02 août 2009
Le roman de Violette
Le roman de Violette, la marquise de Mannoury d'Ectot, le serpent en plumes, environ 6.00 euros.
J'ai parlé avec tellement d'enthousiasme de ce livre que mes amies me l'ont quasiment toutes emprunté. Ce qui amène un délicieux souvenir dans la narration de ce post.
Une confidence d'une amie qui me disait l'avoir lue dans son intégralité plongée dans sa baignoire, lumières tamisées à la bougie, musique douce, verre de vin rouge. Elle me confié avoir posé un lapin à son copain de l'époque ce soir-là pour le lire.
Ma réputation était faite à l'époque ( 2006 ).
J'ai beaucoup aimé ce livre. C'est mignon, léger. Idéal pour un voyage qui s'éternise et que vous souhaitez adoucir davantage qu'avec la vue d'une jolie fille jambes élégamment présentées.
( j'aime le train )
Je vous conseille vivement la lecture de cet ouvrage en couple, prenez une situation confortable et chaleureuse, lisez donc ce livre et laissez l'atmosphère se charger du reste.
L'histoire concerne une jeune femme qui fait l'apprentissage des plaisirs charnels en compagnie d'un homme qui verra son intérêt pour la charmante aller crescendo. Mais évidemment dans ce type d'ouvrage qui est plutôt adressé aux salons de lectures entre femmes de l'époque, l'histoire n'est qu'une toile de fond. L'important dans cet ouvrage est le style, c'est mignon.
Oui c'est mignon, léger, très agréable, poétique.
Mais le truc avec ce livre c'est qu'il a une importance dans ma vie non négligeable et que vous trouverez dans le livre. Si du moins vous avez un peu d'imagination. J'en souris encore avec un certain délice à l'évocation de ce souvenir, et de ceux qui ont suivi.
Bien sûr les puritains d'entre vous s'attendront à un frisson érotique intense ( autrement dit la gaule ). Je leur dirais une chose, passez votre chemin. Rien de porno, pas de partouzes explosives, pas d'horribles délires sadiques ou masochistes. Pas d'animaux ni d'enfants.
Bref un roman léger, doux. Idéal pour découvrir les vertus de l'écriture féminine en la matière et non la production actuelle masturbatoire qui hélas fait des ravages.
Sur ce bonsoir chers lecteurs, je dois m'en retourner à mon propre travail. De plus il s'est produit un changement plus que conséquent dans ma vie.
Et ça n'est pas pour me déplaire d'ailleurs. Mais on verra bien.
Le comte, qui samedi soir à fêté joyeusement son vingt-cinquième anniversaire.
24 juin 2009
Du neuf chez les Rififi's
Je suis retombé sur un sacré classique, que la quasi totalité de mes bons amis m'ont fauché pour lire.
Il s'agit d'un des rares ouvrages de littérature érotique dans lequel je replonge de temps à autre toujours avec le même souvenir relativement ( littéralement ) pernicieux et fichtrement plein de sous-entendu.
Je vous en ferais la chronique d'ici peu. Demain probablement plus que ce soir.
J'ai laissé cette catégorie dans l'ombre, maintenant elle va en sortir.
A ce propos, je vous met à contribution. Quel ouvrage souhaitez-vous voir dans cette délicieuse catégorie qu'est la littérature érotique ?
Vous hésitez à l'acheter, à la lire. dites-le moi, je le fais à votre place !
25 mars 2009
Pour changer...
Pour diverses raisons.
Beaucoup de raisons incapacitantes je n’ai poster aucun message, aucune
critique, mettant à peine mon blog à jour, seulement aujourd’hui s’est produit
un événement majeur. Je ne saurais expliquer le pourquoi, vu la banalité de la
chose, mais ça me travaille beaucoup, bien plus que je n’aurais imaginer. L’effet
taloche dans la gueule « secoue toi imbécile »
J’ignore le moteur de ce désespoir
soudain et orageux, mais il m’a fait du bien. Je me sens presque laver d’un
passé qui rattrape le présent. Ombrageux et bien souvent soumis à la colère. Je
me sens haineux ces derniers temps et je n’aime pas ça, d’abord parce que ça ne
me ressemble pas et parce que l’origine tient seulement de ce que j’ai voulu. C’est
une impasse difficile et sournoise.
Mais je sais le remède et m’y
emploie activement. Mes nouveaux projets qui visent le long terme cette fois m’aideront
à affronter cette situation plus que catastrophique contre laquelle je reste
impuissant, soumis, spectateur dépité, découragé. Le temps devient lassitude
dans ce genre de conflit.
Je reviens désormais avec une
multitude de critiques.
