Vous devez certainement vous demander ce qu'est cet embryon de blog et d'où peut bien sortir cette confrérie anonyme. La confrérie est née un soir dans des circonstances que l'on se doit de taire pour qu'elle conserve ce mystère inhérent à toute confrérie. Toutefois, il est hors de question de laisser cette confrérie de libraires aussi austère que l'est une confrérie banale, simplement parce que nous sommes une confrérie de libraires et que la librairie, contrairement à toutes les banalités et les idées recues et contrairement à l'idée qui ferait bander Beigbeder ou Angot (ou n'importe quel auteur intello persuadé d'avoir inventé le roman moderne et d'être le leader le le pionnier d'une nouvelle veine) la librairie n'est pas austère. Le livre non plus, d'ailleurs.
A bien y regarder, il y a suffisamment de diversité dans le livre pour qu'on puisse se permettre de rendre une librairie comme un temple austère et inaccessible dans lequel on laisserait un trésor fabuleux prendre la poussière sous prétexte qu'il est beau.
Alors du coup, on sera plusieurs, libraires, tous, à s'adonner en permanance à des digressions sur des bouquins, des auteurs, des éditeurs, des librairies et tout autre gadget qui forme le bouquin. Bien entendu, on ne sera pas chiant, jamais, et il est même fort probable de trouver au milieu d'un article sérieux une bêtise, imprévisible, lâchée comme ca, au milieu de paroles plus sérieuses. En attendant les premiers (vrais) articles, je vous laisse relire celui là parce que je suis sûr qu'il vous a plu.