La Confrérie des Libraires Extraordinaires

"Le libraire est l'ami du livre; pas de tous les livres, mais de ceux qu'il considère assez pour les transmettre aux lecteurs." Tahar Ben Jelloun

23 septembre 2009

L.A... j'en ai le vertige

LA_storyJ'étais en Allemagne quand on m'a parlé de ce bouquin, à ce moment, il n'était pas encore publié en France. La personne qui m'en avais parlé a vécu un temps à Los Angeles et après lecture du roman, s'est trouvé toute étonné d'y avoir survécu...

L.A..

La ville de la démesure.

La ville du cinéma. La ville des gangs. La ville des espoirs. La ville du porno. La ville des paillette et du faux semblants. La ville la plus folle. La ville la plus dangereuse. La ville qui réalise tous les rêves. Pas forcément les vôtres.La ville la plus. La plus... la plus!... La ville vers laquelle tout l'Amérique se dirige.

C'est un portrait dingue d'une ville complément dingue et incroyable. Un tableau ou se mêle répulsion et fascination. Portrait d'une ville à travers le destin de personnes prisent au hasard. Des destins projetés dans la tourmente de L.A. Certains ne font qu'une apparition sommaire, d'autres se retrouvent au fil des chapitres, mais aucun ne sort indemne de cette ville, pour le bien, ou pour le pire. On tente d'y faire sa vie, poussé par la lumière et l'aura de cette ville, on y vient pour vivre à fond ses rêves, au prix parfois de se casser la gueule.

C'est sobre. Parfois brutal et piquant. Émouvant par moment. Mais toujours, toujours! Fascinant!

"[...]Ce roman résonne des millions de vies qui, misent ensemble, décrivent une ville, une culture et une époque.[...]



Ravhin.



11 août 2009

Julius Winsome

julius_winsomeQuelques aspects permettent de rapprocher Julius Winsome du Dieu des animaux, qui avait fait l’objet d’un post il y a quelques temps.

On se retrouve dans un coin assez enclavé et impersonnel, presque anonyme, tranquille et à la limite de l’apathie (ici, les hivers rigoureux du Maine, état limitrophe du Québec, qui coïncide avec le sud des canadiens et le nord des américains, sur la côte est), engoncé dans les épaisses couches de neige et coincé dans les Appalaches. Un coin qui ne doit pas être dégueu, soit dit en passant.

Pour planter le décor, parce qu’il joue un grand rôle dans le roman, il faut vous imaginer un petit chalet complètement isolé dans lequel vit le narrateur. Il s’occupe en petits boulots l’été pour tenir l’hiver, qu’il passe à lire et à piocher dans la bibliothèque qui recouvre les murs de sa bicoque familiale. Jusqu’au jour où, son compagnon, un chien au nom de philosophe, se retrouve plombé à bout portant, probablement par un des chasseurs qui fleurissent dans le coin, profitant de la faune environnante pour se faire plaisir.

Le synopsis rapide fait quelque peu figure des petits résumés de Télé 7 jours (« Si vous avez raté le début »), mais tout lecteur (ou lectrice, qu’on ne me taxe pas de discrimination) qui a lu Julius Winsome comprendra pourquoi je m’arrête ici, même si le Seuil exhibe beaucoup plus sur la quatrième de couverture.

 

Donc, disais-je avant d’être assez grossièrement interrompu par moi-même, on retrouve le même rythme soutenu dans Julius Winsome et dans le Dieu des animaux. C’est même faux rythme, (mais terriblement plus abouti ici, plus hypnotique et mollasson dans le Dieu des animaux) et qui, ici, suggère les grandes lignes et plusieurs faits, pas forcément marquants mais qui ont influé le personnage dans son développement, et qui ont une grande importance dans la construction des personnages (plus que sur les faits présents eux même) mais qui les tait et laisse le soin au lecteur de les découvrir, ou même carrément de les imaginer, d’échafauder des hypothèses qui ne seront sans doute ni soutenues ni réfutées par quoique ce soit. En gros, l’imaginaire du lecteur est mis à contribution pour quelques petits détails tus mais qui peuvent changer l’interprétation de faits présents, relatés par Gerard Donovan.

Pourtant, ce type de construction, de style, ne se prête pas à de longs romans, et on dénotera quand même quelques longueurs, quelques chapitres pouvant être raccourcis, un pan de l’histoire (pour ceux qui ont lu, celui sur Shakespeare) pouvant être allègrement sabré, ou en tout cas bien réduit.

