de l'Homme, et qu'enfin, nous apprenons que nous ne sommes pas seuls dans l'univers...
Dommage ça aurait pût être bien. Évidemment, rien n'est facile, Takeshi va comme dans le premier roman, devoir faire face à d'obscur adversaire qui ne sont pas forcément ceux que l'on croit. La traitrise aussi, histoire de pimenter. Après un début prometteur, on s'ennuie un peu. Ça manque de percutant. L'écriture est dynamique, avec un vocabulaire très familier et futuriste suggérant l'action. Mais quelque chose ne suit pas. Du coup on n'est plus tout à fait dedans. Les longueurs s'installent. On rajoute un peu d'action à la fin mais sans convaincre. Le suspense et le rythme manque. Le tout manque de force.
Pour les fans du premier, gardez espoir, mon collègue qui suit l'auteur pense comme moi pour anges déchus mais il m'a assuré que son 3ième était bon! On vérifiera...
Ravhin.
15 juin 2009
Joyeuses apocalypses, dépressifs s'abstenir !!!
Bragelonne a eu la bonne idée de réunir quelques romans et nouvelles d'un auteur français que l'on avait totalement oublié. Jacques Spitz (1896-1963). Joyeuses apocalypses réunit trois romans: La guerre des mouches (1935), l'homme élastique (1938) et la guerre mondiale numéro 3, jamais publié, du moin en france. Les six nouvelles, assez courtes (normal me direz vous, c'est des nouvelles) complètent ce très bon livre.
Dans joyeuses apocalypses, n'espérez pas voir de happy end. Ca finit mal et même très mal. Très cynique et pessimiste, on dit de Jacques Spitz qu'il est influencé par le surréalisme et par H.G.wells.
Pas d'espoir donc pour l'humanité, mais une écriture très agréable! Dans sa postface Joseph Altairac parle d'écriture précise et élégante penchant pour la dérision et capable de faire surgir des images très fortes. Je suis totalement d'accord. J'ai lu la guerre des mouches en une journée, idem pour l'homme élastique, captivé par ces récits apocalyptiques. Imaginez! Nous sommes dans les années 30 et subitement les mouches déclarent la guerre à l'humanité! Superbe tableau satirique et très drôle de notre société et de la science (On y voit des mouches se fabriquer des manteaux en laines pour allez conquérir les pays européen et du nord. Vous vous rappellerez vos cours d'SVT du lycée et les découvertes sur les gènes par l'étude des mouches drosophiles). Le jeune scientifique Jules-Évariste Magne nous décrit cette lutte vouée à l'échec.
Les autres récits sont dans le même genre. L'homme élastique est également une véritable satire de la Science et de la société. Le docteur Flohr réussi l'exploi de compresser l'atome. Au départ une découverte servant les militaires, elle devient rapidement accessible au grand publique. Si au début tout se passe bien, c'est pour mieux dégringoler ensuite, c'est le véritable chaos et écroulement de la société! Très pessimiste mais très drôle, les scènes décrites frisent le ridicule ou la parodie et c'est un régale!
La guerre mondiale numéro 3, toujours pessimiste et satirique, raconte le conflit américano-russe. récit d'une course à l'armement de plus en plus fou. Là encore l'exagération sert la critique de l'auteur.
Vision très noir de l'humanité, de son avenir, de la science comme étant capable de résoudre tous les problèmes...mais très drôle aussi! D'autant plus que l'on se projette dans les années 30 avec un chauvinisme français très caricaturale face au teuton voisin, il y a une scène très drôle à ce sujet dans la guerre des mouches mais je ne vous en dit pas plus... Un pessimisme beaucoup comparé dans la postface à H.G Wells.
Bonne lecture!
Ravhin/l'Afghan.
13 juin 2009
Fondation, c'est trop bien !
Fondation et empire, troisième et dernier tome de la saga écrit au début des années 50 (les tome 4 et 5 sont écrits bien plus tard) et ce qu'on peut en dire de ce troisième opus, c'est qu'il hausse encore le niveau des deux premiers!!
