22 juin 2009
La grande fleur en pamoison
Le Comte est en vacances. Pas de panique ! Il est toujours là. avec une petite nouveauté, c'est le fait de pas avoir à payer pour la connexion. Hé hé !
Mais là. Ô grande surprise en arrivant dans sa chambre qui fut sienne autrefois. C'est l'immense joie et le plaisir de retrouver sa bibliothèque. Tous ses livres, tous lus intégralement. J'aurais souhaité nager dedans et je ne m'en prive pas pour autant...quelle immense délectation.
Tant de livres, tous choisis avec soin et application. Chacun d'entre eux pour un évènement bien précis ( enfin pas tous...) Une bibliothèque parfaite à l'image de ma curiosité, parce que Nerval côtoyant du Manga... De la littérature de tous bords venus de loin.
Ah mes mais, quel délice !
Bon, soyons plus constructifs. Je réserverais quelques-uns des meilleurs pour vous en parler. actuellement je termine Dublinois ou Gens de Dublin ( selon la traduction ) de James Joyce, grand auteur Irlandais de naissance, associé à la littérature anglaise pour des questions historiques et pratiques de mon côté.
Il s'agit d'un recueil de nouvelles. C'est un livre à part dans l'oeuvre de l'auteur. Ici, un style sage et descriptif mais toujours autour des thèmes favoris de l'auteur, tels la jeunesse, l'adolescence, la vie publique. Bon c'est écrit sur la quatrième de couv'. Le concept est ici un simple morceau de vie, Ni début ni fin, seulement un bout de la vie des gens. C'est une lecture raltivement contemplative, il n'y a pas grand chose à décrpyter puisque Joyce s'occupe de la description intégrale, peu de place à l'intuition.
Mais j'ai été étonné, certes la clarté des nouvelles peu s'avérer un peu frustrante, on aimerait parfois découvrir par nous même certaines choses. Joyce ne nous laisse pas ce choix. Mais si vous vous laissez porter par la lecture, la simple lecture, vous y trouverez votre compte. J'ai délibérement souhaité ne pas lire dans ma découverte de Joyce par son plus connu.
C'est un choix personnel.
Mais j'ai été agréablement supris, c'est fluide, sage, calme. A vrai dire, Joyce, aimait Dublin. C'est tout ce qu'il faut voir dans ce recueil longuement interdit à la publication.
Lu intégralement dans le métro, RER et le train qui m'a amené chez mes parents pour mes vacances. J'ai vraiment aimé ce livre. Une lecture sympathique.
Comte
11 juin 2009
Le château dans les livres
Comme promis avant avant-hier selon la date de mon dernier post, je m’attaque à la plus grande et fabuleuse des trilogie jamais écrite par un anglais.
Désolé, la pluie et surtout une sacré migraine m’ont empêché de faire le trajet depuis chez moi jusqu’au point internet qui me coûte 3.90 à chaque fois.
Je vous prie de m’excuser chers lecteurs mais la migraine c’est un peu comme si vous aviez des marteaux dans la tête qui tambourinent, l’enfer dans le cerveau. Les migraineux parmi vous comprendront.
La trilogie de Gormenghast, Phebus pour l'ancienne édition, chez points pour la nouvelle. Prix variable.
Tout se déroule dans un même lieu, un lieu fantastique, onirique, surréaliste. Le château de Gormenghast, demeure ancestrale des comtes de Gormenghast.
L’histoire débute alors avec la naissance de Titus soixante dix-septième comte d’Enfer. L’agitation est palpable au château. La célébration de cette naissance bat son plein, tant dans le domaine que dans le village des sculpteurs non loin, mais je reviendrai sur lui plus tard.
Ce qui fait la puissance de ce livre, ce n’est pas l’histoire en elle-même, elle n’est qu’un prétexte. Ce sont les personnages et le premier d’entre eux, le château et plus exactement le domaine entier. Le lecteur va se promener au fil des salles oubliées et des couloirs vides et noirs en suivant Finelame, le perfide personnage principal.
Il est dérisoire de qualifier les personnages de primaire ou secondaire, car tous ont de l’importance et seront traités de manière égale. Je vous jure que l’on peut entendre les os de Craque l’Os lorsqu’il se déplace. Il est le serviteur unique du Soixante seizième comte d’Enfer. Celui-ci passe son temps dans les livres où il trouve le réconfort nécessaire à sa condition. Et la folie. 
