12 décembre 2009
L'Etoile de Pandore tome 1
Changement de cap pour moi dans la SF. Renouer avec les premières amours littéraires ne fait pas de mal.
L'Etoile de Pandore, tome 1 Pandore abusée. 9 euros ( 4 tomes en tout chez la série poche de Bragelonne )
De Peter F Hamilton.
En gros de quoi ça parle :
L'humanité à bien progresser en l'an 2380, bénéficiant de la réjuvénation qui permet de vivre plusieurs siècles ou encore du voyage interstellaire par le biais des trous de ver. Le CommonWealth, sorte d'entité politique et industrielle s'est développé en une société tranquille. Les colonies s'étendent et les extraterrestres sont tous paisibles et intégrés aux colonies.
Un jour, ou peut-être une nuit, un astronome d'une petite planète découvre un fait stupéfiant, la disparition d'une étoile, comme ça pouf ! aucune étoile ne pouvant s'éteindre en quelques heures, il vérifié d'abord ses observations d'une autre planète ( CF la vitesse de la lumière ) et constatant la véracité de ses dires il en fait part au commonwealth. Celui-ci décide de construire un vaisseau plus rapide que la lumière pour enquêter...
Et moi j'en suis là, avant la construction du vaisseau.
Pour le peu que j'en ai lu et bien j'ai plutôt un avis positif. La construction des personnages est rythmée, étoffée, ils sont crédibles. Le style ne manque pas d'humour même si le descriptif j'y adhère pas des masses d'habitude là je suis plutôt emballé.
Le style à la pêche, les personnages nombreux, les intrigues un peu disparates pour le moment.
Mon avis est donc loin d'être tranché.
Mais ça démarre bien.
Bon je peux pas encore en dire grand chose mais je pense qu'au vu des critiques entourant la série, pour une fois bragelonne remonte la pente au niveau publication. Les début de Bragelonne étaient prometteurs et ils sont choisi de continuer sur la même vaine éditoriale barbante au possible ( mais ça c'est mon point de vue ) alors qu'ils ont des perles ( Mathieu Gaborit par exemple )
De même l'auteur n'en étant pas à son premier coup d'essai, écrivain depuis 1987, dont certains ont pu notamment lire le cycle l'Aube de la Nuit.
La suite au prochain épisode.
08 octobre 2009
Nous les robots!
Ayant depuis longtemps terminé le cycle de Fondation et alors que je ne vous ai toujours pas fait la "critique" des tomes 4 et 5, je vais néanmoins vous toucher un mots sur les 520 premières pages de ce livre. Plus précisément, de la première partie intitulé "Nous les robots". Le reste, je ne l'ai pas encore lu.
Cette partie rassemble 33 nouvelles de robots écrites par Monsieur Isaac. Je me dois de vous dire que si vous avez aimez ses romans, vous adorerez ses nouvelles. Je dirais même qu'elles sont meilleurs, tant son style clair et efficace s'y intègre bien. Tant le message qu'il veut nous faire passer, atteint son but. Dans sa préface, Jacques Goimard commence par ces termes:
"La quintessence d'Asimov, c'est la clarté. Son écriture est si transparente que l'on ne la voit pas. Ses exposés sont si limpides qu'on n'y perd jamais le fil. Avec lui, rien n'est opaque, impénétrable ou rebutant. Toute son œuvre est un monument à la déesse Évidence. Il est le parfait héritier actuel d'une tradition culturelle éminente: la lumière grecque, la sérénité goethéenne, la pureté bien ordonnée des grands classiques français [...]."
Asimov aime la Science et la robotique. A chacune de ses nouvelles, il explore et développe une thématique, une idée. A la fois pour nous émouvoir et nous apprendre. Il est le père des "robots" et a voulu les comprendre. La question des robots dans notre société l'interroge. Les trois lois, que vous devez tous connaître:
1) Un robot ne peut nuire à un être humain ni laisser sans assistance un être humain en danger.
2) Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par les êtres humains, sauf quand ces ordres sont incompatibles avec la première Loi.
3) Un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection n'est pas incompatible avec la Première ou la Deuxième Loi.
A travers ces trois Lois, Asimov invente pour comprendre. Chacune de ces nouvelles sont excellentes, certaines sont meilleurs mais toutes sont géniales! Par ses histoires de robots, c'est le scientifique avide de comprendre et de nous faire comprendre qui parle. Son style est curieux, interrogateur, passionnant! Il sait nous émouvoir et nous surprendre, amener le récit et le suspense. Poser des questions et quelques fois, des réponses...
Les nouvelles sur les robots d'Asimov est LE volume de l'auteur que je vous recommande le plus. Riche, intelligent, il sera vous émouvoir. Ce n'est pas juste de la "sf", mais de la curiosité pour la science, l'avenir, les robots, nos rapport avec eux...
Je vous conseille d'opter pour le volume chez omnibus, certaines nouvelles récentes ne figurent pas dans les volumes de poche. Ajouter à cela les deux romans et cela vous fera moins chère. En plus, le papier est plus beau, car un bouquin comme celui là!... (sourire niais d'un mec épaté!)
Ravhin
25 septembre 2009
Les déportés du cambrien
Acheté plus ou moins au hasard il a y pas mal de temps en occasion dans une librairie dont je tairai le nom (coucou mr le conte et adnihilo...) ce n'est que récemment que,ne sachant pas quoi lire, je me décida de tourner les pages de ce petit livre (à peine 190 pages) dont l'auteur n'est autre que le célèbre Robert Silverberg!
Imaginez que l'on ai rendu possible le voyage dans le temps, à sens unique cependant. Que l'on y envoie dans un passé lointain les prisonnier politique les plus dangeureux, désormais condannés à errés seuls sur une terre dont la vie n'a pas encore quitté les océans...
Imaginez que comme eux, vous soyez désormais seuls et coupé de tout contact avec votre monde, vos amis et sans aucun espoir possible de retour...
C'est ce qui est arrivé à Barrett, désormé roi d'un monde vide. Une petite communaté de déportés s'est organisé, mais la folie les guettes. Et puis arrive Lew Hahn qui n'a rien d'un prisonnier politique. La stabilité instauré est sur le point de rompre...
Publié en 1968, les déportés du cambien explore les thèmes du totalitarisme, des idéaux et de l'engagement, la trahison, la solitude.
Texte émouvant et agréable. Les pages se tournent assez vite. Sans être un chef d'oeuvre, les déportés du cambrien vous procure un exellent moment!
15 juin 2009
Joyeuses apocalypses, dépressifs s'abstenir !!!
Bragelonne a eu la bonne idée de réunir quelques romans et nouvelles d'un auteur français que l'on avait totalement oublié. Jacques Spitz (1896-1963). Joyeuses apocalypses réunit trois romans: La guerre des mouches (1935), l'homme élastique (1938) et la guerre mondiale numéro 3, jamais publié, du moin en france. Les six nouvelles, assez courtes (normal me direz vous, c'est des nouvelles) complètent ce très bon livre.
Dans joyeuses apocalypses, n'espérez pas voir de happy end. Ca finit mal et même très mal. Très cynique et pessimiste, on dit de Jacques Spitz qu'il est influencé par le surréalisme et par H.G.wells.
Pas d'espoir donc pour l'humanité, mais une écriture très agréable! Dans sa postface Joseph Altairac parle d'écriture précise et élégante penchant pour la dérision et capable de faire surgir des images très fortes. Je suis totalement d'accord. J'ai lu la guerre des mouches en une journée, idem pour l'homme élastique, captivé par ces récits apocalyptiques. Imaginez! Nous sommes dans les années 30 et subitement les mouches déclarent la guerre à l'humanité! Superbe tableau satirique et très drôle de notre société et de la science (On y voit des mouches se fabriquer des manteaux en laines pour allez conquérir les pays européen et du nord. Vous vous rappellerez vos cours d'SVT du lycée et les découvertes sur les gènes par l'étude des mouches drosophiles). Le jeune scientifique Jules-Évariste Magne nous décrit cette lutte vouée à l'échec.
