ta_femme_me_trompeOuais. Bon. Je ne sais pas vraiment s'il faut que je m'astreigne à parler de tout ce que je lis (je suis même sur que non, et je ne l'ai jamais vraiment fait, soyons honnête), et par pure je-ne-sais-pas-quoi, je vais vous éviter une lecture.

Parce que c'est très agacant, tout cas. Je sors d'un bouquin qui m'a mis en vacances le temps de la lecture -et Dieu sait que ce genre de texte ne court pas les rues- et comme un con, je me lance dans un Gallimard énervant à force de fadeur et de banalité. Alors oui, ca m'énerve un peu, mais je l'ai cherché. C'est pas que je ne vous aime pas, loin de là, mais ce coup-ci, je ne m'éterniserais pas comme je le fais d'habitude pour parler d'un texte précis. Celui là est arythmique et s'envole n'importe comment après un décollage pourtant pas trop mal.

Il s'agit de David di Nota qui met David di Nota en scène et une enquête sur Claudia Koll, une hardeuse italienne de renom qui, visiblement, tournait dans du porno haut de gamme avant de se découvrir fille de Dieu et de changer de voie complètement, associant les effets de sa notoriété à sa nouvelle mission et la diffusion de la Bonne Nouvelle (aucun rapport avec la station de métro). Le personnage de Claudia Koll, c'aurait été là dessus qu'il aurait fallu capitaliser, investir le style et la matière pour pondre un texte plaisant.
Mais non, David di Nota, le journaliste qui devait écrire un article dessus a été pris d'un accès de flemme et est rentré sur Paris prendre des verres et jouer au tennis avec ses potes parisiens pour refaire le monde et discuter du sexe et de la pornographie comme n'importe qui pourrait le faire en terrasse ou au comptoir de n'importe quel bar.
C'est là que le planeur ne devient ni A747 ni parapente et reste sage avant de trop vite atterir. Ca devient trop linéaire, trop attendu et ca soulève des questions sociétales ni mieux ni moins bien que n'importe qui. Ca soulève des questions déjà soulevées par plein de monde depuis quelques décénnies et trop peu souvent publiées parce que dans le fond, hein...
On sent trop le XVe arrondissement, ni prolo ni friqué mais qui se veut les deux à la fois, l'immeuble cossu persuadé d'être commun, la plume qui n'est ni meilleure ni moins bonne qu'une autre mais qui ne le sait pas encore.
Et c'est très énervant. Ca n'engage que moi, mais c'est très énervant. Alors je vous promets de revenir avec un texte qui donne une matière plus objectivement criticable. Dans un sens ou dans l'autre, on verra. En attendant, et puisque je n'ai rien d'objectif à dire dessus et que mon énervement du sans doute à une plume facile et à une plume autocentrée (pas comme Raphaël Meltz, attention, centrée sur son thème et son exploitation du thème et pas sur son expression), je crois que je vais aller me faire cuire un oeuf.