Pour l’anecdote, le personnage que j’aime le plus, pour ne pas dire dont j’étais amoureux, reste Fushia, fille du Comte et sœur de Titus. Elle s’ouvrira au monde par l’intermédiaire de Finelame. Son personnage reste le plus énigmatique et beau que j’ai jamais rencontré dans la littérature, car il s’agit ici de littérature et non de fantasy. Tout au plus du merveilleux, mais c’est pareil. ( cf Todorov ).
C’est tout un monde qui va s’ouvrir à vous au fur et à mesure des pages. Les lois aux origines perdues et rituels auquel chaque Comte est soumis et qui rythme la journée monotone. La Comtesse entouré de chat et d’oiseaux. Les manipulations de Finelame. Le cuisinier Lenflure dans sa guerre contre Craque l’Os.
Le village des sculpteurs lui-même est rythmé selon des rituels précis, comme le festival du château où chaque sculpteur présente son œuvre. Le gagnant voit son œuvre entreposé dans la salle des sculptures, où elle sera oubliée, hormis d’un serviteur qui s’occupe de dépoussiéré l’endroit.
Il y a ce chapitre génial après l’incendie de la bibliothèque du Comte dans lequel le Comte et sa fille sont réunis.
Le traitement des saisons est particulièrement beau. Des pages et des pages rien que dans la contemplation et la fascination du temps qui change, des années qui passent alors que le château reste invariablement le même.
Le premier tome est une merveille, le second est définitivement le meilleur. Titus a grandi et préfère à ses précepteurs faire du cheval dans les bois. Son personnage devient plus important et apparaît plus souvent dans le livre.
Enfin je ne vais pas vous raconter l’histoire. J’espère néanmoins vous avoir donné envie de lire ces livres magnifiques. J’ai délibérément oublié plusieurs personnages tels celui du médecin et de sa sœur.
Quant au troisième tome, méfiance. Je vous conseille de laisser passer un peu de temps avant de la lire, c’est totaleme
nt différent. Je ne vous raconte rien quand à l’histoire mais je vous garantis qu’il est aussi bien que les autres, quoiqu’il traite d’un tout autre sujet.
Le point le plus fort du livre, c’est le style de son écriture. C’est poétique à chaque ligne, un style lyrique pour un lieu baroque. C’est une véritable envolée à chaque page. Pas une longueur. C’est un livre plus que génial, dire ça remplacera n’importe quel baratin.
Aucun doute, Mervyn Peake était un écrivain plus que brillant autant qu’un illustrateur talentueux.
08 juin 2009
Tu iras voir ailleurs si j'y suis
Prémisse de post.
En attente de transcription pour Lundi ou demain soir à la rigueur. Ca fait quatre jours que je planche dessus.
Mon prochain post risque d'être long. Très long. Très très long.
Si avez le courage, le Comte va s'attaquer à la meilleure trilogie jamais écrite par un anglais.
Trois livres, un post.
Le Comte ( what else ? )
28 février 2009
La reine des lectrices
Ne faites pas comme moi. Ne lisez pas La reine des lectrices par accoups, par petits bouts. Lisez La reine des lectrices comme le texte le mérite, d'une traite, sans fractionner à outrance la lecture.
La reine d'Angleterre et des trucs qui lui gravitent autour (comme l'Ecosse, les Galles ou l'Ulster) se prend par hasard à la lecture, happée par un détour anodin dans une bibliothèque ambulante comme les anglais ont la bonne habitude d'en avoir partout. Va alors s'engager les engranages des bouquins, exactement comme pour nous, les Confrères Extraordinaires, et même comme pour toute personne qui lit beaucoup. La reine va découvrir la littérature et ne pas s'en défaire, jusqu'à faire grogner son entourage, du prince qu'elle sort jusqu'à son secrétaire particulier, Downing Street ou même ses anciens collaborateurs sécugénaires.
Si vous n'aimez pas l'humour anglais, je vous recommande de passez directement à l'article suivant, probablement publié d'ici quelques jours. Sinon, demandez à la librairie la plus proche de vous (en ce moment même) le dernier livre d'Alan Bennett. Evidemment, écrit pas un anglais, fallait pas s'attendre à de l'humour latin léger ou pire, l'humour américain dans lequel excelle Jim Carrey dans tous ses films. C'est fin, c'est une petite vanne énorme qui tient en quelques mots, même pas une ligne, au détour d'une phrase anodine, sortie avec une auréaole qui pousse soudainement sur la tête de l'auteur qui l'allonge sur un ton sérieux et un air grave.
L'absurde par excellence. L'essence de l'humour.