 

Pour les amateurs des avis concis, je suis partagé.

21 avril 2009

Le dieu des animaux

aryn_kyleProfitez en, ca n'arrive pas tous les jours. Pour une fois, Adnihilo n'a ni aimé, ni vomi une de ses lectures, mais cherche entre les deux son avis final, qui se rapproche plus du ventre de la moyenne que des sommets (même plus bas que le ventre de la moyenne). Il s'agit d'un bouquin d'Aryn Kyle, "Le dieu des animaux".
Pour pitcher rapidement, le bouquin met en scène une ado dans un ranch étrange et une famille disloquée. Papa se tue à la tâche et fait tout, Maman est alitée (la faute à une maladie, probablement) depuis une quinzaine d'années et ne s'éclaire que par l'écran de la télé, la soeur est partie avec un cow-boy de passage et a fui pour se marier, et la petite dernière est la narratrice. Elle a quinze ans et Aryn Kyle décrit son quotidien échafaudé grâce aux problème des ados et à leur questionnement: Papa vend le meilleur cheval à une ado détestée qui veut apprendre à cavaler; Polly Cain, la fille la plus populaire du lycée, s'est noyée dans un canal proche du bled...

C'est lent. C'est lancinant. Mais, c'est fascinant.
On a envie de lire la page suivante même si on ne trouve rien de passionnant dans le livre. Le style est plat (pas mauvais, mais plat. Par exemple, le style d'Andrei Kourkov est plat mais ses histoires font oublier les carences de sa plume), l'histoire est longue, les flashbacks s'éternisent, il manque un sursaut d'originalité dans le quotidien hypnotique et aseptisé d'Alice la narratrice. L'intérêt surgissant peut être qualifié malsain tant, une fois sorti de l'histoire on se demande pourquoi on a été poussé à lire les pages qu'on vient de s'envoyer, même si malsain est un grand mot. Remplacons ce malsain par étonnant.

Peut-être s'agit-il là de la littérature pour adolescents, effectivement. Alice a une petite quinzaine d'années et le narrateur est interne. Avec des préoccupation d'ado. Mais pourtant, le paquet de pages et le style d'Aryn Kyle ne s'apparente pas vraimentà Riika Ala-Harja qui, elle, en effet, écrit des romans pour jeune ados qui on compris que Fascination, c'est du vent. J'entends par là des ados qui aiment lire des bonnes choses. C'est une part marginale des ados, mais c'est sans doute à eux que se destine "Le dieu des animaux".

En tout cas, rien de bien prenant. Pas de quoi louper sa station de métro. Mais c'est quand même très intriguant.

16 mars 2009

La vengeance de la pelouse

pelouseQui n'a pas lu Brautigan se doit de le lire. La vengeance de la pelouse en premier lieu, dans laquelle il expose pêle mêle de courtes histoires probablement vécues, et transcrites dans un style très dépouillé, juste assez pour se laisser le soin de replacer une ligne totalement absurde. Prenons pas exemple la description d'une roulote crade sous un ciel gris dans laquelle se confine un bucheron illéttré et retraité ayant pour seul compagnon une créature mi-chien mi-chat honorant les visiteurs d'un "miaouf".
Je reconnais ne pas savoir retranscrire une anecdote comme Brautigan le fait lui même et le réussit, il n'y a que lui pour raconter des faits comme La vangeance de la pelouse, et probablement comme dans ses autres volumes.
On peut aussi vanter ce bouquin comme plongeant son lecteur dans les Etats-Unis des années 1950, comme une série de textes qui se lisent tout seuls, comme un livre de nouvelles, et par conséquent tronconnable et grapillable à souhait, mais la facon dont Brautigan raconte les anecdotes qu'il a vues ou entendues supplante tout autre argument, jusqu'à le rendre superflu. Tout simplement.

14 février 2009

Les milles et une guerre de Billy Milligan

les_milles_et_une_guerres_de_billy_milligan   Deuxième et dernier volet de l'histoire de Billy Milligan, cet homme aux multiples personnalités (24 dénombrées tout de même!). J'avais précédemment écris un article pour le 1er tome dans lequel je tarissais pas d'éloge sur le bouquin. Le deuxième est tout aussi excellent!

