Paycheck_et_autres_r_cits  Il faudrait plutôt lire sur la couverture: "Paycheck et autres récits". Puisque  ce livre est un recueil de nouvelles dont Paycheck fait parti. Cependant, je ne vous parlerai que de cette nouvelle là vu que je n'ai lu que Paycheck. Non que les autres soit mauvaises mais j'avais prévu d'autres trucs à lire après. De toute manière, la force de cette première nouvelle est telle que ça vaut le coup d'acheter le livre rien que pour elle (ce que j'ai fait en somme).

Paycheck est pile dans la lignée de Minority Report (autre nouvelle du même auteur même si beaucoup j'imagine ne le savent pas. A préciser que le film du 2ième est plutôt une réussite alors que le premier est "une grosse merde", je pèse mes mots et j'y reviendrait).

Je disais donc, dans la même veine que Minority Report. Paycheck est un super polar politique mêlant tension, machination et un brin de "folie-psychose" reconnaissable à K Dick. L'histoire est simple mais terriblement efficace: Michael Jennings est en quelques sorte un génie de l'informatique. Il offre ses services aux grandes sociétés pour des travaux toujours secrets et pour éviter toute divulgation d'information, sa mémoire à cour terme est effacée après chaque mission. A la suite de quoi il reçoit une petite enveloppe $$. Sauf que cette fois, l'enveloppe ne contient que quelques objets sans valeur. Jennings ne comprend rien surtout qu'il semble avoir lui même renoncer à l'argent. Pire, les flics au service de la dictature en place le recherche. C'est le début d'une course contre la montre pour comprendre pourquoi il a renoncer à l'argent et quel boulot il a bien pu faire.

C'est pas long, mais terriblement dense.  A la sauce K Dick, ça donne quelques chose! On exploite de nouveau le temps, les ressorts de la manipulation... K Dick est un torturé du complot et ça rend le texte géniale.

A contrario le film du même nom est une très grosse M**** !!! Réalisé par john woo, là on comprend mieux pourquoi c'est un raté, on ne privilégie plus que l'action et le spectaculaire au détriment du fond, du crédible et de toute l'ambiance "psycho-taré-manipulation étatique" que l'on ressent dans le texte de K Dick. On rajoute même une pseudo histoire d'amour mal ficelé pour rendre un peu moins creux le film et c'est pas gagné.
C'est sûr, john woo et moi n'avons pas lu le même texte.