pouyanne-resie-brimborion-le-petit-poney-livre-865985212_MLAujourd'hui, Adnihilo, vachement gonflé, vous fait passer de la morphine au petit poney tout mignon. Ne protestez pas, j'entends d'ici votre argument déplorant un article à propos d'une histoire lue cet été à un enfant de la famille.

Déjà, oui, en effet, mais n'allez pas croire que je vous colle dans les pattes une lecture pour vous faire patienter le temps que je finisse un pavé sur le Débarquement où là aussi, il y aura matière à déblatérer. Simplement, à la lecture et sous les yeux et oreilles du jeune enfant à qui j'ai fait profiter la naissance de Brimborion, le petit poney, un détail m'est venu, comme ca, pouf.
Brimborion a été publié en 1974, l'année où Nixon a trusté toute l'actualité internationale et où fort peu d'autres choses ont réussi à être retenues par les décénnies suivantes. Et Brimborion, en plus d'être un poney fictif, c'est un texte jallonné de plein de termes presque techniques parfois opaques pour les gamins qui composent a priori son lectorat. J'ai donc été contraint d'expliquer pêle mêle les morts hangar, cors, bride, rênes, ruer, slalom, avoie, licol et tout un tas d'autres trucs. Et pendant qu'il s'interrogait sur le licol, je me suis moi demandé quand ce petit bouquin maintenant un peu défoncé avait été acheté et pour qui. Et surtout, si le gamin de l'époque connaissait ces termes là, et si la littérature jeunesse avait décliné ou si au contraire, c'était la culture générale qui s'était mue vers autre chose. Ou peut-être même juste l'époque.
Et en plus de ca, je vais vous frustrer en vous avouant, penaud et contrit, que je n'en ai foutrement aucune idée, et qu'au delà de ca, même, après vous avoir lâché cette pensée finalement plus fugace que l'article dans lequel je la relate, je vais me coller devant une plage de galets pour m'occuper du Débarquement et de la bataille de Normandie pour satisfaire un combo mortel sur ce blog: morphine-petit poney-obus qui déchiquettent des gens.