Les autres récits sont dans le même genre. L'homme élastique est également une véritable satire de la Science et de la société. Le docteur Flohr réussi l'exploi de compresser l'atome. Au départ une découverte servant les militaires, elle devient rapidement accessible au grand publique. Si au début tout se passe bien, c'est pour mieux dégringoler ensuite, c'est le véritable chaos et écroulement de la société! Très pessimiste mais très drôle, les scènes décrites frisent le ridicule ou la parodie et c'est un régale!
La guerre mondiale numéro 3, toujours pessimiste et satirique, raconte le conflit américano-russe. récit d'une course à l'armement de plus en plus fou. Là encore l'exagération sert la critique de l'auteur.
Vision très noir de l'humanité, de son avenir, de la science comme étant capable de résoudre tous les problèmes...mais très drôle aussi! D'autant plus que l'on se projette dans les années 30 avec un chauvinisme français très caricaturale face au teuton voisin, il y a une scène très drôle à ce sujet dans la guerre des mouches mais je ne vous en dit pas plus... Un pessimisme beaucoup comparé dans la postface à H.G Wells.
Bonne lecture!
Ravhin/l'Afghan.
13 juin 2009
Fondation, c'est trop bien !
Fondation et empire, troisième et dernier tome de la saga écrit au début des années 50 (les tome 4 et 5 sont écrits bien plus tard) et ce qu'on peut en dire de ce troisième opus, c'est qu'il hausse encore le niveau des deux premiers!!
Seconde fondation commence là où se termine le deuxième tome. C'est à dire que ça commence mal pour la fondation. Le mulet. C'est son nom. Inconnu de tous. On ne sait quasiment rien de lui. Et pourtant! Il a conquis presque tout l'univers. Commence alors la quête de la seconde fondation que tous avais oublié. Car même si on ne sait rien d'elle. Même si son existence semble être un mythe créé par Hari Seldon lui même. Le seconde fondation est pourtant peut être la clé pour la chute définitive ou la victoire. Commence alors une course poursuite pour sa découverte et sa conquête. Et puis se pose la question de la seconde fondation elle même. Ennemi ou ami de la première fondation? Pourquoi demeure t'elle toujours caché de la première fondation? Ces questions hanterons nos protagonistes dans la deuxième partie de ce roman.
Il y a du géniale dans ce cycle. Les éléments sont distillés progressivement au fur et à mesure des tomes. Des informations ici et là. Une écriture en apparence simple mais qui finalement se révèle limpide claire et efficace. Au finale c'est un cycle géniale immense et profond, sur l'être humain, la science, qui connaîtra son apothéose dans les 4ème et 5ème tome mais ça j'y reviendrai dans le prochain article. "Asimov, nous dit Jacques Goimard dans sa préface au cycle des robots chez omnibus, est un hommes de science possédé par le désir d'expliquer".
Si vous avez lu les deux premières critiques vous devez vous rendre compte à la lecture. C'est de mieux en mieux. Les amateurs de cycle de sf seront vernies! Pour ma part, je suis comblé! J'essayerai pour la critique des 4 et 5ème tome (que je ferai en une fois vu qu'ils sont indissociables) de faire une critique plus poussée sur Asimov lui même si j'arrive à trouver le temps. Une chose est sûr, j'étais parti pour découvrir un classique que je n'avais pas encore lu, Asimov m'a convaincu. J'ai même acheté ses premiers livres du cycle des robots!
Ravhin/l'Afghan.
25 avril 2009
Fondation tome II
A l'heure où j'écris, j'ai quasiment terminé le tome III, seconde fondation. J'avoue que ce qui était une histoire intéressante au premier tome, est devenu quelque chose de vraiment excellent!