   L'histoire de Billy Milligan est une histoire vrai. Bien entendu, Daniel Keyes nous livre une histoire romancé pour nous la faire vivre "de l'intérieur", pour que les injustices et abus des institutions de santé américaine soit vécu comme des injustices et non comme des faits brut de tout sentiments. Comme si  la maladie ne devais pas uniquement être abordé avec une froideur médicale mais aussi, avec le coeur et la compréhension de l'être Humain. Daniel Keyes prend parti et retranscrit les événements du point de vue de Billy Milligan, c'est une dénonciation clair des aberrations, de l'hypocrisie du système psychatrique américain, mais aussi de notre propre ignorance, de la peur y résultant pour ce que nous ne connaissons pas. Car cette peur est utilisé, exacérbé, par les hommes politiques peu scrupuleux et démagogique.

C'est sur ces points que s'appuie davantage cette deuxième partie, peut être moin "psychologique" que le premier tome, peut être plus engagé encore. Le texte est efficace, alternant le récit de billy, et de ceux qui l'ont cotoyer. Pas de longueur dans l'ouvrage.

   A la fin du premier tome, nous savons tout de la maladie de Billy Milligan, son histoire jusqu'à son diagnostic de personnalités multiples et sa première confrontation avec le système médicale. Le deuxième tome raconte les 12 années de la vie de Milligan après son arrestation et son incarcération à la prison hôpital pour malade mentaux criminels de Lima réputés comme l'un des pires existants, c'est "le débuts d'une effroyable descente aux enfers" (4ieme de couv). Combat de Billy Milligan contre le système aberrant, contre l'ignorance et l'acharnement. Combat d'un homme aussi, face à lui même.

L'afghan/Ravhin.

20 décembre 2008

Coupe ton bras

evensonLes quelques pages que j'ai lu auront été rédhibitoires. Je préfère m'abstenir de toute critique vraiment poussée rien que parce que je n'ai pas lu assez de "La confrérie des mutilés" pour dire si c'est trop de la balle ou parfait pour emballer les poissons.
Parce que c'est vous, je plante quand même un semblant de décor. Un privé sort d'une affaire qui s'est mal terminée et au cours de laquelle il a perdu sa main et s'est cautérisé le moignon avec les plaques d'une cuisinière (l'appareil ménager, pas la boniche). Sur cette anecdote, il est recruté pour une nouvelle affaire par d'autres mutilés, qui ont adhéré à une confrérie qui n'est accessible que pour toute personne ayant perdu une parti de son corps. On a donc deux personnes qui viennent chercher le privé chez lui en lui montrant leurs plaies cicatrisées. La quatrième de couverture parle d'un meurtre au sein de la confrérie des mutilés, et je lui fait aveuglément confiance.
Pourtant, j'ai du mal avec ces mutilations, volontaires pour les recruteurs en question, et qu'ils voient eux même comme une nécessité. J'ose imaginer qu'une explication sur les origines et la raison d'être de la confrérie des mutilés est fournie dans la partie que je n'ai pas lue, mais évidemment, je ne peux pas l'avancer vigoureusement et avec certitude.
Pour ceux qui seraient tentés de lire le bouquin, je tiens à vous mettre en garde. Même si c'est plus supportable qu'American Psycho, l'atmosphère qui règne dans le roman est assez malsaine. Autant, le personnage d'American Psycho était plus supportable parce qu'il alternait démence ultra sanglante et vie normale, autant "La Confrérie des Mutilés" se complait dans l'ambiance malsaine. "On se mutile, mais c'est parce que c'est comme ca, ca peut pas être autrement."

01 décembre 2008

Bien accroché

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A l’estomac ; Chuck Palahniuk Folio policier catégorie F10; soit 7.70 euros

J’attendais ce livre depuis un bon moment. Ceux qui on aimé « Fight Club » comprendront pourquoi.
Un livre déjanté, subversif fourmillant de théories sociales ou de point de culture générale génialement exploitées offrant un univers que l’on qualifierait de normal en comparant au nôtre. D’ailleurs c’est le nôtre.
A partir de là les personnages, pures délires fictionnels trouvent leurs juste valeurs. On pourrait les croiser dans un coin de rue. Des tarés monumentaux nourris de tous les travers de la société.
C’est le reflet de ce que nous sommes devenus au contact du monde moderne, et surtout de ses travers qui paraissent si normaux à nos yeux.

