bureauAu début, je n'étais pas chaud pour poster quoique ce soit sur les prix. Non pas que ca n'ait aucune utilité, mais c'est juste que ca m'emmerdait de le taper, et comme je suis seul dans la baraque et que je fais ce que je veux, c'est moi qui décide.

Parce que bon, on le sait que tant le Goncourt que le Renaudot ou le Femina (et la plupart des autres prix, d'ailleurs) ne récompensent que les blockbusters et plus souvent les stats qu'ils génèrent plutôt que la qualité. Je ne dis pas que les blockbusters sont les plus mauvais, mais il ne s'agit pas non plus des meilleurs, contrairement à ce que sont censés sacrer lesdits prix.
Et puis que bon, tous ceux qui arrivent ici, volontairement ou pas, ne viennent pas pour dégoter une info sur Manchester United, la dette de la Grèce ou les têtes de delco. Vraisemblablement, vous savez tous qui a été sacré et par quel jury, alors à quoi bon. On peut en parler sous forme de mémo, mais comme personne ne croit vraiment en ces prix ni aux jury qui les représentent et font leur histoire, à quoi bon ? Pourtant, on peut aussi se poser la question de savoir pourquoi tout le monde guette les sacres en question si personne n'y croit.

Et soudain, alors que rien de particulier ne pouvait le laisser deviner, il y a eu les lycéens. Mais j'en reparlerais plus loin, de Carole Martinez, qui a recu le Goncourt des Jeunes Padawans. Force est de constater que, même si les ados sont à un âge inutile, dès qu'il s'agit de décerner un prix littéraire, ils sont largement plus louables que les adultes.

Alors voilà:

Le Nobel: Tomas Tranströmer
Le Goncourt: "L'art francais de la guerre", d'Alexis Jenni, Gallimard.
Le Renaudot: "Limonov", d'Emmanuel Carrère, POL
Le Médicis : "Ce qu'aimer veut dire", de Mathieu Lindon, POL
Le Médicis Etranger "Une femme fuyant l'annonce", David Grossman, Seuil
Le Fémina: "Jayne Mansfield 1967", de Simon Liberati, Grasset
Le Fémina Etranger: "Dire son nom", Fransisco Goldman, Bourgois
L'Académie Francaise: "Retour à Killybegs", de Sorj Chalandon, Grasset
Le Décembre: "Gaston et Gustave", d'Olivier Frébourg, Mercure de France
Le Goncourt des Lycéens: "Du domaine des Murmures", de Carole Martinez, Gallimard

On en est là. Et à l'exception Du domaine des murmures, rien de bien alléchant. Pas de prise de position, ni de surprise (une petite feutrée sur Fransisco Goldman, et encore). Cette année encore, tout est téléphoné.
Quant au Domaine des murmures, j'arrive bientôt avec.