mistouflonEffectivement, la lecture de L'année du mistouflon ne requiert pas dix jours entiers. C'est juste que je suis en retard.

Pour vous éclairer sur ce choix de lecture, parce que je reconnais tout à fait son aspect nébuleux, il faut remonter loin dans le temps, lorsque je m'illustrais mollement sur les bancs du primaire. Si mes souvenirs sont exacts, il s'agit de mon année de CE2 et de madame Noël qui nous avait demandé, chapitre par chapitre, de lire le bouquin. Je me souviens qu'à l'époque, les chapitres m'avaient paru certes jouissifs mais de gros morceaux. Aujourd'hui, forcément, moins.

Vu avec des yeux d'enfants, l'histoire est un conte moderne, une histoire de protection d'animal imaginaire fournie de détails croustillants et qui nourrissent l'imaginaire enfantin comme il se doit. Avec ceux de l'adulte, on y voit plus de finesse, des messages et d'autres détails que les yeux plus jeunes ne voit pas.
Ce qui étaye mon hypothèse sur le livre jeunesse (et même sur les films, je ne suis pas sectaire), qui sont aussi bien faits pour l'enfant que l'adulte, et que le contenu, même fixe et inchangé malgré les années, s'adapte à l'âge du lecteur. Donc, ledit contenu est peut-être moins fouillé mais porte plus que celui de la littérature adulte. Elle reste et touche malgré les changement d'âge (et je ne parle pas qu'en années, mais aussi en décennies et en changements qu'elles opèrent sur nous.

Malgré tout, et pour revenir à L'année du mistouflon, je concois que mon point de vue sur ce texte est biaisé par mes jeunes années et par le fait que je l'ai lu avant même que Ravhin n'ai appris à lire. Evidemment, ce genre de texte joue aussi sur l'attendrissement du lecteur adulte lorsqu'il se rappelle d'avoir rêvé enfant en lisant les mêmes lignes.