Le contexte. Treize personnes se retrouvent enfermés dans une sorte de maison façonnés de décors tous différents, tous décors de théâtre. Leurs noms sont du genre Comte de la Calomnie, Camarade Maussade, Miss America.
Ils ont répondu à une annonce qui disait « retraite d’écrivain » pour trois mois.
En vérité ils ont tous fui quelque chose, une existence sans intérêt, des malheurs, un meurtre. C’est eux qu’ils ont fui, ce qu’ils sont à l’intérieur d’eux-mêmes.
Ils se retrouvent prisonnier d’une sorte de fou. Et c’est là que ça commence.

Encore une fois déçu de lire trop vite. Le syndrome du mangeur de livre.
Encore une fois émerveillé devant son œuvre. C’est génial, subversif, déjanté. Tellement fou que ça ressemble comme deux gouttes d’eaux à ce qu’on peut voir à la télé.
Selon l’éditeur
Un livre de Palahniuk ne se résume pas, c’est déjanté, subversif, incroyablement lucide.

Néanmoins il faut quand même un certain courage pour se lancer dans l’exploration de son univers au travers de tous ses livres. C’est le troisième livre de Palahniuk que je lis. Respectivement dans l’ordre « fight club » « Survivant » et « A l’estomac »

Au même tire que l’on accorde le nom de Dante à l’adjectif Dantesque dans le sens d‘immense, on devrait peut-être dire Palahniesque dans le sens férocement lucide.
Oui je sais, les plus avertis d’entre vous reconnaîtront sans doute un sérieux écart entre ma pensée et cette dernière phrase qui n’est autre qu’une affreuse tournure journalistique de bas étage.
Mais les encore plus avertis reconnaîtront mon humour de la même couleur que le café que j’aime. Noir et sucré. 

Et pour la simple anecdote, une araignée à élue domicile dans la boîte d’aspirine sous ma table de chevet.

23 novembre 2008

Blind Lake et Spin, Un mouuaif et un Génial!

blind_lakeLa critique vient un peu en retard vu que j'ai fini blind lake depuis une semaine et que j'ai déjà dévoré plus de 350 pages de "la chasse au renne de sibérie" (me suis pas trompé. cf mon article précédent sur ce livre).

Bon, pour en revenir au Blind Lake de Wilson, Robert Charles, c'est un bon texte que j'ai aimé lire, mais loin d'être ce qu'il a fait de plus transcendentale. Je vais préciser.  ("Spin", "Les Chronolites" et "Darwinia" sont géniaux).

L'auteur a une écriture très particuliere. Du Charles Wilson ne ressemble pour moi qu'à du Charles Wilson. Dans la plupart de ses romans, le coté "sf" sert surtout de cadre et n'est pas le principal, il sert surtout de mise en situation. Il axera sur une personne (souvent banal, un gars comme vous ou moi, un type ordinaire). Cette personne sera le témoin privilégié, dans un monde qui est le notre, d'un évennement extraordinaire et au départ incompréhensible (mais qui aura toujours une explication scientifique, ou presque). (genre: La terre est subitement entouré d'une membrane à l'extérieur de laquelle, le temps s'écoule des millions de fois plus vite et la terre n'en n'a plus pour longtemps(spin); ou encore; l'europe est subitement recouvert du jour au lendemain par une forêt vierge (Darwinia); ou encore encore, Des chronolites apparaissent au fur et à mesure aux quatres coins du monde annonçant la victoire d'un guerrier, lesquelles victoires auront lieu dans...20 ans! (Les Chronolites); Bref, au départ on se pose une sacré question.

Ca, c'est le cadre. Le fond, c'est l'histoire de ce type ordinaire dans le monde qui se transforme autour de lui.
Ce qui fait qu'on a souvent caractérisé Charles Wilson (et avec raison selon moi) d'auteur humaniste. Vous avez compris, on est loin d'un livre de sf ressemblant à un stars wars ou même à du Hamilton. Pour certain de ses romans, on pourraît penser à la fois à un livre de sf et à un livre de littérature Américaine.