L'univers déjà passionnant du cycle de fondation prend un intérêt supplémentaire dès ce deuxième tome, car il se passe quelque chose qui n'était pas prévu...
Rappelez vous, dans le premier opus nous avions vu que le grand Seldon avait créé sa fondation pour raccourcir le temps de chaos après la chute de l'empire galactique. Sa fondation repose sur les principes scientifique de la "psychohistoire" (je ne reviendrai pas sur la définition de ce terme, reportez vous à la critique du 1er tome).
Dans ce deuxième tome, divisé seulement en deux partie cette fois ci, la fondation affronte dans la première l'empire galactique agonisant. La encore Asimov exploite à merveille les difficultés interne d'un empire en déclin, ou en mutation dirons nous. Ce récit fait échos à mille récits d'histoires des empires qui ont existé sur terre. Des histoires de généraux conspirants les uns contre les autres pour le pouvoir. Des histoires de luttes internes d'influence. Après la religion, la technologie, le commerce, c'est donc au tour de la "lutte politique" d'être le moteur de l'histoire, tel que l'a prévu Hari Seldon dans ses calculs psychohistoriques.
Seulement voilà, la psychohistoire est une science, basé sur des calculs. Le futur prédit repose sur des probabilités. Et voilà que dans la deuxième partie de ce roman, survient un personnage qui va tout boulverser. Le mulet. Doués de facultés hors normes, il va conquérir la fondation et presque tout l'univers. Et ça, ça n'était pas prévu par le plan Seldon. La psychohistoire a ses limites.
Le roman prend un autre tour, moins certain, et c'est d'autant plus génial que l'on est désormais sûr de rien, plus rien ne semble determiné.
Le premier tome était une introduction, une démonstration des talents scientifique d'Hari Seldon. Le tome deux remet tout en cause. 300 ans après la création de la fondation l'univers est en danger, son futur semble compromis. Ce deuxième opus est certainement plus passionnant à suivre que le premier. D'une part on s'habitue au vocabulaire ( j'avais parlé de rétro-futurisme dans la première critique), d'autre part on change moins de personnages, on s'en imprègne davantage. Enfin, le récit est riche en surprise et rebondissement (surtout dans la deuxième partie), et ça fait plaisir!
Fondation et Empire augmente le niveau du cycle, et ayant quasi-terminé le tome III (Seconde Fondation) je peux vous dire que c'est pas fini!
L'afghan/Ravhin.
15 avril 2009
Un grand classique: Fondation (le rétro-futurisme à l'état pur...hum)
Comme promis, retour à la Sf. Le cycle de fondation était l'UN des grands classiques que je n'avais pas encore lu (les meilleurs étant pour moi Dune de Frank Herbert et Hypérion de Dan Simmons). Mais revenons à Asimov.
C'est ici une toute nouvelle édition (2009) revue et augmentée de ce livre parut en 1951. Une note de l'éditeur précise qu'il manquait auparavant l'équivalent de 36 pages...
Mais Fondation c'est quoi? A part avoir obtenue la récompense du prix Hugo pour la meilleur série de Sf de tous les temps (ce qui se discute un peu, mais il y a un contexte) Fondation est un magnifique Space Opéra. L'empire galactique, en pleine puissance, s'étend sur des millions de mondes habités, mais un homme, Hari Seldon, Psychohistorien, prévoit son effondrement dans trois siècles. C'est là le fil conducteur de tout le roman. Mais un peu d'explications s'imposent.
Qu'est ce que la psychohistoire? C'est un mélange de sciences mathématiques, de psychologie, de sociologie des masses et de quelques autres sciences. La psychohistoire est une Science (une vraie j'entend, calculable et reproductible à l'infini) qui permet de prévoir dans les grandes lignes le cour de l'Histoire (avec un grand H). L'histoire expliqué par les math, par les sciences. Les grands courants née au 19ième et 20ième siècles retrouvent leurs influences ici. Isaac Asimov a une bonne culture Scientifique.
