07 septembre 2012

Déliquescence de quoi ?

  On retrouve toujours le même type de texte, non pas dans le contenu, mais dans la qualité (ou les) et dans les attentes qu'on place en eux. On a ceux qu'on attend, ceux qui nous rebutent et ceux dont on se fout; ceux qui s'avèrent bons, le fades et les daubes; les bien écrits sans intrigues ou les histoires géniales mais écrites avec les pieds; l'alliage thème+traitement+plume+ personnages+construction+dialogues; la présence de l'audace ou son absence qui laisse un bon nombre de pages vides et fades; le travail éditorial... [Lire la suite]

04 septembre 2012

Où il faut se laisser aller

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les textes en question sont dépaysants. Ou alors, c'est qu'on connait déjà l'Iran, évidemment, mais gageons que beaucoup de lecteurs parviendront à s'évader avec ces nouvelles. Des petits nouvelles, donc, qui décrivent calmement et poétiquement quelques scènes de la vien en Iran. On n'ira pas chercher des intrigues particulières ni des constructions recherchées, il s'agit de ce genre de textes calmes où il suffit au lecteur de se laisser porter par le rythme et les personnages pour se détendre et... [Lire la suite]
01 septembre 2012

Où l'on découvre que décidément, elle a l'art de la joie

On va commencer l'année en bafouant le principe du On-garde-le-meilleur-pour-la-fin, et on va directement entamer la rentrée littéraire par le top du top. Attention, attention, je vais vanter un bouquin que je pose déjà comme le meilleur de la rentrée, mais je confesse aussi que les lignes que vous lisez ici avec une déléctation certaine datent de juin et que c'est là la première nouveauté de la rentrée que j'ai lu. Popurtant, n'y voyez aucun foutage de gueule, pour détrôner Goliarda Sapienza de ce piedéstal où je la place, faudra... [Lire la suite]
22 août 2012

Bylines (2)

  En effet. Je me prends d'affection, voire d'admiration, pour ce folklore russe et ces mythes fondateurs. Et même, ce qu'Elli Kronauer qu'on appelle aussi Antoine Volodine (et vice versa), apporte à ces légendes et les alimente comme Chrétien de Troyes, Richard Wagner, Michel Rio ou Alexandre Astier ont alimenté la légende arthurienne.Pour arriver à Ilya Mouromets, parce qu'il est dans le titre ce n'est pas pour rien (transition de haute volée, dites donc), quittons Sadko à Novrogord et suivons Ilya de Mourom à Kiev. Ilya est... [Lire la suite]
17 août 2012

Le pourquoi, le comment, et le reste

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Une femme avec personne dedans n'est pas une lecture d'été. On est pas du tout dans le style plage et crème solaire indice machin. Remarquez, on y trouve pas non plus de gamins en anoraks barriolés qui se roulent dans la neige, ni cerisier fleuri, ni douceur pluvieuse de rentrée. C'est un peu intemporel, ce texte finalement. Il se lit à des périodes précises mais non définies, et ne prend place nulle part. Pour être moins évasif, il s'agit de l'identité. Chloé Delaume se pose elle même la... [Lire la suite]

15 août 2012

Eros fakir

La formule que j'utilise ici comme titre ce ce post (admirablement brillant, je le sais par avance) n'est pas de moi. Je ne connais Richard Garzarolli que par la quatrième de couverture d'Un train peu en cacher un autre, mais je suis sur qu'il ne me tiendra par rigueur de cet emprunt qui me servira comme à lui à défendre un recueil qui nous a tous les deux séduit.Parce que force est de constater qu'on est pas trop de deux pour parler de ces nouvelles, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne son pas facile à décortiquer. La... [Lire la suite]
12 août 2012

Bylines

Parce que l'envie m'en prend et que la découverte d'une info m'a pas mal surpris et enthousiasmé, je vais vous embarquer vers ailleurs. Au détour des rayons d'une librairie en faillite et de livres bradés, j'ai lu au détour d'une page, d'un livre que j'avais acheté en ayant juste vu le nom d'Elli Kronauer, les bardes de Sibérie.Ou du moins, bardes tels que nous, nous envisageons la musique gauloise et sa tradition orale. Parce que cette tradition orale a survécu là bas, dans ces régions pas commodes, jusqu'au début du XXe siècle,... [Lire la suite]
09 août 2012

L'auteur a fait exprès

Encore le genre de texte duquel je n'attendais rien en particulier. Histoire de ne pas être en manque et de se la couler douce quand même, quelques lectures dans lesquelles on a pas trop besoin de s'investir. C'est un peu ca, la lecture de plage, finalement, pas besoin d'aller voir chez des auteurs qui écrivent mal et sans contenu pour pouvoir se reposer. Donc, Suzanne. Loin des daubes et pas si près des joyaux. On a la une petite autobiographie sans doute très académique, l'histoire d'une famille par la voix du seul littéraire qui... [Lire la suite]
06 août 2012

Où l'on voit qu'il n'y a pas de quoi crier au scandale, mais que bon, quand même...

Puisqu'on est en vacances, alons fureter là où on ne va jamais, et éclusons ce stock de bouquins qu'on a acquis et relégué dans un coin sous prétexte que finalement, on ne croyait plus au contenu. Et puisque Tuez-moi s'est avéré être, finalement, une bonne surprise, pourquoi pas Tito est mort ? Donc, on y va. Comme les Fitzgerald avec lesquels je vous bassinais en juillet et comme un recueil qui sortira en septembre, il s'agit de nouvelles (et si je me suis enfermé dans ce genre, c'est bien parce que je n'ai pas fais exprès). Un peu... [Lire la suite]