Calin

Certes, je ne parle jamais de poésie et me contente de vous en livrer quelques unes de temps en temps, sporadiquement et l'air innocent, mais je ne le fais pas exprès.
Ca n'engage que moi (et soi dit en passant, c'est Yeats qui me pousse à écrire ces quelques lignes dont l'intérêt de m'apparait pas évident, mais, ne lui en déplaise, même si je saisis la visée de ce post, il me parait relativement anodin), mais l'atome de poésie est plus riche en émotion que celui qui donne une densité à la prose. La charpente de la poésie est plus exigente et plus complexe, mais l'expliquer et trop la regarder, vouloir en comprendre la construction allège sa charge émotionnelle.

Ca revient à prendre une photo d'un paysage qui vous retourne la tête. L'instant passé devant la mer de nuages se trouve amoindri et claudiquant lorsqu'on se met à penser à en emporter un souvenir et à agir en ce sens.
Ou encore, il est superflu et nuisible à l'instant d'essayer de comprendre pourquoi un câlin par une personne aimée est agréable, il suffit juste de profiter de l'étreinte.
Alors je ne vous expliquerais pas ces quelques poèmes que je vous file quand je veux. Pour une fois, je pense à moi d'abord.