Vendetta  Avant propos sans rapport avec Vendetta: Étant donné que je n'ai pas publié depuis quelques temps, d'obscures raisons qui ne vous concernent pas, j'ai accumulé pas mal de lecture à publier: La zone du dehors, Damasio ; La vie éternelle, Jack Vance ; La séparation, Priest ; Chroniques de l'oiseau à ressort, Murakami ; Au-delà du mal, Stevenson ; Les visages, Kellerman ; Sentinelle, Bretin et Bonzon ; Sphères, Calvez jean michel ; et enfin un qui date Marche ou crève, Bachman (stephen king)...
Je ne sais pas si l'un de ces titres vous intéresse (voir même pour toi adnihilo), mais faites le moi savoir je ferai un commentaire dessus en premier.

Vendetta: Pour les amateurs de manipulation et de récit de mafieux, jetez un coup d'œil sur Vendetta. Le récit commence fort, un mort, charcuté et retrouvé dans une voiture. Pas d'indice du moins, pas de vraiment compréhensible. Quant on essaie de connaître l'identité de la victime, le FBI rapplique et tout s'enchaîne.
Ce n'est ni plus ni moins que la fille du gouverneur de la louisianne qui a été enlevé, le mort était son garde du corps... Le plus surprenant, c'est que le coupable se rend, il est prêt à dire ou est la fille mais sous conditions: parler à Hartmann, fonctionnaire de l'anti-mafia, et qu'on écoute ce qu'il a à dire...

Dès lors le récit change et prend un tour autobiographique sous tension. De l'enquête d'un enlèvement et d'un meurtre on passe au récit d'un tueur à gage qui semble avoir besoin de se confier. Pendant tout le récit on se pose la question du mobile de Perez. C'est là où le scénario est bien monté, mais que veut Perez?? Pourquoi veut il parler à Hartmann? Autour tout le monde panique, ce que raconte Perez semble gêner certains, à commencer par le gouverneur lui même ainsi que d'autres "personnalités" locales. On peut quand même noté quelques longueurs lorsque Perez retrace son parcours de tueur à gage de la mafia, on voudrait un peu plus d'éléments lié à "l'enquête" mais bon, si comme moi vous aimez ces récits de mafieux (sans pour autant les cautionner) ça passera sans problèmes.

Et puis vient les dernières pages que l'on dévorent, on n'est toujours pas sûr du mobile, on sent un dénouement explosif et bien qu'on commence à deviner une ou deux pistes on ne peut en être sûr. On sent la manipulation à plein nez. En tout cas, la fin est assez dynamique et surprenante pour bluffer le lecteur.

Le récit a commencé fort, il finit fort également! On souffle un peu entre les deux mais au final, c'est un bon polar qu'on dévore en quelques jours.

Ravhin/l'afghan.