carmona"Forcément" vous devez vous dire, "si ca parle de chocolat et si ca se passe en Suisse, c'est forcément qu'Adnihilo va y jeter un bon coup d'oeil". Eh ben oui.


Mais plus encore qu'une histoire de chocolat au titre mal traduit (qui originalement est Sabor a chocolate, ce qui doit donner, et Catalsa m'arrêtera si je me plante, Le goût du chocolat, ou, pour éviter un conflit de titre avec un autre bouquin dans l'édition francaise, La saveur du chocolat. Mais il n'en est rien et le titre, du coup, n'est pas top).
Du coup, maintenant que j'ai fermé cette parenthèse, je vais pouvoir reprendre la phrase que j'ai laissé en plan. Mais plus encore qu'une histoire de chocolat au titre mal traduit, il s'agit là de l'histoire d'une famille, sur près de quatre vingt ans dans lequel on trouve à peu près autant de personnages amoureux, seuls, heureux ou en crise. Plus même qu'une famille, on se retrouve avec l'histoire d'une lignée et des personnages qui gravitent autour et qui ont finalement aidé le personnage central à se construire, qui l'on influencé pour la rendre heureuse à la vue de ce qu'elle est.

Il me faut même vous raconter une petite anecdote là dessus, et j'aurai même peut-être pu commencer par là. En lisant la quatrième de couverture, je n'étais pas certain d'être emballé par un roman dont on dévoile tant de ficelles et d'aboutissements avant même qu'on en commence la lecture, et j'ai du constater, hier soir, que je me retrouvais moi aussi dans la position de celui qui va défendre le bouquin sans savoir comment.
Parce qu'en effet, on ne parle pas d'une intrigue qui prend tout un bouquin comme de celles qui s'étalent sur une vie entière, d'autant plus lorsque de brefs appendices laissent penser qu'il s'agit là d'une histoire potentiellement vraie, probablement en partie. Se retrouver à commenter la vie d'un autre et la faire lire donne une impression assez étrange.
Rien à voir, pourtant avec la qualité intrinsèque de ce texte là. L'écriture, certes, n'atteint pas des sommets de style ni de construction, mais les personnages, eux, sont très attachants et pour quelques uns d'entre eux, on se dit même qu'on aurait bien aimé les connaitre, notamment, pour ceux qui l'on déjà lu, le chocolatier. On peut aussi échafauder un autre avis en se disant que c'est une belle fable et un beau conte des temps modernes, mais dans le fond, voyons bien aussi que certaines partie du textes, si brèves soient-elles, donnent au tout un sens tout à fait autre qui laisse finalement pantois.
On assiste carrément à l'histoire d'une famille qui a suffisamment marqué l'auteur pour qu'un roman finisse par sortir. Même si concrètement, ce n'est pas la nôtre, de famille, on arrive quand même à s'émouvoir de ce qui leur arrive.