Seconde fondation commence là où se termine le deuxième tome. C'est à dire que ça commence mal pour la fondation. Le mulet. C'est son nom. Inconnu de tous. On ne sait quasiment rien de lui. Et pourtant! Il a conquis presque tout l'univers. Commence alors la quête de la seconde fondation que tous avais oublié. Car même si on ne sait rien d'elle. Même si son existence semble être un mythe créé par Hari Seldon lui même. Le seconde fondation est pourtant peut être la clé pour la chute définitive ou la victoire. Commence alors une course poursuite pour sa découverte et sa conquête. Et puis se pose la question de la seconde fondation elle même. Ennemi ou ami de la première fondation? Pourquoi demeure t'elle toujours caché de la première fondation? Ces questions hanterons nos protagonistes dans la deuxième partie de ce roman.
Il y a du géniale dans ce cycle. Les éléments sont distillés progressivement au fur et à mesure des tomes. Des informations ici et là. Une écriture en apparence simple mais qui finalement se révèle limpide claire et efficace. Au finale c'est un cycle géniale immense et profond, sur l'être humain, la science, qui connaîtra son apothéose dans les 4ème et 5ème tome mais ça j'y reviendrai dans le prochain article. "Asimov, nous dit Jacques Goimard dans sa préface au cycle des robots chez omnibus, est un hommes de science possédé par le désir d'expliquer".
Si vous avez lu les deux premières critiques vous devez vous rendre compte à la lecture. C'est de mieux en mieux. Les amateurs de cycle de sf seront vernies! Pour ma part, je suis comblé! J'essayerai pour la critique des 4 et 5ème tome (que je ferai en une fois vu qu'ils sont indissociables) de faire une critique plus poussée sur Asimov lui même si j'arrive à trouver le temps. Une chose est sûr, j'étais parti pour découvrir un classique que je n'avais pas encore lu, Asimov m'a convaincu. J'ai même acheté ses premiers livres du cycle des robots!
Ravhin/l'Afghan.
25 avril 2009
Fondation tome II
A l'heure où j'écris, j'ai quasiment terminé le tome III, seconde fondation. J'avoue que ce qui était une histoire intéressante au premier tome, est devenu quelque chose de vraiment excellent!
L'univers déjà passionnant du cycle de fondation prend un intérêt supplémentaire dès ce deuxième tome, car il se passe quelque chose qui n'était pas prévu...
Rappelez vous, dans le premier opus nous avions vu que le grand Seldon avait créé sa fondation pour raccourcir le temps de chaos après la chute de l'empire galactique. Sa fondation repose sur les principes scientifique de la "psychohistoire" (je ne reviendrai pas sur la définition de ce terme, reportez vous à la critique du 1er tome).
Dans ce deuxième tome, divisé seulement en deux partie cette fois ci, la fondation affronte dans la première l'empire galactique agonisant. La encore Asimov exploite à merveille les difficultés interne d'un empire en déclin, ou en mutation dirons nous. Ce récit fait échos à mille récits d'histoires des empires qui ont existé sur terre. Des histoires de généraux conspirants les uns contre les autres pour le pouvoir. Des histoires de luttes internes d'influence. Après la religion, la technologie, le commerce, c'est donc au tour de la "lutte politique" d'être le moteur de l'histoire, tel que l'a prévu Hari Seldon dans ses calculs psychohistoriques.
Seulement voilà, la psychohistoire est une science, basé sur des calculs. Le futur prédit repose sur des probabilités. Et voilà que dans la deuxième partie de ce roman, survient un personnage qui va tout boulverser. Le mulet. Doués de facultés hors normes, il va conquérir la fondation et presque tout l'univers. Et ça, ça n'était pas prévu par le plan Seldon. La psychohistoire a ses limites.
Le roman prend un autre tour, moins certain, et c'est d'autant plus génial que l'on est désormais sûr de rien, plus rien ne semble determiné.
Le premier tome était une introduction, une démonstration des talents scientifique d'Hari Seldon. Le tome deux remet tout en cause. 300 ans après la création de la fondation l'univers est en danger, son futur semble compromis. Ce deuxième opus est certainement plus passionnant à suivre que le premier. D'une part on s'habitue au vocabulaire ( j'avais parlé de rétro-futurisme dans la première critique), d'autre part on change moins de personnages, on s'en imprègne davantage. Enfin, le récit est riche en surprise et rebondissement (surtout dans la deuxième partie), et ça fait plaisir!
