prilepineZakhar est de retour, et hop ! Pour rappel, souvenons nous de San'kia. Voilà.

Ce coup ci, après San'kia qui, je le redis, est une merveille, il nous revient avec des nouvelles, et évidemment, et comme tout recueil de nouvelles, c'est très inégal. D'un autre côté, comme on est tous des gens intelligents, on va essayer de passer outre ces irrégularité du rythme en se disant que, puisqu'il est inhérent à presque tous les recueils, notre attention devrait et va se focaliser sur le reste. En gros, on le mentionne et on passe.

Zakhar Prilepine, et ca saute aux yeux avec Les chaussures pleines de vodka chaude, c'eest une sorte de Ridley Scott, celui là même qui enchaine, après un chef d'oeuvre, un film moins bon. Comparé à Gladiator, Kindgom of Heaven est bien moins bon. Il se regarde bien, il n'est pas désagréable, mais bien en deçà du précédent. Alors, on se racle un peu la soupière et on se demande comment on aurait fait, nous, pour faire mieux que ce moins bien, et on en arrive assez vite à la conclusion qu'on n'en a finalement aucune idée.
Pour en revenir aux Chaussures pleines de vodka chaude, n'allons pas nous imaginer non plus que le bouquin est mauvais, loin de là. Simplement, ce qui donnait à San'kia tout son cachet était l'évolution lente du personnage qui nous permettait à nous, lecteurs, de le connaître avant de le voir évoluer proprement, et forcément, dans des nouvelles qui ne s'avèrent être, finalement, qu'un enchainement d'intrigues indépendantes, on se retrouve avec dessankia personnages qui occupent tout l'espace de leurs nouvelles respectives jusqu'à les régir entièrement et demander un roman pour pouvoir prendre toute l'envergure que la forme de la nouvelle elle même ne lui donne pas.


Mais, Les chaussures pleines de vodka chaude ne sont pas inutiles, et si vous n'avez encore jamais lu de Zakhar Prilepine, commencez par celui ci. San'kia, même génial, est pantagruélique et demande sans doute un apéro pour pouvoir être savouré. Je n'ai pas vérifié les dates d'écriture et ne clame pas que les nouvelles auraient du êtres traduites avant les romans, mais je l'affirme et vous le dis solennellement: pour vous pencher sur Zakhar Prilepine, ce que vous allez faire parce que c'est génial, prenez les nouvelles avant les romans.