Fondation_et_empire   A l'heure où j'écris, j'ai quasiment terminé le tome III, seconde fondation. J'avoue que ce qui était une histoire intéressante au premier tome, est devenu quelque chose de vraiment excellent!

L'univers déjà passionnant du cycle de fondation prend un intérêt supplémentaire dès ce deuxième tome, car il se passe quelque chose qui n'était pas prévu...
Rappelez vous, dans le premier opus nous avions vu que le grand Seldon avait créé sa fondation pour raccourcir le temps de chaos après la chute de l'empire galactique. Sa fondation repose sur les principes scientifique de la "psychohistoire" (je ne reviendrai pas sur la définition de ce terme, reportez vous à la critique du 1er tome).

Dans ce deuxième tome, divisé seulement en deux partie cette fois ci, la fondation affronte dans la première l'empire galactique agonisant. La encore Asimov exploite à merveille les difficultés interne d'un empire en déclin, ou en mutation dirons nous. Ce récit fait échos à mille récits d'histoires des empires qui ont existé sur terre. Des histoires de généraux conspirants les uns contre les autres pour le pouvoir. Des histoires de luttes internes d'influence. Après la religion, la technologie, le commerce, c'est donc au tour de la "lutte politique" d'être le moteur de l'histoire, tel que l'a prévu Hari Seldon dans ses calculs psychohistoriques.

   Seulement voilà, la psychohistoire est une science, basé sur des calculs. Le futur prédit repose sur des probabilités. Et voilà que dans la deuxième partie de ce roman, survient un personnage qui va tout boulverser. Le mulet. Doués de facultés hors normes, il va conquérir la fondation et presque tout l'univers. Et ça, ça n'était pas prévu par le plan Seldon. La psychohistoire a ses limites.
Le roman prend un autre tour, moins certain, et c'est d'autant plus génial que l'on est désormais sûr de rien, plus rien ne semble determiné.

  Le premier tome était une introduction, une démonstration des talents scientifique d'Hari Seldon. Le tome deux remet tout en cause. 300 ans après la création de la fondation l'univers est en danger, son futur semble compromis. Ce deuxième opus est certainement plus passionnant à suivre que le premier. D'une part on s'habitue au vocabulaire ( j'avais parlé de rétro-futurisme dans la première critique), d'autre part on change moins de personnages, on s'en imprègne davantage. Enfin, le récit est riche en surprise et rebondissement (surtout dans la deuxième partie), et ça fait plaisir!

Fondation et Empire augmente le niveau du cycle, et ayant quasi-terminé le tome III (Seconde Fondation) je peux vous dire que c'est pas fini!


L'afghan/Ravhin.