Fondation et Empire augmente le niveau du cycle, et ayant quasi-terminé le tome III (Seconde Fondation) je peux vous dire que c'est pas fini!
L'afghan/Ravhin.
15 avril 2009
Un grand classique: Fondation (le rétro-futurisme à l'état pur...hum)
Comme promis, retour à la Sf. Le cycle de fondation était l'UN des grands classiques que je n'avais pas encore lu (les meilleurs étant pour moi Dune de Frank Herbert et Hypérion de Dan Simmons). Mais revenons à Asimov.
C'est ici une toute nouvelle édition (2009) revue et augmentée de ce livre parut en 1951. Une note de l'éditeur précise qu'il manquait auparavant l'équivalent de 36 pages...
Mais Fondation c'est quoi? A part avoir obtenue la récompense du prix Hugo pour la meilleur série de Sf de tous les temps (ce qui se discute un peu, mais il y a un contexte) Fondation est un magnifique Space Opéra. L'empire galactique, en pleine puissance, s'étend sur des millions de mondes habités, mais un homme, Hari Seldon, Psychohistorien, prévoit son effondrement dans trois siècles. C'est là le fil conducteur de tout le roman. Mais un peu d'explications s'imposent.
Qu'est ce que la psychohistoire? C'est un mélange de sciences mathématiques, de psychologie, de sociologie des masses et de quelques autres sciences. La psychohistoire est une Science (une vraie j'entend, calculable et reproductible à l'infini) qui permet de prévoir dans les grandes lignes le cour de l'Histoire (avec un grand H). L'histoire expliqué par les math, par les sciences. Les grands courants née au 19ième et 20ième siècles retrouvent leurs influences ici. Isaac Asimov a une bonne culture Scientifique.
Bref, Hari Seldon prévoit l'effondrement de l'empire, mais il ne s'arrête pas là. Après cet effondrement suivra une période de chaos et d'anarchie pendant plus de 30 000 ans avant la naissance d'un nouvel empire sauf si... Sauf si dans des conditions précises en certains lieu précis, deux fondations sont créés. La période d'anarchie dans ce cas se réduira à 1000 ans seulement.
Fondation est donc le récit de la chute d'un empire, la naissance et le développement d'une fondation censée être la base du futur empire. Dans ce premier opus de la série, le récit est divisé en chapitre, chaque chapitre relate un moment clé de la fondation. Car c'est de crise en crise que l'on saute la lecture, c'est en passant des crises que la fondation se développe. Le premier tome s'arrête environ deux siècles après le début de la fondation. Quatre périodes sont abordées. Quatre crises... C'est les prémices de la Fondation. L'empire n'est pas encore mort, on l'entend toujours, au loin...et les royaumes de la périphérie s'enhardissent...La fondation est encore fragile...
Et c'est le côté génial d'Asimov et de son cycle de Fondation, prévoir et expliquer l'avenir, non sur d'antiques prophéties, mais sur les connaissances scientifiques connues (et parfois peu connues!!) en 1950. C'est le grand roman de l'humanité abordé par la Sf. On a tout, le rôle du commerce, de la religion...dans la création d'une nouvelle société, mais on aborde aussi la stagnation d'une société décadente.
Même si pour l'écriture, Asimov est bien moins doué qu'Herbert ou Simmons, le lire aujourd'hui donne une impression de "rétro futuriste" (ou futurisme un peu rétro, prenez l'expression que vous préférez), un mélange de moderne et d'ancien. Ça date des années 50 et ça se ressent un peu pour des petits détails: Par exemple la propagande de l'empire est faite par un journal 'les nouvelles impériales", l'utilisation faite de la notion de l'atome, de l'atomique (En 50 la Russie n'a pas encore l'arme nucléaire mais les USA...) ...enfin tout ça mêlé à un contexte futuriste donne ce petit effet "rétro-futuriste" (j'invente des termes classes aujourd'hui!!).
En tout cas, pour tout ce qu'Asimov a apporté à la Sf, le cycle de fondation est à lire pour tous fan de Sf qui se respect!
