07 août 2009
Los Tigres del Ring
Dans un premier temps, je me suis
étonné de voir ce bouquin classé dans le rayon Beaux-Arts. Un livre sur le catch, même si le catch est scénarisé,
même si le catch se rapproche plus du théâtre avec des cascades que de la compétition
acharnée, devrait être classé ailleurs. Pourtant, à la réflexion, si le catch
se rapproche de la scène, une place dans les arts du spectacle n’est pas si
absurde.
D’autant plus que même si Jimmy Pantera revendique ce livre comme une histoire de la lucha libre, on peut se dire que Los Tigres del Ring sera à la lucha ce que L’histoire du théâtre dessinée d’André Degaine sera au théâtre plus conventionnel.
Une fois ouvert, le livre se
révèle plus comme un recueil de photos et d’images, de couvertures de magazines
et de captures de matches que comme un vrai manuel d’histoire du catch (dont l’édition
française ne s’est toujours pas équipée, d’ailleurs). On y retrouve à peu près
tout le monde depuis les anciens temps, lorsque chez nous, Lino Ventura s’illustrait
encore, et Michel Simon aussi, quelques années avant. On revoit El Santo,
évidemment, Blue Demon, Docteur Wagner, Los Brazos, la Ola Blanca, Blue Pantera, Villano II,
et il ne manque que la toute dernière génération, celle de Super Crazy, Rey
Mysterio et tous les exilés de l’autre côté du Rio Grande.
Comme histoire de la lucha, on repassera, malgré la valeur non négligeable du répertoire à souvenirs de tout fan de la lucha, de celui qui en a vu passer, les lutteurs masqués. Pour ceux qui ne connaissent pas si bien la lucha que ça, comme moi, la valeur historique est moins présente, même si on a l’impression de feuilleter des albums photos retracant l’histoire d’un monde qu’on connaît, mais d’une époque qu’on était pas là pour voir.
02 juin 2009
La folie des parapluies
En ce moment, le comte ne lit plus rien. Il a décidé de sortir un peu, d'aller au ciné, aux expos.
Du coup une idée lui est venue, celle de parler des expositions, parce que je bosse dans le domaine du livre d'art, je me dois d'informer les clients sur les expositions en cours.
Voir l'Italie et mourir. Musée d'Orsay.
Si vous avez moins au 25 ans, ce qui est mon cas, vous paierez 1.50€. Vous ne rêvez pas. Par contre galère pour rentrer et un peu complexe. Mais la salle climatisée et les charmantes hôtesses contribuent largement au bien-être du visiteur que j'étais venu voir l'Italie et mourir.
Le catalogue d'exposition est très bien documenté. Magnifique. Tellement bien que dans mon rayon on l'a tous acheté. Je vous conseille vivement de suivre l'itinéraire peinture, photographie et sculpture. Cinq semaines que je voulais la voir, j'ai enfin réussi.
Bon certes il est un peu cher, comptez environ 30€. Mais il vaut largement le coup.
Vous êtes transportés vers l'Italie du XIXe. Tant sur les fouilles de Pompeï que dans les barricades de Garibaldi.
La toute dernière toile vaut vraiment le coiup d'oeil, je suis resté planté devant près de 15 minutes.
Ecoutez le Comte et allez-y. Vous verrez, peut-être, comme moi de sublimes italiennes se remémorer leurs souvenirs de Naples. Et comme disait Goethe, " Voir Naples et mourir "
D'ailleurs à ce sujet je ferais peut-être un catalogue de ma visite de Venise, l'inoubliable et somptueuse demeure des sirènes.
24 avril 2009
une plongée dans le XVIII
Monsieur Cavalier s'est plongé dans la lecture des souvenirs d'Elizabeth Vigée Le Brun.
Elizabeth Vigée Le Brun, souvenirs 1755-1842 chez Taillandier au prix de 25.00 €
Travaillant dans le secteur des beaux arts, il était temps que je m'intéresse au monde merveilleux de l'art. Je cultive mon rayon et ma culture par la même occasion.
J'ai exploré Titien, le Caravage, Leonor Fini, Édouard Hopper, Vuillard. En plus des autres connu déjà de par ma curiosité artistique qui naquit avec mon apprentissage du dessin.
En bref, il s'agit d'un recueil de lettres envoyé à la princesse Kourakine ainsi que de ses souvenirs sous forme de journal disposé en chapitres. La période couverte va de la post-révolution à sa mort en 1842.
Elizabeth Vigée Le Brun, connue pour ses portraits au pastels des membres éminents de la cour, notamment, elle fut favorite de Marie-Antoinette.
L'intérêt du livre, hormis une plongée dans le monde du 18ème siècle, réside dans cette plongée. L'on suit avec passion la vie de cour bouleversée par une révolution mal fagotée qui a fini en eau de boudin.
La plume est bonne, légère, le style classique enivrant ( en tout cas sur moi ) Vous trouverez des notes en fin de livre fort bien documentées, comme ça on n'est pas perdu sur qui est qui.
Même si le pastel c'est pas trop mon truc je dois dire que j'ai été touché par sa sensibilité, c'est un peu innocent, un peu naïf.
La vie de cour a de quoi fasciné mine de rien.
Le livre plaira surtout aux amateurs d'histoires de cette période plus qu'aux amateurs d'art. Néanmoins j'ai eu plaisir à feuilleter ce livre, elle y témoigne d'une sensibilité artistique qui aidera sûrement l'amateur d'art peu éclairé que je suis.
La peinture, le théâtre, le chant, la musique. On passe sur tous les plans.
Comme il vous plaira messieurs et mesdemoiselles.