Dans Spin, un jeune garçon (Tyler) regarde un soir les étoiles avec ses deux amis (Jason et sa soeurspin Diane). Puis les étoiles disparaissent. Le noir complet. les satellites retombent sur Terre. On apprend vite que la Terre a été recouverte d'une membrane à l'extérieur de laquelle je l'ai dit, le temps s'écoule très, très, trop vite. Dans trente ans à cette allure, le soleil brûle toutes vies sur la Terre. Là se pose des questions importantes: qui a fait ça et pourquoi? Spin va raconter quelques décennies de l'histoire de l'humanité pensant aller vers sa fin, à travers les yeux de Tyler, qui devra lui, survivre dans ce monde qui se sent condamné. Survivre et sauver les siens. Comprendre pourquoi et garder espoir.
Tyler va constament graviter autour de Jason (devenu un scientifique des plus important et étudiant le Spin, la membrane, cherchant une porte de sortie pour l'humanité) et Diane qui sera elle beaucoup plus tenté par les mouvements religieux (parfois extrêmistes) qui exploseront dès l'apparition du spin. 
  Spin est certainement le plus réussi des romans de Wilson. Celui où le scénario est le plus abouti (mêlant le questionnement scientifique sur le spin, celui de la société dérivante, le destin des différends personnages... très bien développés celà dit en passant, très profond et très humains).

(à l'occasion je parlerai de Darwinia et Les Chronolites une autre fois, si ca vous dit)

Blind Lake (paru en 2005) raconte l'histoire d'un journaliste (et deux collègues) venus dans un centre spatial très particulier. Ce centre, c'est Blind Lake (WWAAOUUUH la surprise!). Dans ce complexe scientifique (comme dans celui de crossbank) les scientifiques, utilisant une technologie quantique qu'ils ne maîtrisent absolument pas, observent de très très lointaines planètes. Le "téléscope" quantique de Blind lake se focalise sur l'orbservation d'un extraterrestre appelé "le sujet" par ces scientifiques mais aussi "le homard" par la presse, dû à sa morphologie.
Le problème, c'est que dès le lendemain de l'arrivée des journalistes, Blind Lake est mis en quarantaine par l'armée, quarantaine qui tourne au drame quand un couple qui tentait de s'échapper est massacré par des drône de combat. Parallélement, "le sujet", qui avait une vie réglé comme une horloge, entreprend un voyage qui risque bien de lui être périlleux. Voilà pour l'histoire.

Dans Blind Lake, on s'ennuie un peu. Les scientifiques, qui n'ont que ça à faire, continuent d'observer le sujet. à la direction, on se demande pourquoi il y a ce blocus. Le reste de la population, continue de vivre presque normalement. Notre journaliste, est logé chez une scientifique (divorcé et ayant une petite fille), responsable du département d'observation du sujet. On sent que ça finira par fricoter. Petit hic, le plus gradé de la base, en l'abscence de hauts responsables (qui étaient à l'extérieur au moment du blocus) se trouve être l'ex mari de ladite scientifique, méchant messieur qui devient le méchant du roman. Ce méchant messieur, veut arrêter toutes expériences scientifiques et arrêter le "système d'observation quantique" truc qu'on ne comprend pas bien, estimant que c'est ce truc qui est la cause de la quarantaine. S'il fait ça, on pourra plus observer le sujet. Et ca ca chagrine notre scientifique et sa fille (qui a un comportement très bizarre... Explication à la fin du roman!). Pis le méchant messieur devient de plus en plus méchant et on fini par se demander: Mais pourquoi est-il aussi méchant? Le pire c'est que la seule justification se trouve être la même que celle de la pub: parce que.
Bref, conflits d'interêts à la base sur fond de quarantaine sur fond de sujet qui agit bizarrement, aussi bizarre que le complexe de Blind Lake et son système d'observation quantique. Tout n'est pas cohérent comme la durée de la quarantaine et le moment choisi pour sa fin. Il y a quand même quelques intrigues qui vailles le coup.

En conclusion je dirai que Blind Lake est un peu léger. Des idées interressantes mais pas abouties. Pourtant au tout début j'ai écrit "c'est un bon texte que j'ai aimé lire" . La réponse à cette contradiction manifeste est que Charles Wilson sait écrire. Bien que le scénario et les personnages connaissent quelques ratés, cela reste agréble à lire. Mais quand l'écriture de Wilson rejoint un super scénario bourré d'idées passionantes à chaque pages, des personnages géniaux, ça donne quelque chose de géniale qu'est Spin.

Pour trouver les livres: Blind lake et Spin ne sont disponibles pour le moment qu'en grand format chez Denoel dans la collection lune d'encre. Les autres existent en Folio sf.

L'afghan/Ravhin.

