9782221009277FSOuais, bon.

Après, les cacahuètes du dernier article, un verre aujourd'hui. Ca complète l'apéro, mais je vais rester sur les amuses-gueule, hein. Et comme je ne peux pas lâcher comme ca ce genre de phrase, je vais l'expliquer. Pi en plis,je suis là pour ca.

Pourtant, ca commence bien, dans le genre absurde. Et puis faut dire ce qui est, aussi, un auteur russe-soviétique qui verse tellement dans l'absurde qu'il en est publié sous samidzat, ca attire l'attention du lecteur.
Ici, en l'occurrence, un pickpocket désoeuvré, ancien taulard pour vol de croissant du peuple, lassé des portefeuilles et qui se retrouve, pour échapper à une patrouille, devant la dépouille de Lénine. L'idée lui vient, et la nuit même, il se retrouve à en voler la tête. Evidemment, il y a plein de conséquences après, hein, mais c'est le plus volontairement que je tais la suite, vous vous en doutez.

Pour le reste, hein, bon, on va se référer à mon intro (un peu leucémique, certes, mais intro tout de même). C'est une fable, voilà.
La plume ici non plus n'est pas fantastique, et la trame s'étire trop. Elle n'est pas assez dense, en fait, on tombe rapidement dans un enchainement de faits et un rythme qui fait malheureusement trop penser à une tachycardie. Alors, hélas, surenchère d'absurde et de cocasse et très vite, La tête de Lénine tombe dans la farce. On part dans une construction commune autour de laquelle le pataud et le pâteux se prennent à gérer l'intrigue en elle-même, et fort malheureusement, ca la dessert.

Mais, foi de moi, je vous le promets: même si La tête de Lénine n'est pas un texte si intéressant qu'il en a l'air, je reviendrais avec un roman russe plus intéressant. Promis.