Bref, Hari Seldon prévoit l'effondrement de l'empire, mais il ne s'arrête pas là. Après cet effondrement suivra une période de chaos et d'anarchie pendant plus de 30 000 ans avant la naissance d'un nouvel empire sauf si... Sauf si dans des conditions précises en certains lieu précis, deux fondations sont créés. La période d'anarchie dans ce cas se réduira à 1000 ans seulement.
Fondation est donc le récit de la chute d'un empire, la naissance et le développement d'une fondation censée être la base du futur empire. Dans ce premier opus de la série, le récit est divisé en chapitre, chaque chapitre relate un moment clé de la fondation. Car c'est de crise en crise que l'on saute la lecture, c'est en passant des crises que la fondation se développe. Le premier tome s'arrête environ deux siècles après le début de la fondation. Quatre périodes sont abordées. Quatre crises... C'est les prémices de la Fondation. L'empire n'est pas encore mort, on l'entend toujours, au loin...et les royaumes de la périphérie s'enhardissent...La fondation est encore fragile...
Et c'est le côté génial d'Asimov et de son cycle de Fondation, prévoir et expliquer l'avenir, non sur d'antiques prophéties, mais sur les connaissances scientifiques connues (et parfois peu connues!!) en 1950. C'est le grand roman de l'humanité abordé par la Sf. On a tout, le rôle du commerce, de la religion...dans la création d'une nouvelle société, mais on aborde aussi la stagnation d'une société décadente.
Même si pour l'écriture, Asimov est bien moins doué qu'Herbert ou Simmons, le lire aujourd'hui donne une impression de "rétro futuriste" (ou futurisme un peu rétro, prenez l'expression que vous préférez), un mélange de moderne et d'ancien. Ça date des années 50 et ça se ressent un peu pour des petits détails: Par exemple la propagande de l'empire est faite par un journal 'les nouvelles impériales", l'utilisation faite de la notion de l'atome, de l'atomique (En 50 la Russie n'a pas encore l'arme nucléaire mais les USA...) ...enfin tout ça mêlé à un contexte futuriste donne ce petit effet "rétro-futuriste" (j'invente des termes classes aujourd'hui!!).
En tout cas, pour tout ce qu'Asimov a apporté à la Sf, le cycle de fondation est à lire pour tous fan de Sf qui se respect!
Ps: des rumeurs de films prévus courent: http://blog.lefigaro.fr/hightech/2008/07/la-fondation-dasimov-bientot-a.html
L'afghan/Ravhin.
Vous aurez une critique du tome 2, Fondation et empire dès que je l'ai fini.
13 février 2009
L'exploration de l'étrange
J'ai acheté ce bouquin il y a quelques mois mais ne l'ai finalement lu que récemment. Et bien c'est génial! Il traînait sur une table sur laquelle était représenté un panel de livre de sciences fiction orienté "space opéra", à la librairie du Furet du nord à Lille. Table très bien faîte d'ailleurs mélangeant des livres anciens et récents se faisant échos. J'étais pas venu pour acheter mais pour 4,80 je me suis dis "aller!"
Faut il présenter l'auteur? Arthur C. Clarke c'est un monument de la Sf, autant qu'Asimov, Frank Herbert ou encore Dan Simmons. Il a raflé tous les prix il me semble. Pour ceux qui connaissent moins la Sf, c'est lui qui a coécrit le scénario 2001 l'odyssée de l'espace avec Stanley Kubrick.