Darwinia

Les_chronolites

---Darwinia                                                                   Les Chronolites---

18 novembre 2008

Gatsby le Magnifique

gatsby_le_magnifique    Je viens de finir avec une certaine deception et colère Gatsby le Magnifique.
Je dis ça parce que je lis beaucoup trop vite, particulièrement les bons livres comme celui-ci un des meilleurs de Francis Scott Fitzgerald.
Dans mon édition j'ai la chance d'avoir plusieurs notes historiques concernant l'écriture du livre et la situation de l'auteur, un sacré personnage et sa femme Zelda aussi. Un receuil de lettres épistolaires ( cf la classe américaine d'où l'expression lettre épistolaire est tirée ) de Fitzgerald et de Maxwell Perkins, son éditeur, qui décrit l'avancée du roman et le travail de l'auteur.

Edition livre de poche avec une belle photo de George Hoyningen-Huene, pour 5.00 €

L'histoire : puisqu'il faut vous racontez l'histoire est simple.
Nous sommes donc à Long Island, à West Egg où nous découvrons Nick Carraway, vendeur d'action. Il vit juste en face d'un certain Gatsby où chaque soir une fête pleine de rire et d'invités incrustés et de cocktail.
Il va faire la connaissance de beaucoup de personnes, dont une certaine Daisy qui ne laisse pas insensible le dénommé Gatsby.
Gatsby alias Jay Gatz ets un personnage mystérieux. Les plus folles rumeurs circulent à son sujet dans les milieux aisés auquel Nick se fera confronté. Mais c'est envers lui, le narrateur, Nick Carraway, que Gatsby confierait son véritable projet.
Conquérir Daisy, qu'il a quitté cinq ans auparavant pour faire la guerre en Europe.
Aussi lorsqu'il se rend compte que son projet ne verra jamais le jour, la fête s'arrête brutalement.

Un Roman emblématique qui n'a pas rencontré le succés escompté dés sa sortie malgré l'enthousiasme des critiques et de son éditeur qui voyait là son meilleur livre.
Un roman qu'il faut posséder dans sa bibliothèque.
Une écriture fabuleuse qui joue d'images et de métaphore que l'on peut lire selon son envie et qui donnent à l'histoire une toile de fond que je n'ai jamais vu dans un roman.

14 novembre 2008

Ce livre est imprimé sur du papier

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"Pourquoi j'ai mangé mon père". Auteur: Roy Lewis. Editeur: Actes Sud. Editeur en poche: Babel. Prix: 5,50€. Nombre de pages: 172. Papier: offset. ISBN: 2-7427-0844-8. Imprimeur: Bussière. Première édition (Babel): juin 1996. Editeur original: Hutchinson (1960).

"Mais, mais, mais..." êtes vous en train de vous dire "Il se fout de notre gueule à faire passer comme critiques des infos que même notre cortex vomit !" Eh bien vous avez tort de négliger ces infos ! Parce que quand vous irez acheter ce livre, vous aurez peut-être besoin de ces détails si jamais vous tombez ou sur un inculte, ou sur un débutant, ou si vous demandez à un client si vous le prenez pour le libraire ! Alors, merci qui ? Allez, un petit bisou.
Parce que oui, vous allez l'acheter. On ne peut pas passer à côté de "Pourquoi j'ai mangé mon père", l'histoire de l'évolution revue par un journaliste anglais des années soixante. Les questions que se posent les différents personnages, entre l'inventeur fou, chef de la horde des personnages principaux ou bien encore son frère, sorte d'écolo de la préhistoire militant encore et toujours pour le maintien des hommes dans les arbres, honnissant ainsi toutes les inventions étranges et saugrenues de son proche. Honni soit selon lui le feu ou encore -entre autres- le changement radical de l'homme qui devient carnivore, malgré un système digestif inadéquat. Evidemment, ce qui fait la force de "Pourquoi j'ai mangé mon père" est le point de vue très contemporain dont tous les personnages sont affublés; mêlant nouvelles inventions et détails anachroniques, comme par exemple l'impossibilité de prendre une poignée de feu puisque on se retrouve avec une centaine de degrés sur les doigts.
Il est 13:09 (je sais, j'ai trafiqué l'heure de la publication) et je m'apercois avec une terreur toute relative qu'à partir de maintenant, plus j'essaie de parler et de déblatérer sur ce livre, plus je risque de retirer de votre lecture toute la saveur du livre et la surprise que vous aurez à la lecture du texte.
Alors je m'arrête. Et je vous laisse aller acheter chez le libraire en bas de chez vous "Pourquoi j'ai mangé mon père".

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