Ps: des rumeurs de films prévus courent: http://blog.lefigaro.fr/hightech/2008/07/la-fondation-dasimov-bientot-a.html
L'afghan/Ravhin.
Vous aurez une critique du tome 2, Fondation et empire dès que je l'ai fini.
13 février 2009
L'exploration de l'étrange
J'ai acheté ce bouquin il y a quelques mois mais ne l'ai finalement lu que récemment. Et bien c'est génial! Il traînait sur une table sur laquelle était représenté un panel de livre de sciences fiction orienté "space opéra", à la librairie du Furet du nord à Lille. Table très bien faîte d'ailleurs mélangeant des livres anciens et récents se faisant échos. J'étais pas venu pour acheter mais pour 4,80 je me suis dis "aller!"
Faut il présenter l'auteur? Arthur C. Clarke c'est un monument de la Sf, autant qu'Asimov, Frank Herbert ou encore Dan Simmons. Il a raflé tous les prix il me semble. Pour ceux qui connaissent moins la Sf, c'est lui qui a coécrit le scénario 2001 l'odyssée de l'espace avec Stanley Kubrick.
Rendez-vous avec Rama c'est l'exploration de l'étrange (dixit mon titre) avec une écriture particulière, un peu ancienne mais pas du tout désagréable. Au contraire même. Des cours chapitres, rythmant l'avancée de l'exploration et les découvertes. Mais quelle exploration au juste? En 2130 l'humanité a colonisé le système solaire et les planètes comme mars, mercure et les autres, possèdent leurs propre gouvernement. Mais voici qu'un objet est détecté au loin par les radars et télescopes. On le prend tout d'abord pour une comète mais non, c'est un Cylindre parfait long de plusieurs dizaines de kilomètres se déplaçant à la vitesse négligeable de 100 000 km/s... La visite d'extraterrestre? Mais Rama n'émet aucun signal, rien. A la vitesse à laquelle va rama, il aura bientôt quitter le système solaire. on ne peut que dépêcher d'urgence une équipe se trouvant dans les parages pour visiter rama. L'exploration commence...
Dans rendez vous avec rama, pas de batailles interstellaires, pas de menace (a priori...) imminente de guerre interstellaire. Non. Mais plutôt l'apparition de quelque chose que l'on ne comprend pas. D'où vient rama? D'après sa trajectoire cela fait des millions d'années qu'il voyage a travers l'univers... Lorsque l'équipe arrive à son bord, c'est la stupéfaction le cylindre est creux, mais sur ses parois c'est un véritable monde en miniature qu'ils découvrent. Mais un monde de silence et de non-vie. Les astronautes vont alors tenter de percer le mystère de rama.
Rama étonne et pose plus de questions qu'il n'en résouts puisque l'Humanité est face à une culture qu'elle ne comprend pas et qui la dépasse. On est plongé dans une ambiance étrange, je pense à des films comme "Sphère" de Barry Levinson par exemple (le côté horreur en moins tout de même), mêlant avec un sentiment de solitude l'exploration, le danger, l'incompréhension, l'étonnement et l'aventure. Car à mesure que rama se rapproche du soleil, des phénomènes étranges surviennent.
Rama nous laisse sur notre faim. Ou plutôt, on voudrait poursuivre le récit. Suite qu'Arthur C. Clarke a écrit avec Gentry Lee en 1989 soit 16 ans après le premier rama!
Actuellement 4 tomes composent la série: 1) Rendez vous avec rama 2) Rama II 3) Les jardins de rama 4) rama révélé.
Petit hic des éditions J'ai lu, les tome 2 et 4 étant épuisés, l'éditeur a ressorti une version intégrale en deux tomes. Le premier contenant donc Rendez vous avec rama et rama II. Le deuxième les deux suivants. Seulement voilà, chacune de ces intégrales est au joli prix de 23 euros... soit 46 euros pour le cycle en entier! Lorsque les tomes étaient vendues séparément les prix étaient les suivants: tome 1: 4,80 euros tome 2: 7,60 euros tome 3: 7 euros tome 4: 8 euros.