Commençons par la section érotisme
qui me tient à cœur. Toujours les premiers amours littéraires…
The New Erotic Photography chez Taschen au prix de 39.90 €
On remarquera qu’il existe
une version moins chère, 19.99 €, qui est en fait une version light mais plus
grande niveau format.
J’ai choisi cette version-là
pour la quantité de photographes représentés.
Ici point de Hamilton, de
Bourdin ou de Newton ou encore de Araki, bien qu’ils soient maîtres en leur
domaines.
Non, dans ce volume, le génial
Jan Saudek, un ersatz de Missy Suicide et ses fameuses suicide girls, Béatrice
Neumann, Craig Morey ou encore Maki Miyashita.
Le concept est simple, un échantillon
du travail de 82 photographes ainsi qu’un bref explicatif du pourquoi de leur
travail, une sorte de questionnaire. Leurs origines, leurs premières
photographies, leurs outils de travail, leur pourquoi de la photographie érotique.
Bien documenté, ludique pour
les amateurs d’érotisme comme moi.
Attractif par son contenu
intelligent. Certes le sujet reste survolé et le livre ne nous présente qu’une
série de coup de cœurs, une sorte de mini encyclopédie, un gros glossaire de ce
qui se fait de fort bon en terme de photographie érotique. Mais l’érudition
passe par l’amateurisme.
Des clichés magnifiques qui
racontent tous une histoire. Je me suis plongé avec délice dans ce livre, que j’ai
eu la chance d’avoir et qui m’a coûté quelques disputes avec ma carte bleue.
Mais quand on distingue l’alchimie,
plutôt qu’on constate l’alchimie entre les modèles et les photographes on est
happé par ce livre. Je reste fasciné par le travail impressionnant mit en œuvre.
Jan Saudek colorie à la main ses photos par exemple, le résultat est stupéfiant,
une ambiance particulière se dégage de son travail, le modèle devient
mythologique, enfin c‘est mon interprétation, l‘histoire qui se dessine dans
mon esprit à chaque vision de ses photos. Miyashita explore avec simplicité la
femme du quotidien. Chacun y va de sa brique pour conduire à la réponse du
mythe de la femme, à la question qu’on se pose tous, enfin surtout moi, au
sujet des femmes qui sont-elles ? Certains se contentent de simplement aimer
les femmes.
Mention spéciale aux capteurs
de regards, aux fétichistes du pied.
Ce livre m’a énormément plu
et le recommande fortement aux passionnés de photo.
Un gros coup de cœur.
01 décembre 2008
Les rêves du train
Le train de 5H50. Gabrielle Ciam, Pocket pour 4.60 euros.
Premier livre de ma série consacrée à la littérature érotique. Pour ceux qui espèrent lire du cul par ennui sous un dimanche bien pluvieux durant lequel la copine ets partie chez ses parents au fin fon du finistère, je veux bien leurs conseiller quelques bouquins, ils n'ont qu'a m'écrire via mon adresse disponible dans la section "auteurs"
Bref, reprenons.
L'histoire, une femme prend régulièrement le train de 5H50, pour se rendre simplement au travail comme quelques autres voyageurs un peu endormis sur le quai sous le froid qui accompagne la fin de la nuit et le début de l'aube.
Un homme qu'elle ne connait pas. Pas plus qu'il ne la connait. S'assoit en face d'elle. Ils sont tous les deux face à l'autre. Pourtant elle le reconnait, et lui aussi la reconnait. Ils ne sont jamais vu. Mais voilà ils savent. C'est un peu trouble, mais un simple geste, une esquisse, une ébauche qui devient une crasse les lient tous les deux. Un simple mouvement de jambes.
Ce train qui n'en finit pas de quitter la nuit pour l'aube, ce voyage long et pourtant si court. quelques voyages suffisent à faire disparaître le doute. Les gestes sont plus assurés, et tout ceci devient un jeu, le jeu de deux corps qui savent quoi se dire, qui veulent dire la même chose.
Une histoire magnifique, peu de mots en vérité. Le livre est court et pourtant il y a énormément de choses là-dedans. C'est touchant et beau. Mais ni romantique ni fleur bleue.
Un gros coup de coeur pour ce livre que j'ai découvert au hasard dans un point relais de la gare montparnasse.
Un livre qui raconte une des histoires que seules les mémoires des trains ont à raconté. Un livre qu'il faut avoir lu, pour qui, comme moi, voyagent beaucoup en train ne serait-ce que pour aller toujours au même endroit.
Je pourrais user et abuser d'adjectifs. Mais je ne le ferais pas. C'est un livre magistral et minimaliste. On se laisse porter par ce roman le temps de faire le voyage. Et bon dieu que je hais le mot fin.