Rendez-vous avec Rama c'est l'exploration de l'étrange (dixit mon titre) avec une écriture particulière, un peu ancienne mais pas du tout désagréable. Au contraire même. Des cours chapitres, rythmant l'avancée de l'exploration et les découvertes. Mais quelle exploration au juste? En 2130 l'humanité a colonisé le système solaire et les planètes comme mars, mercure et les autres, possèdent leurs propre gouvernement. Mais voici qu'un objet est détecté au loin par les radars et télescopes. On le prend tout d'abord pour une comète mais non, c'est un Cylindre parfait long de plusieurs dizaines de kilomètres se déplaçant à la vitesse négligeable de 100 000 km/s... La visite d'extraterrestre? Mais Rama n'émet aucun signal, rien. A la vitesse à laquelle va rama, il aura bientôt quitter le système solaire. on ne peut que dépêcher d'urgence une équipe se trouvant dans les parages pour visiter rama. L'exploration commence...
Dans rendez vous avec rama, pas de batailles interstellaires, pas de menace (a priori...) imminente de guerre interstellaire. Non. Mais plutôt l'apparition de quelque chose que l'on ne comprend pas. D'où vient rama? D'après sa trajectoire cela fait des millions d'années qu'il voyage a travers l'univers... Lorsque l'équipe arrive à son bord, c'est la stupéfaction le cylindre est creux, mais sur ses parois c'est un véritable monde en miniature qu'ils découvrent. Mais un monde de silence et de non-vie. Les astronautes vont alors tenter de percer le mystère de rama.
Rama étonne et pose plus de questions qu'il n'en résouts puisque l'Humanité est face à une culture qu'elle ne comprend pas et qui la dépasse. On est plongé dans une ambiance étrange, je pense à des films comme "Sphère" de Barry Levinson par exemple (le côté horreur en moins tout de même), mêlant avec un sentiment de solitude l'exploration, le danger, l'incompréhension, l'étonnement et l'aventure. Car à mesure que rama se rapproche du soleil, des phénomènes étranges surviennent.
Rama nous laisse sur notre faim. Ou plutôt, on voudrait poursuivre le récit. Suite qu'Arthur C. Clarke a écrit avec Gentry Lee en 1989 soit 16 ans après le premier rama!
Actuellement 4 tomes composent la série: 1) Rendez vous avec rama 2) Rama II 3) Les jardins de rama 4) rama révélé.
Petit hic des éditions J'ai lu, les tome 2 et 4 étant épuisés, l'éditeur a ressorti une version intégrale en deux tomes. Le premier contenant donc Rendez vous avec rama et rama II. Le deuxième les deux suivants. Seulement voilà, chacune de ces intégrales est au joli prix de 23 euros... soit 46 euros pour le cycle en entier! Lorsque les tomes étaient vendues séparément les prix étaient les suivants: tome 1: 4,80 euros tome 2: 7,60 euros tome 3: 7 euros tome 4: 8 euros.
Faîtes vous même le calcul et vous arriverez à la même conclusion que moi: achetez les en occaz!!!
L'afghan/Ravhin.
26 janvier 2009
Les Monades Urbaines
Ecrit en 1971, "les monades Urbaines" est composé de plusieurs textes. Ils furent d'abord publiés séparement en France sous une forme sensuré (des passages choquaient les bonnes moeurs). Ils sont ici réunis en intégralités.
Dans le futur, le problème de la surpopulation a été réglé. L'humanité a édifié de Gigantesques monades et désormais, 70 milliards d'humains peuplent la surface de la Terre. Ces hommes et femmes vivent le bonheur, la totale liberté sexuelle, la joie de procréer continuellement. La jalousie, la possession, sont comme d'autres vieux sentiments abandonnés et proscrit. Dans leur monade, ils vivent l'utopie, enfin! celui qui en doute est soigné, celui qui est incurable est exécuté et recyclé. Chacun l'accepte, le comprend. Il en va de la stabilité.
De ce monde idyllique, Robert Silverberg (je vous ai déjà parler de lui) va à travers sept court chapitres nous dresser le portrait d'hommes et femmes, des gens banals, habitants une de ces monades. Il y a Mattern, fière de sa cité et qui accueille un visiteur de vénus vivant encore à la façon pré-monadial (comprenez comme notre monde actuel). Seulement un problème se passe pendant la visite, le monde parfait montre une tache. Il y a aussi Jason l'historien qui fait l'expérience de sentiments proscris. Ou encore Micael, qui rêve de la terre du passé. Et puis Siegmund, jeune, talentueux, ambitieux, promis aux plus hautes fonctions de la monade. Siegmund va bien. Mais, quelque chose cloche...
