08 décembre 2013

L'expérience de la nudité

Il est temps pour nous, dis-je d'une voix cassée par les années et sur un ton suffisamment mystérieux pour passer pour le vieux sage barbu campé avec cliché dans tous les mauvais films de SF, de nous pencher vers le livre brumeux.Et maintenant qu'on laisse dernière nous la dernière phrase du post, aussi difficile à rédiger que la première phrase censée démarrer une correspondance amoureuse, zieutons le, ce texte. Edouard Levé, pour rappel, correspond très bien à POL. Souvenez vous de Suicide, dans lequel il racontait... [Lire la suite]

14 novembre 2011

Article de circonstance

Au début, je n'étais pas chaud pour poster quoique ce soit sur les prix. Non pas que ca n'ait aucune utilité, mais c'est juste que ca m'emmerdait de le taper, et comme je suis seul dans la baraque et que je fais ce que je veux, c'est moi qui décide. Parce que bon, on le sait que tant le Goncourt que le Renaudot ou le Femina (et la plupart des autres prix, d'ailleurs) ne récompensent que les blockbusters et plus souvent les stats qu'ils génèrent plutôt que la qualité. Je ne dis pas que les blockbusters sont les plus mauvais, mais il... [Lire la suite]
17 octobre 2011

Le jour où est livré un post assez léger

Me voilà qui me la ramène aujourd'hui avec une confession honteuse: je viens avec rien.Pourtant, je m'étais dit que Limonov me plairait, malgré mes mauvaises expériences avec Emmanuel Carrère. Certes, j'étais prévenu: le monsieur n'écrit pas bien et s'aime beaucoup, mais d'un autre côté, c'est un bouquin sur Edouard Limonov, un personnage atypique et assez riche et qui, somme toute, est un prétexte fabuleux pour pouvoir brosser un portrait du paysage littéraire russe actuel (preuve en est: Zakhar Prilepine est un des personnage du... [Lire la suite]
15 septembre 2011

Parlons de Pascal

Et pour faire écho au post certes plus récent que celui ci, dans la technique du moins, mais en fait antérieur juste pour que vous puissiez le lire avant celui là, je m'en vais, droit dans mes bottes, vous parler de Pascal Garnier. Certes, je n'ai pas encore tout lu, de Pascal Garnier, mais le plus frappant chez lui est la prévisibilité de la construction de ses romans et la faculté qu'ils ont à nous surprendre malgré tout.On est plus, chez Garnier, dans le roman sombre, aux relents glauques par moment. Les personnages sont... [Lire la suite]
18 décembre 2008

C'est quand même vague...

On ne m'ôtera pas de l'idée que c'est cher payé.Je viens de m'attaquer à Marie Darrieussecq. Rassurez vous, elle est encore vivante.Je me suis attaqué à elle sous la forme d'un petit livre écrit par ses soins exhibant sur la couverture blanche mais singulière propre à POL "Précision sur les vagues". On ne peut pourtant pas dire que ce livre est gros et compact sans passer pour un faux-cul, le petit bouquin ne fait que trente cinq pages écrit en police quatorze, ce qui est bien assez, et pour tout dire, est assez... [Lire la suite]
Posté par adnihilo à 21:53 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,
22 novembre 2008

150 pages pour le prix de huit débouche-évier

Et on affuble le bouquin du prix Goncourt.Pourtant, je décide de persévérer, de continuer sur quelques pages supplémentaires.Pour ceux qui n'auraient pas suivi, je plante rapidement le décor des soixante premières pages. Un homme, en plein Afghanistan, est blessé par balle et agonise dans sa maison, dans laquelle il recoit des soins inutiles. Sa femme à côté de lui, le veille et prie Allah. Et répète inlassablement sa lassitude.Le problème réside probablement dans l'absence d'intrigue donnant envie de lire la page suivante, dans le... [Lire la suite]
10 novembre 2008

Ca, au moins, ca fait plaisir

Ah, c'est vraiment que du bon. L'an dernier, le Goncourt décapait déjà quand on a vu que Mercure de France l'avait dans ses rangs plutôt que Gallimard, Grasset ou Flammarion (quoiqu'un Goncourt pour Flammarion, c'est pas pour demain non plus). "Mais putain, la couverture bleue, quoi ! Ca déchire !" avait même dit le Comte. Alors tenez vous bien, le Goncourt cette année, il est pour POL. ("Mais putain, la couverture blanche, quoi ! Cadéchire!"). Donc, Atiq Rahimi prend le Goncourt avec "Syngué Sabour". Parce que quand même, c'est pas... [Lire la suite]