15 septembre 2011

Parlons de Pascal

Et pour faire écho au post certes plus récent que celui ci, dans la technique du moins, mais en fait antérieur juste pour que vous puissiez le lire avant celui là, je m'en vais, droit dans mes bottes, vous parler de Pascal Garnier. Certes, je n'ai pas encore tout lu, de Pascal Garnier, mais le plus frappant chez lui est la prévisibilité de la construction de ses romans et la faculté qu'ils ont à nous surprendre malgré tout.On est plus, chez Garnier, dans le roman sombre, aux relents glauques par moment. Les personnages sont... [Lire la suite]

18 août 2011

La dernière de l'année

Pour la dernière note de la saison qui se clôture là juste avant que la rentrée littéraire qui approche à grand pas au point d'être déjà là, je vais vous proposer de vous en mettre plein les mirettes. Et même, je vais jusqu'à dire que littérairement, vous allez vous la coller. Il s'agit là d'un auteur argentin décédé il y a une dizaine d'années et qui, selon les argentins eux mêmes, est un des plus grands auteurs qu'ils aient eu (au point qu'ils aillent même le considérer avec autant d'égard que Borges ou Arlt). L'invention de Morel,... [Lire la suite]
22 janvier 2011

Le singe vient réclamer son crâne

C'est épais, velu et très bon. Voilà.Bon, d'accord, je développe, mais c'est bien parce que c'est vous. Il s'agit là d'un auteur russe, goulagué et assigné à résidence à plusieurs reprises mais qui toujours a écrit, et opposant ferme mais pas si vindicatif au régime du père Staline.Alors bon, comme ca, vous voyez sur une couverture Le singe vient réclamer son crâne, vous vous dites quoi ? En voilà un chef d'oeuvre de l'absurde, tiens ! Et bien non. En revanche, chef d'oeuvre oui, et virtuose, aussi (et c'est au détail très terre à... [Lire la suite]
17 novembre 2010

C'est lui

C'est pas le tout de créer un Hall of Fame, mais si on s'en sert juste comme galerie de photos force sera de constater que le tout sera vain.Il y a chez Emmanuel Bove quelque chose qui force au respect, quelque chose qui te pousse, même s'il a calanché il y a un paquet d'années, à ne pas l'appeler juste Bove comme ce qu'on peut faire avec pratiquement tous les autres auteurs et parfois même jusqu'à en oublier leur noms (tiens, Ronsard ou Malherbe, c'est génial mais qui connait leurs prénoms ? C'est comme Bossuet et Beaumarchais,... [Lire la suite]
20 octobre 2010

Adieu Fombonne

Aujourd'hui, Adnihilo parle de qui ? Emmanuel Bove. Encore. Et en plus, il le martèle avec l'air le plus sérieux du monde: il faut lire Emmanuel Bove. Alors que jusque là, je reconnais que je vouais un culte à Montherlant, et ben vous savez quoi ? dans son genre à lui, Bove est aussi excellent que Montherlant, et a en plus un trait de caractère (posthume) qui rend ses textes accorde à ses texte encore plus de charme.Avant la guerre, Emmanuel Bove était un auteur majeur en France, et comme quelques uns, la guerre l'a épargné lui mais... [Lire la suite]
09 octobre 2010

Aftalion Alexandre

Partons du postulat de base assez simple que Bove, c'est toujours bien et utilisons cette pensée comme credo. Maintenant que vous devinez allègrement ce qui m'a poussé à voir ce qu'il y a en dessous de cette couverture, parlons du bouquin en lui même.Comme Les fourmis de la gare de Berne, il est tout fin, et si le premier vous meublera un trajet vers votre lieu de travail, Aftalion Alexandre vous aidera a passer le retour.Il s'agit là d'un homme de l'est, dans les années vingt ou trente, à tendance nomade et qui se retrouve à devenir... [Lire la suite]

11 juin 2010

Mes amis

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29 mai 2010

La ville absente

Cette fois ci, je dois confesser que j'ai longtemps hésité à coller ce post dans la catégorie littérature espagnole, genre dix secondes. Et puis je me suis dit qu'en enlevant tout ce que le texte avait d'argentin, forcément, le texte n'avait plus aucun intérêt.Ne comptez pas sur moi pour pitcher La ville absente, je ne le ferai pas. Non pas parce que ca me fait chier, mais parce que, malgré son épaisseur qui ne le laisse pas présager, le récit est tentaculaire.Le personnage principal est aussi nébuleux que le récit et est pourtant... [Lire la suite]
08 mai 2010

Treize mauvais quarts d'heure

Non pas que je sois familier ou que j'approuve ca, mais ce que tout prof de français banal met dans la tête de ses élèves au lycée concerne les études de textes et oblige tout à chacun à expliquer le titre de tout texte étudié. Rien que pour ces profs (pas tout ceux que j'ai eu mais quand même un ou deux), je me lance: Treize mauvais quarts d'heure parce qu'on a treize nouvelles qui se lisent en un quart d'heure. Voilà.L'emploi de l'épithète mauvais est lui le témoin parfait de l'esprit de Sanchez Pinol et de ses nouvelles. Voilà... [Lire la suite]
15 février 2010

Les derniers jours de Stefan Zweig

Une fois que vous avez lu le titre, vous conviendrez que pitcher ne sert à rien. Mais par souci de précision, mettons quelques brefs rappels historiques.Quand il a vu Hitler au pouvoir en 1933, Zweig s'est dit tous les autres que ca allait puer grave et a préféré, la mort dans l'âme, quitter Vienne. Jusqu'aux quelques mois précédents l'éclosion des roses en 1942 (qu'il n'a d'ailleurs pas vu), il s'est essayé à la vie en Angleterre et aux Etats-Unis avant de s'échouer au Brésil pour ses six derniers mois.N'allez pas vous figurer un... [Lire la suite]