Faîtes vous même le calcul et vous arriverez à la même conclusion que moi: achetez les en occaz!!!
L'afghan/Ravhin.
26 janvier 2009
Les Monades Urbaines
Ecrit en 1971, "les monades Urbaines" est composé de plusieurs textes. Ils furent d'abord publiés séparement en France sous une forme sensuré (des passages choquaient les bonnes moeurs). Ils sont ici réunis en intégralités.
Dans le futur, le problème de la surpopulation a été réglé. L'humanité a édifié de Gigantesques monades et désormais, 70 milliards d'humains peuplent la surface de la Terre. Ces hommes et femmes vivent le bonheur, la totale liberté sexuelle, la joie de procréer continuellement. La jalousie, la possession, sont comme d'autres vieux sentiments abandonnés et proscrit. Dans leur monade, ils vivent l'utopie, enfin! celui qui en doute est soigné, celui qui est incurable est exécuté et recyclé. Chacun l'accepte, le comprend. Il en va de la stabilité.
De ce monde idyllique, Robert Silverberg (je vous ai déjà parler de lui) va à travers sept court chapitres nous dresser le portrait d'hommes et femmes, des gens banals, habitants une de ces monades. Il y a Mattern, fière de sa cité et qui accueille un visiteur de vénus vivant encore à la façon pré-monadial (comprenez comme notre monde actuel). Seulement un problème se passe pendant la visite, le monde parfait montre une tache. Il y a aussi Jason l'historien qui fait l'expérience de sentiments proscris. Ou encore Micael, qui rêve de la terre du passé. Et puis Siegmund, jeune, talentueux, ambitieux, promis aux plus hautes fonctions de la monade. Siegmund va bien. Mais, quelque chose cloche...
C'est prouvé depuis longtemps, Silverberg a le talent. Ici par des tranches de vie, il nous décrit un monde terrifiant, pourtant humain. Nous sommes ces pièces pas toujours bien réglé d'une machine implacable qui prcocédera aux réglages nécessaires. Silverberg explore l'être Humain: Les pulsions, les sentiments, la question du contrôle, l'organisation, la vie en société, son conditionnement, l'utopie. On pourrait presque croire que l'auteur ne prend pas parti. Et qu'il se contente de nous montrer, nous laissant juger. Différend D'un 1984, critique claire et affiché du totalitarisme.
C'est pas long, très agréable (tout en étant terrifiant), et ça fait réfléchir.
L'afghan/Ravhin.
04 janvier 2009
Re Carbone Modifié
Avant propos: Vous auriez dû pouvoir lire cette critique dimanche dernier mais voilà l'ordi avait planté. Tout était prêt, il n'y avait plus qu'à appuyer sur "publier", ce que j'ai fait, et puis plus rien, connection internet interrompu et bien sûr, je n'avais fait aucune sauvegarde... Alors comme toujours dans ces cas là, je n'ai pas eu envie de la réécrire tout de suite.
Carbone modifié est un très bon mélange de polar et de sf. Dans un futur où l'humanité a colonisé quelques planète, où les voitures volent, l'humanité a trouvé le moyen de braver la mort. La technologie permet à ceux qui en ont les moyens de vous sauvegarder (ce que j'aurai dû faire pour le précédent article...) et de vous réimplanter dans un nouveau corp. Les plus riches comme Mr Bancroft ont même des sauvegardes automatiques tous les deux jours et changent réguliérement de "clones" pour ne pas vieillir plus qu'il ne le veux.
Seulement voilà, ce riche magnat veux élucider sa propre mort survenu il y a peu. Mais la police a conclu au suicide. Pouquoi se suicider si l'on est sûr de revenir à la vie? C'est ainsi que Mr Bancroft fait appel à Takeshi Kovacs, un ancien membre des corps diplomatiques (troupes d'élite du protectorat) pour résoudre l'affaire. Ce dernier, rapidement rejoint par Ortega, une flic de charactère (il le faut pour être femme flic et être repecté) plus que charismatique, se retrouvent immédiatement plongés au coeur d'un complot violent.
