delaumeAprès quelques jours de retard dans mes posts, je peux enfin m'adonner sans retenue au dernier né de Chloé Delaume, au Seuil, cette fois ci, Dans ma maison sous terre.
Un livre assez dur, plus sur le plan moral que physique. J'entends par là qu'il n'y a pas de sang et qu'American Psycho est vachement loin de Dans ma maison sous terre, et que c'est là ce qui en fait sa force. Littérairement, pour ceux qui se posent la question, le texte livré est à la hauteur de mon éllitisme littéraire assumé, suffisamment haut perché pour vous assurer une certaine sécurité dans la lecture.
On découvre donc, après la parenthèse formée par la dernière phrase, une face assez sombre de Chloé Delaume et une haine féroce et tenace envers la famille de sa mère, qu'elle tente au long du bouquin de disséquer et de comprendre. On n'est pas du tout non plus, détrompez vous, dans le livre confession à deux balles livré par un Brialy, un Podalydès ou une Hardy (quand je parle d'Hardy, je pense évidemment à Françoise, pas à Jeff) qui raconte leur vie en restant persuadés que ca nous intéresse. Dans ma maison sous terre est différent de ceux-là, mettant en avant ce qui peut tomber sur le coin de la gueule de n'importe qui, soit une haine tenace envers une personne qu'on ne hait d'ordinaire pas.
Evidemment, on est loin, en plus d'American Psycho et du Ruisseau des Singes, de la comédie familiale qui sera adaptée cet été avec dans le rôle principal Robert De Niro, qui a oublié sa classe il y a quelques années. Delaume livre un livre (wow !) dur, rugueux et émotionnellement dense, sorte de psychalalyse littéraire. Mais qui se trouve être un des bouquins à lire de la rentrée littéraire de janvier.