C'est prouvé depuis longtemps, Silverberg a le talent. Ici par des tranches de vie, il nous décrit un monde terrifiant, pourtant humain. Nous sommes ces pièces pas toujours bien réglé d'une machine implacable qui prcocédera aux réglages nécessaires. Silverberg explore l'être Humain: Les pulsions, les sentiments, la question du contrôle, l'organisation, la vie en société, son conditionnement, l'utopie. On pourrait presque croire que l'auteur ne prend pas parti. Et qu'il se contente de nous montrer, nous laissant juger. Différend D'un 1984, critique claire et affiché du totalitarisme.
C'est pas long, très agréable (tout en étant terrifiant), et ça fait réfléchir.
L'afghan/Ravhin.
24 janvier 2009
Un Clarke qui Claque! (Waouh! ça c'est du jeu de mot)
Une fresque magique et envoûtante! Jonathan Strange et Monsieur Norrel est l'un des meilleurs romans de fantasy qu'il m'ait été donné de lire. Rien que ça. Prix Hugo 2004, ce roman a reçu les éloges du Times Magazine et de tas d'autres dont Courrier Internationale... Et c'est mérité! 10 ans a fallu à Susanna Clarke pour écrire ce livre. Un très très grand livre.
J'ai lu quelques part, je ne sais plus où, que ce livre était un conte pour adulte. C'est pas faux. Dans l'Angleterre du début du 19 ème siècle (L'Angleterre est en guerre avec la France de Bonaparte), la magie a disparu depuis plusieurs siècle déjà. Quelques sociétés de magiciens existent toujours, mais ce ne sont que des magiciens théoriciens et aucuns ne sais pratiquer. Puis arrive Mr Norrel, homme de la bonne société qui a vécu jusqu'à présent reclu mais dont l'ambition est de restaurer la magie en Angleterre.
Mr Norrel va éblouir son pays et sera sollicité par les plus grands! Il fera connaissance de Jonathan Strange, premier magicien à impressionner Norrel et ensemble, les deux hommes vont accomplir les plus grands exploits de magie depuis des siècles!
Mais voilà, les deux hommes sont radicalement différents et n'ont pas la même vision de la magie, Jonathan Strange se met à pratiquer ce que Norrel appelle: la Magie Noire. Les deux hommes auparavant amis, sont désormais ennemi. Aveuglé par ce conflit, ils ne remarquent pas qu'un ennemi plus terrible encore, fait son apparition et menace toute la magie, mais aussi ce qu'ils ont de plus chers...
C'est une oeuvre pointu et abouti. Une écriture comparée à Jane Austen et aux écrivains du siècle dernier. Une écriture agréable qui concorde complétement à l'athmosphère anglaise et au "Parlé des Gentlemen" de cette angleterre du 19 éme siècle. Des notes de bas de pages illustre le travail de fond de Susanna Clarke pour donner une profondeur à son récit (une règle d'or en fantasy: Ne jamais tout dire, mais avoir tout imaginé). Ces notes ne sont cependant pas essentiels pour comprendre le récit, vous pouvez les sauter si vous le souhaitez.
C'est une fresque fantastique et mythologique incroyable. La destinée de deux hommes qui vont restaurer la magie en Angleterre. La comparaison avec Tolkien n'est pas superflu car pour une fois, un roman aussi grand et qui n'en n'est pas un "copié-collé" ou une copie mal faite (comme il y en a beaucoup, notamment chez Bragelonne), existe! Si ça vous dit, je vous met le lien pour le site officiel du roman: http://www.jonathanstrange.com/ .
Y'a pas à dire, en fantasy, les Anglais sont royals!!!
Ravhin/l'Afghan.