Roman très rythmé, on est immédiatement plongé dans l'action. On a un petit peu peur dans le court chapitre 2 que ça prenne trop d'importance face à l'intrigue (genre rambo) mais ouf, ce n'est pas le cas! Et c'est jusqu'aux dernières pages que l'on se posent des questions. Takeshi Kovacs peut se montrer brutal, mais n'est pas non plus inhumain et dénué de tout sentiments. Ce polar et son ambiance technologique fait penser à un mélange de Minority report et de I-robot avec l'action de Matrix. C'est un monde futuriste où la question de la mort est en fond de décor.
Bref, un néo-polar dynamique!
L'aghan/Ravhin.
06 décembre 2008
Le grand silence
Commencé la semaine dernière je viens de terminer "Le grand silence" de Robert Silverberg auteur Quatres fois lauréats du prix Nébula et cinq fois du prix hugo. Livre que j'ai commencé un peu au hasard, vu qu'il traînait sur une étagère depuis quelques temps déjà et que je ne savais pas quoi lire après le polar russe.
Ecrivain très très prolifique Mr Silverberg a commencé jeune. Textes toujours d'une grande érudition, profonds, parfois inspiré de la mythologie, il écrit aussi des Uchronies (le nez de cléopatres), l'invasion extraterrestre (comme le grand silence ou les éléphants d'hannibal), le voyage dans le temps (en un autre pays, Les déserteurs temporels ), bref il y en a des dizaines et des dizaines, tous les thèmes sont traîtés... Mais aussi de la fantasy avec son très célèbre cycle: Le cycle de Majipoor. (qu'il faudra que j'achète un de ces jours).
Au vu de toute sa production, le grand silence n'est certe pas le meilleur de ses textes (pour l'éditeur folio sf c'est peut être "l'oreille interne", évidemment pour ses romans parut en folio sf; on ne fait pas de la pub pour le voisin...). Mais le grand silence reste un très bon texte.
Le grand silence: Sans que l'on puisse prévoir leurs arrivée, les extraterrestres ont débarqué aux quatres coins de la terre et ont asservis l'humanité sans trop se fouler et sans jamais vouloir communiquer ou expliquer quoi que ce soit.
La conquête fait penser à celle des conquistadors en amérique latine, et la réaction trop tardive des terriens à l'instar des indiens qui ne savait pas s'il fallait combattre ces divinités. Toute l'humanité asservi? Non, une poigné d'irréductibles terriens vont secrétement poursuivre la résistance qui semble bien inéfficasse. Car les "entités" (c'est le terme choisi pour nommer les extraterrestres) semblent véritablement bien supérieurs aux humains dans les points de vue.
Le roman raconte à travers plusieurs génération de la famille Carmichael, cette lutte déséspéré contre l'envahisseur considéré par certains comme des dieux tellement ils semblent invincibles. L'arrivée des extraterrestres va tout boulverser. Organsisations sociales, politiques, bientôt, la population est enrôlé à tour de rôle pour des travaux sans que jamais, les entités ne s'en expriment sur les raisons. Elles contraignent et c'est tout.
Robert Silverberg écrit terriblement bien, et pendant la bonne première partie du roman on ne peux que constater l'impuissance des Cormichael et des différends réseaux de résistance face à l'envahisseur. Différends portraits sont brossés, et l'on assiste à la création et à l'organisation d'une solidarité familliale des carmichael, tourné entiérement vers la résistance et la collecte d'informantions sur les entités. A la perpétuation de l'idée de liberté qu'il ne faut jamais oublier. Tandis que d'autres choisissent de collaborrer avec les entités, par résignation ou par choix. D'autres encore s'en fichent complétement. Ces différends aspects sont très bien décrits.
Et c'est à se demander s'ils y arriveront jamais. Et puis Des nouveaux éléments apparaissent, un espoir et entrevu. Les derniers chapitres sont passionnants et c'est avec la tension que j'ai terminé ce livre. La fin est très...surprenante! Ce n'est pas celle que l'on attend.
Roman de la lutte et de l'expectative, le grand silence vaut le coup de la lecture.
Bon, maintenant j'attaque "Carbone Modifié" ou "Jonathan Strange et Mr Norrel". De toute manière j'ai déjà acheté ces deux livres...
Ravhin/l'afghan.
