Le présent post, vous allez tous en être esbaubis, commence comme une anecdote dont l'intérêt n'apparait pas comme évident, et vous le verrez aussi, se termine sur une note plutôt optimiste qui colle parfaitement à la spécialisation du blog.

Je gambadais il y a peu sur la ligne 14 du métro parisien (je passe sur ma provenance et ma destination, c'est justement ca qui pourrait ôter tout intérêt au post) et me suis retrouvé avec le regard sur une demoiselle assise dans la rame qui roulait en sens inverse et qui s'est arrêtée en station à côté de la mienne. Elle était happée par une lecture, un poche, qui avait l'air de la retenir entre ses lignes.
Je n'ai pas eu le temps de voir de quel titre il s'agissait mais je l'ai vu, plongée dans le texte au point d'exclure le monde entier de son attention, puis esquisser un franc rictus après probablement une phrase ou le dénoument d'un paragraphe.

Alors bon, que la lecture provoque des émotions, qu'on se paye une bonne tranche ou qu'on chiale, c'est évident et tout bon libraire y croit, mais le voir, chez une inconnue et aussi fugacement, en ne voyant qu'un livre et un rictus, c'est formidablement formidable.

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